Poésie: En hommage à Mohamed un ami de Kenitra au Maroc

Publié le 30 Novembre 2008

Parce que la poésie n'a pas de frontière! Comme la misère, comme la solitude, comme la désespérance, comme l'envie et le désir. Comme l'homme qui partout est capable du meilleur comme du pire. Capable de donner sans compter et de tuer pour rien!

La poésie est le langage de l'âme. Quand un jour elle déborde et décrit les larmes, les rires, les joies et les drames. 

La poésie vous frappe au ventre ou vous caresse l'esprit. Elle vous change pour peu que vous preniez le temps de l'écouter ou de la lire.

Le poète n'est pas fou ou stupide! Il est juste un peu différent. Il est plus proche d'une aile de papillon que de celle d'un oiseau rapace. Il est fragile!

Le poète est sensible au regard, à la douceur d'une peau, la chaleur d'un mot, un sourire, un visage, une situation mais aussi à la colère, à l'injustice, aux mensonges et à la trahison. 

Et là, au delà des mers et des océans les poètes se reconnaissent et de font signe!

Et là, au delà de la politique et des religions, les poètes se reconnaissent et se font signe!

Gérard Brazon

Un poème de Mohamed un ami du Maroc au delà de la Méditerranée!

 

Les yeux baissés, la main tendue
Assise à même le sol froid
Haillons couvrent son corps
Les passagers ignorent
Ce bout de femme
Que le temps châtie

Je reste témoin
De loin, je la contemple
Un grain de beauté sous les yeux
Malgré l'âge et les rides sur le front
Elle garde un sourire magique
Des beaux jours lointains
Un mari sous d’autres cieux
Des enfants sous des draps chauds
La solitude infernale la malmène
De temps en temps, elle regarde l’azur
Emet des mots, ou des prières
Et si son destin changeait ?

Mohammed El Qoch © 2008

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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