Gaza: La guerre au Hamas est-elle légitime? Elle est nécessaire!

Publié le 16 Janvier 2009

Je voudrais remercier Evelyne, Julie, Bernard, Richard, Laurent, Gilles, Bruno, Mohamed et tant d'autres qui m'apportent, chaque jour leur soutien dans ce combat pour la libre pensée et la libre expression face au rouleau compresseur du politiquement correct et de la bien pensance.
Les remercier car il est utile aujourd'hui de vous dire combien il est difficile d'exprimer des convictions et des sentiments devant le mur de l'émotion et l'utilisation systématique de celui-ci. Particulièrement dans le conflit à Gaza.
Encore une fois, je ne suis pas croyant. 
Ni Juif, ni Musulman ni même Chrétien.
Pour tous les extrémistes religieux de ces trois religions monothéistes qui parlent d'amour et de paix, je ne suis juste qu'un Païen pour les uns, un Mécréant  pour les autres.
Mais moi je me veux libre penseur et je crois profondément à l'athéisme. 
 
B
on sang qu'il est devenu difficile dans ce pays de France d'émettre une opinion contraire aux discours majoritaires de ces gens ont si peu de foi laïque et républicaine.
Ces béni oui-oui de la presse, ces petits esprits étroits qui ont peur de tout, y compris de leur ombre! Qui sont dans l'air du temps. "Etre dans l'air du temps c'est être dans la stratégie de la feuille morte" disait kundera! Ces tristounets du bulbe qui préfèrent jouer sur l'émotion que sur l'analyse objective.
Je comprends mieux désormais comment un pays peut basculer dans un cercle vicieux l'amenant doucement vers une dictature! 
Et ils se proclament intellectuels et journalistes! A mourir de rire ou de rage!
Je ne connais pas Israël ! Je ne suis qu'un petit franchouillard sans prétention qui parfois dérange. Y compris dans ma famille politique.
Je ne connais pas Israël hormis par la presse et  mes lectures. Cependant, j'ai en mémoire une déclaration faîte par un pilote:
"Quand vous survoler le Moyen-Orient et que vous voyez une tache verte, c'est Israël "!
J'espère, un jour, voir cette tache verte.
En mémoire aussi que c'est la seule démocratie réelle de ce Moyen-Orient ou il existe une cour suprême indépendante, des élections à la proportionnelle intégrale! (Ce que l’on n’ose même pas faire en France au nom de la stabilité politique.)
Certes, il y eu une décision prise par une commission de députés sur le fait de savoir si les arabes israélien doivent garder le droit de vote ! Est-ce une bonne chose? Non je ne le crois pas. Mais, les Israéliens arabes devraient clairement se positionner en faveur de leur pays et non relayer la propagande des ennemis d'Israël. La méfiance s'installe et les conséquences également et c'est dommageable pour tous! Les Israéliens arabe doivent pouvoir s'exprimer en tant que citoyens. La cour suprême a été saisie! Ce n'est pas en Syrie ni en Egypte voire en Arabie Saoudite que ce débat pourrait avoir lieu!
Mais que dirions-nous, si nous avions une population en France revendiquant sa spécificité et qui réclamerait la fin de notre existence en tant que Nation française laïque et républicaine?
Démocratie dans un pays en guerre, un pays entouré d'hostilité au minimum mais le plus souvent de haine.
Comment pourrions-nous vivre comme cela en France?
Comment réagirions-nous si cette haine était à nos portes alors que déjà, elle est dans nos cités?
L'Histoire nous l'a déjà enseigné il n’y a pas si longtemps. C'est la démocratie qui a volé en éclats!  Souvenons-nous de cela.
Et l'on voudrait, du fait de l'émotion légitime que je partage, (La mort d'enfants) que j'oublie pourquoi ils sont morts et par la faute de qui?
C'est le Hamas qui les assassine Messieurs les censeurs pas Tsahal.
Car vous le savez bien, si Tsahal était une division de la Waffen SS comme on l'entend honteusement de ci de là,  il n’y aurait plus de Gaza ni de Palestiniens depuis bien longtemps.
Cette vérité vous dérange je le sais bien.
Il est tellement plus simple d'hurler avec les loups! Mais dans la famille des canidés vous n'êtes pas des loups, même pas des chiens, mais des hyènes!


Gérard Brazon


Indéfendable Hamas (dans Le Figaro)
Par Ivan Rioufol le 28 décembre 2008

La propagande islamiste est lancée: l'offensive d'Israël contre le Hamas est assimilée, y compris par certains intervenants sur ce blog, à un "massacre des innocents", à un "holocauste", à du "terrorisme", à un "crime de guerre". Les juifs sont accusés de vouloir faire de Gaza un nouveau ghetto de Varsovie, d'imposer un "apartheid", de se comporter comme des "nazis", etc. De ce point de vue, le Hamas peut s'estimer satisfait: en obligeant Israël à riposter militairement pour protéger sa population du sud du pays des roquettes envoyées de Gaza par centaines, il peut se présenter, en utilisant les images de militants tués par les raids israéliens, comme la victime d'un pays raciste et haineux. L'antisémitisme en redemande.

Cette habile construction médiatique passe, malheureusement, par l'instrumentalisation de la misère de la population palestinienne, otage d'une organisation qui ne se légitime plus que par la terreur et dont l'unique obsession est l'anéantissement d'Israël au nom du jihad. Il est de bon ton de renvoyer les deux adversaires dos à dos, en faisant valoir que chacun applique sa propre logique. Mais il faut lire la Charte du Hamas (je propose ici la version Wikipédia) pour comprendre que la violence, l'idéologie anti-juive et la soumission sont l'essence de ce mouvement militaro-religieux qui veut que le monde vive "à l'ombre de l'Islam".

 Prendre la défense du Hamas, qui a consolidé son pouvoir à Gaza après avoir chassé le Fatah par la force, revient à faire allégeance à une idéologie totalitaire qui voit des sionistes partout (y compris au Lions Club et au Rotary) et qui assigne le peuple palestinien à sa condition de martyr. Reste à espérer qu'Israël, qui jusqu'à présent semble avoir su cibler ses attaques aériennes contre les seuls partisans du Hamas, saura éviter les pertes de civils. Le monde entier a les yeux braqués sur cette nouvelle guerre, répétition générale de ce que pourrait être le choc des civilisations décrit par Samuel Huntington, qui vient de mourir.

Yvan Rioufol du Figaro


Gaza, une riposte excessive ? par André Glucksmann

 

LE MONDE  06.01.09 

Devant un conflit, l'opinion se divise entre les inconditionnels qui ont décidé une fois pour toutes qui a tort et qui a raison, et les circonspects qui jugent en fonction des circonstances telle ou telle action comme opportune ou inopportune, quitte à retenir, s'il y a lieu, leur jugement jusqu'à plus ample informé. L'affrontement à Gaza, aussi sanglant et terrible soit-il, laisse poindre pourtant une lueur d'espoir que les images chocs recouvrent trop souvent. Pour la première fois dans le conflit du Proche-Orient, le fanatisme des inconditionnels paraît minoritaire. La discussion chez les Israéliens (est-ce le moment ? Jusqu'où ? Jusqu'à quand ?) roule comme à l'habitude dans une démocratie. La surprise est qu'un semblable débat partage à micros ouverts les Palestiniens et leurs soutiens, à tel point que, même après le déclenchement des opérations punitives israéliennes, Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne, trouva le courage d'imputer au Hamas, en rupture de trêve, la responsabilité initiale du malheur des civils à Gaza.

Les réactions de l'opinion publique mondiale – médias, diplomates, autorités morales et politiques – semblent malheureusement en retard sur l'évolution des esprits directement concernés. Force est de relever le mot qui fait florès et bétonne une inconditionnalité du troisième type, laquelle condamne urbi et orbi l'action de Jérusalem comme "disproportionnée". Un consensus universel et immédiat sous-titre les images de Gaza sous les bombes : Israël disproportionne. A l'occasion, reportages et commentaires en rajoutent : "massacres", "guerre totale". Par bonheur, on évite à ce jour le vocable "génocide". Le souvenir du "génocide de Jénine" (60 morts), partout rabâché à la va-vite et depuis déconsidéré, paralyserait-il encore l'excès de l'excès ? Néanmoins la condamnation, a priori, inconditionnelle, de l'outrance juive régule le flot des réflexions.

Consultez le premier dictionnaire venu : "est disproportionné ce qui est hors de proportion" soit parce que la proportion n'existe pas, soit parce qu'elle se trouve rompue, transgressée. C'est la deuxième acception qui est retenue pour fustiger les représailles israéliennes jugées excessives, incongrues, disconvenantes, dépassant les bornes et les normes. Sous-entendu : il existerait un état normal du conflit Israël-Hamas que le bellicisme de Tsahal déséquilibre, comme si le conflit n'était pas, comme tout conflit sérieux, disproportionné dès l'origine.

Quelle serait la juste proportion qu'il lui faudrait respecter pour qu'Israël mérite la faveur des opinions ? L'armée israélienne devrait-elle ne pas user de sa suprématie technique et se borner à utiliser les mêmes armes que le Hamas, c'est-à-dire la guerre des roquettes imprécises, celle des pierres, voire à son libre gré la stratégie des attentats-suicides, des bombes humaines et du ciblage délibéré des populations civiles ? Ou, mieux, conviendrait-il qu'Israël patiente sagement jusqu'à ce que le Hamas, par la grâce de l'Iran et de la Syrie, "équilibre" sa puissance de feu ? A moins qu'il ne faille mettre à niveau non seulement les moyens militaires, mais les fins poursuivies. Puisque le Hamas – à l'encontre de l'Autorité palestinienne – s'obstine à ne pas reconnaître le droit d'exister de l'Etat hébreu et rêve de l'annihilation de ses citoyens, voudrait-on qu'Israël imite tant de radicalité et procède à une gigantesque purification ethnique ? Désire-t-on vraiment qu'Israël en miroir se "proportionne" aux désirs exterminateurs du Hamas ? Dès qu'on creuse les sous-entendus du bien-pensant reproche de "réaction disproportionnée", on découvre combien Pascal a raison et "qui veut faire l'ange, fait la bête". Chaque conflit, en sommeil ou en ébullition, est par nature "disproportionné". Si les adversaires s'entendaient sur l'usage de leurs moyens et sur les buts revendiqués, ils ne seraient plus adversaires. Qui dit conflit, dit mésentente, donc effort de chaque camp pour jouer de ses avantages et exploiter les faiblesses de l'autre. Tsahal ne s'en prive pas qui "profite" de sa supériorité technique pour cibler ses objectifs. Et le Hamas non plus qui utilise la population de Gaza en bouclier humain sans souscrire aux scrupules moraux et aux impératifs diplomatiques de son adversaire.

On ne peut travailler pour la paix au Proche-Orient qu'à la condition d'échapper aux tentations de l'inconditionnalité, lesquelles hantent non seulement les fanatiques jusqu'au-boutistes, mais aussi les âmes angéliques qui fantasment une sacro-sainte "proportion" propre à équilibrer providentiellement les conflits meurtriers. Au Proche-Orient, on ne se bat pas seulement pour faire respecter une règle du jeu, mais pour l'établir. On peut à juste titre discuter librement de l'opportunité de telle ou telle initiative militaire ou diplomatique, sans toutefois supposer le problème résolu d'avance par la main invisible de la bonne conscience mondiale. Il n'est pas disproportionné de vouloir survivre.
André Glucksmann


 Metula News Agency : Par Jean Tsadik

 

Le renseignement israélien est formel : les dirigeants du Hamas se terrent dans un bunker situé sous l’Hôpital Shifa à Gaza city. Plus précisément encore, sous le département de médecine pour enfants.

Ismaël Hanya, le chef de la branche politique, Ahmed Jabaari, la brute béotienne, chef des brigades Ezzedine al-Qassam, et Mahmoud al-Zahar (chirurgien !), le no.2 de l’organisation islamiste à Gaza, jugent probablement que l’aile des enfants de l’hôpital est la plus sûre protection pour leurs misérables existences.

Paradoxalement, ces adeptes du terrorisme à outrance font confiance en l’humanité de l’armée israélienne, sachant pertinemment que les Hébreux ne bombarderont jamais un hôpital.

Second calcul, intégré désormais totalement dans la doctrine de combat des fondamentalistes à Gaza : si les Israéliens, malgré tout, frappent Shifa, les images des corps d’enfants palestiniens disloqués, qui s’étaleraient sur toutes les TV de la planète, constitueraient la meilleure propagande pour les Hamas.

Car ces images sont devenues, particulièrement depuis l’enclenchement de l’offensive terrestre, l’arme de prédilection du califat islamique des Frères Musulmans à Gaza. Le Califat de Gaza étant le seul territoire géré par la puissante confrérie sunnite, ayant son centre spirituel et tactique à l’Université Al-Azhar au Caire.

L’"arme humanitaire" s’appuie sur une cohorte de proto-journalistes à Gaza, tous sympathisants du mouvement intégriste, tous musulmans, qu’ils collaborent à Al-Jazeera, à la BBC ou à FR24. Tout ce que ces "confrères", le plus souvent formés à l’Ecole Va-vite (à quelques notables exceptions près), rapportent, filment, montrent et commentent, ce sont les souffrances des civils blessés ou morts, du fait, exclusivement, de l’agression barbare des Israéliens..

Ils répondent ainsi à un ordre, une injonction, une directive. Par idéologie religieuse, nationaliste ou politique, parce que c’est auxiliairement le vœu de la chaîne qui les emploie, ou, plus bêtement encore, parce que cela ne la dérange pas, ils acceptent de dévoyer notre profession pour la transformer en arme de guerre.

Et toutes les images de souffrance sont bonnes pour émouvoir le chaland occidental et déplacer les croyants dans les rues. Même qu’il y a trois jours, un médecin palestinien, ami fidèle de la Ména, écœuré, nous a signalé que le petit garçon que les télévisions montraient en boucle, alors qu’il était transporté, dans les bras de son père, dans un lit ensanglanté de Shifa, souffrait d’un furoncle au cou, qui n’avait, évidemment, rien à voir avec le conflit.

Le médecin en question, l’un des seuls qui ne soit pas sympathisant islamique à n’avoir pas été licencié lors du coup d’Etat vert de juin 2007, a terminé sa conversation téléphonique avec Sami El Soudi par la phrase suivante : "Maintenant, on a un Mohammed Al-Dura chaque heure".

Ce qui ne signifie certainement pas qu’il n’y a pas de victimes collatérales durant ce conflit, ce n’est sûrement pas ce que nous entendons dire.

Ce sur quoi nous voulons éveillez le sens de l’observation de nos lecteurs, c’est qu’il n’y a assurément pas QUE des victimes civiles lors de la Guerre de Gaza. Partant de cette constatation simple, deux autres s’imposent inévitablement : il n’y a pas de journalistes dans la Bande, mais uniquement des auxiliaires de communication du Hamas ; cela n’empêche nullement les TV occidentales de diffuser leur message, sans avertissement, en le faisant passer pour de l’information.

Le sens de l’observation dont a fait preuve notre camarade Etienne Duranier dans son article Les media ont choisi leur camp, diffusé il y a trois jours, est édifiant. Il est parvenu à étonner tous les rédacteurs de l’agence : depuis le troisième jour de Plomb fondu, aucune image en provenance de Gaza n’a montré de milicien islamiste. Ni soigné dans un hôpital, ni blessé ou mort sur le pavé, ni en faction, en défense d’une position tactique.

Selon les chiffres très conservateurs proposés par l’armée israélienne, les soldats hébreux auraient neutralisé plus de 150 miliciens durant ces dernières 24 heures. En application d’une règle proportionnelle, habituellement pertinente dans des conflits de ce genre, on dénombre entre deux et trois blessés pour chaque mort. Où sont donc passés ces morts et ces blessés ? Pas sur les écrans des publics-cibles, cela est une certitude.

Le fait que les médecins de Gaza ne présentent ni ne discutent jamais les cas des miliciens qu’ils traitent constitue également la preuve établissant qu’autant qu’exercer la médecine, ils participent en plein à la guerre contre Israël.

Il n’y a qu’un seul succès qu’Hanya et Jabaari ont remporté lors de cette confrontation militaire. Il ne se situe pas sur le champ de bataille, où leurs hommes font plutôt mauvaise figure, mais au niveau de la transformation des media audiovisuels en armes de guerre. Avec, il faut le mettre en évidence, la collaboration avenante des diffuseurs d’images.

Ceux auxquels nous avons demandé, DVD en main, de nous montrer l’image d’un seul milicien dans le matériel qu’ils ont infligé aux téléspectateurs en Europe et en Amérique n’ont pas renié les faits. Ils se sont juste montrés aussi surpris que nous l’avions été de la découverte de Duranier.

Puis, se ressaisissant, ils nous ont tous fait remarquer que, parce qu’Israël interdisait l’accès de la Bande aux journalistes en poste chez lui, ils n’avaient que les images fournies par ceux de Gaza à présenter à leur public.

Nous, bien entendu, de poser la question : est-ce que l’impossibilité de filmer un conflit dans des conditions d’objectivité implique l’obligation de montrer des images non représentatives d’icelui, tout en sachant qu’elles participent de l’effort de guerre de l’un des belligérants ?

Cette conduite aboutissant à un postulat ridicule et inconcevable pour une chaîne de télévision occidentale : parler plusieurs heures par jour, en prime time, d’une guerre entre l’armée A et l’armée B, tandis que, pour les téléspectateurs, les combattants de B, vivants, morts ou blessés, n’existent pas visuellement.

On prend A et B, on retranche B, restent les images d’hommes en armes de A, pendant Noël et Nouvel An, sur fond d’images de souffrances civiles, et sur les commentaires qui ne parlent que de cela. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que le monde audiovisualisé ne déteste pas A ?

Il y a, à nouveau, stigmatisation coordonnée et contraire à toute déontologie d’Israël dans les media occidentaux. Il faudra se pencher sérieusement sur ce problème lorsque les armes se seront tues.

Cette situation de l’image encouragera les membres du Conseil de Sécurité à accepter, durant la réunion de cet après-midi à Manhattan, une résolution contraignante, contraire aux intérêts d’Israël et du monde libre, qui, si l’allié américain ne met pas son veto, aura sauvé la peau et le régime d’Hanya, Jabaari et Al-Zahar.

Ce serait le premier conflit perdu sur le terrain et gagné, tout de même, uniquement grâce à l’arme de la télévision.

Evidemment, c’est gravissime. Mais ce n’est toutefois pas ce qu’il y a de plus grave. Voyant l’usage qu’ils pouvaient faire du sang de leur propre peuple, les dirigeants de l’Organisation de la Résistance Islamique on franchi un pas de plus en direction de l’horreur absolue.

On avait vu le dictateur Saddam Hussein disposer des civils aux alentours de ses installations militaires afin de dissuader les Américains et leurs amis de les prendre pour cibles.

Hanya et Jabaari vont beaucoup plus loin dans l’usage cynique qu’ils font des civils : ayant constaté l’effet des images d’enfants et de femmes ensanglantées sur l’opinion publique, la rue arabe et les diplomates, ils n’utilisent plus les civils palestiniens – dont ils ont la charge de la sécurité en leur qualité de gouvernants de Gaza – afin de dissuader les Israéliens de frapper, mais, au contraire, afin d’attirer sur eux le feu de Tsahal.

Le cas s’est vérifié hier lors du drame de l’école de filles de Fakhura, gérée par l’UNRWA, dans le camp de réfugiés de Djabalya. Nous disposons des évidences indiscutables montrant que le Hamas avait placé deux miliciens lanceurs de mortiers, les frères Imad et Hassan Abou Askar (membres du clan Abou Askar, l’un des plus importants de Gaza ville), sur le toit de la salle où s’étaient réfugiées environ 400 personnes, qui ne se sentaient plus en sécurité chez elles.

De cette position, les Abou Askar canardèrent une position des forces israéliennes, l’obligeant à répliquer ou à perdre des soldats.

On peut, à propos de cette insupportable provocation, questionner également l’attitude des responsables de l’UNRWA à Gaza, son directeur John Ging et son porte-parole, traditionnellement fielleux à l’encontre d’Israël, autant que muet sur les tirs de roquettes contre le Néguev occidental, Christopher Gunness.

L’UNRWA, l’organisme onusien d’aide aux réfugiés palestiniens, a ouvert 23 de ses écoles à Gaza-city à l’hébergement d’environ 15 000 personnes, dont les habitats se situent en zones dangereuses.

Mais l’UNRWA dispose également de 9 000 employés dans la place, et la probabilité pour qu’ils ne se soient pas aperçus de l’activité des miliciens dans l’école de Fakhura n’est tout simplement pas crédible.

On connaissait la fonction humanitaire de l’UNRWA, mais on ignorait qu’elle avait pour vocation de servir de base d’attaques contre les forces israéliennes, participant ainsi à l’effort de guerre du Hamas.

Nous ne prétendons pas que Gunness et Ging avaient la possibilité d’obliger les miliciens armés d’aller mener leur guerre ailleurs ; ce que nous affirmons, en revanche, c’est qu’ils avaient l’obligation de prévenir Tsahal, avec laquelle ils sont en contact, de la situation. Non pour aider Tsahal, mais pour prévenir le décès inexcusable d’une trentaine de civils.

L’attitude de l’UNRWA est d’autant plus inacceptable que le gouvernement d’Israël était intervenu à plusieurs reprises, directement auprès du Secrétaire général Ban-Ki moon, afin de dénoncer ce genre de collusion. Les démarches israéliennes étaient demeurées sans réponses opérationnelles en provenance de Manhattan.

Le problème tient en ce que, devant l’avance terrestre israélienne, le périmètre à partir duquel les terroristes peuvent lancer des roquettes sur les agglomérations israéliennes s’est réduit telle une peau de chagrin.

Il ne leur reste plus que le centre de Gaza, où ils sont facilement repérables par les dizaines de drones et d’hélicoptères qui sillonnent l’éther en sans discontinuer.  

Or le Hamas, ainsi acculé, est entré dans une phase hystérique comprenant ces sacrifices humains ainsi que des attaques-suicide contre le contingent d’intervention israélien.

Hier, l’un de ces kamikazes, bardé d’une ceinture explosive, a tenté de se jeter sur des soldats israéliens. Stoppé net dans sa course, il est mort seul. Un autre, vêtu d’un uniforme de Tsahal, a fait irruption dans une position de l’armée : il a été abattu avant de pouvoir faire usage de sa Kalachnikov.

Il y a les miliciens lanceurs de mortiers, et les terroristes, lanceurs de Qassam et de Grad. Mais ils ne disposent plus d’accès aux vergers et aux terrains vagues pour exercer leur sale besogne, alors tous se collent littéralement à d’autres écoles, quand ils ne tirent pas à partir des étages occupés des HLM de Gaza, ou depuis leur toiture plate.

J’ai eu l’occasion, hier, de visionner les films tournés par les drones et lors des attaques par les hélicoptères.. Ces images ne laissent aucune place au doute : la doctrine de combat des planqués sous l’hôpital Shifa consiste à sacrifier les lanceurs de projectiles et à attirer sur les civils dont ils s’entourent le feu des missiles de Tsahal.

Ne craignons pas de l’écrire, l’horreur de la fin de l’ère des Frères Musulmans à Gaza dépasse l’intelligible. Les dirigeants du Hamas, dans une dernière tentative pour sauver leur "empire" et surtout leur peau, sacrifient intentionnellement les femmes et les enfants de Gaza au dieu Pellicule. La camera d’Al-Jazeera située à l’entrée de l’hôpital Shifa est l’autel de ce culte insensé.

Pour interrompre ce banquet de Moloch, Israël va, très rapidement, avoir à choisir entre ces trois options : 1. Passer à la phase 3 de Plomb fondu, en envoyant, aujourd’hui ou demain les divisions de réservistes envahir Gaza. 2. Lancer une opération commando dans les sous-sols de l’Hôpital Shifa ou 3. Se retirer sans avoir terminé le travail, permettant aux monstres de renaître de leurs cendres, et confiant la solution diplomatique du conflit aux islamistes turcs d’Erdogan, aux passoires égyptiennes et aux Français, dont les soldats évitent déjà toute altercation avec les Hezbollanis, là, sous les fenêtres de la rédaction.

Or nous l’avons écrit bien avant que quiconque ne parle de l’objectif réel israélien de neutralisation du Hamas : si, au terme de ce conflit, il ne reste ne serait-ce qu’un pan de Hamas debout, il se vantera d’avoir contenu Tsahal, d’avoir ainsi vaincu Israël, et il aura parfaitement raison de le faire.

De là à voir tous ceux qui ont pris part aux manifestations pro islamistes troquer leurs calicots pour des Kalachnikov, il n’y a que quelques années. Quant à ceux qui brûlent des voitures dans Paris, dont les propriétaires ne sont probablement ni israéliens ni même juifs, cela prendra même moins longtemps.

Jean Tsadik


Gaza: Qui entretient le feu ? Par David Bensoussan
 

L’auteur est professeur à l’Université du Québec.


Durant des années, la propagande arabe a démonisé l’État d’Israël et a tenté de l’étouffer par un boycott économique et diplomatique.
Sans succès. Les chaînes radiophoniques du Moyen Orient ont fait de l’enseignement de la haine leur cheval de bataille. Il n’est de secret pour personnes que le conflit a été instrumentalisé par les dictateurs de la région pour se maintenir au pouvoir.

Rappelons qu’en 1967, le président égyptien entama une série d’actions qui constituèrent, en soi, un casus belli.  Il bloqua le détroit de Tiran, privant Israël de l’accès à la Mer Rouge, exigea le retrait immédiat des casques bleus de l’ONU stationnés à la frontière israélo-égyptienne, et convainquit la Jordanie de se placer, avec la Syrie, sous le commandement militaire égyptien unique.  Des foules arabes en liesse chantaient « Égorgez les Juifs » et la harangue anti-israélienne fut à son paroxysme à la veille de la guerre des Six-Jours.  Celle-ci se solda par la défaite étonnante de la Syrie, de la Jordanie et de l’Égypte, soutenus par l’Irak.  Israël occupa alors le Sinaï égyptien, la Cisjordanie que le roi jordanien avait annexée dès 1950 et les hauteurs du Golan en Syrie. Lorsque le principal pays arabe, l’Égypte, décida de mettre fin à l’état de belligérance, des solutions et des accommodements de toutes sortes ont pu être trouvés. Il en fut de même lorsque la Jordanie embarqua dans le processus de paix. Les espoirs de paix israélo-palestinienne de Camp David furent à un cheveu d’aboutir mais l’instrumentalisation du conflit n’a jamais cessé.

Ainsi, lorsque la pression augmenta sur  le président irakien Saddam Hussein, il ne trouva rien de mieux que d’augmenter la prime des assassinats suicides de 25 000 à 75 000 dollars. La frontière syrienne est la plus calme et pourtant la Syrie sème la discorde par Hezbollah et Hamas interposés, au Liban et à Gaza respectivement.  C’est au tour de l’expansionnisme iranien d’utiliser les populations chiites du Liban - allant jusqu’à proposer 10 000 dollars aux Syriens qui sont prêts à se convertir à l’islam chiite - pour torpiller toutes les tentatives de paix et entretenir l’instabilité.

De quoi retourne-t-il? Des populations civiles israéliennes sont bombardées de façon aléatoire depuis huit ans. Quinze secondes est le temps qu’il faut pour se mettre à l’abri en cas d’alerte, et cela reste vrai de pour les enfants en bas-âge, les adultes et les infirmes. La trêve n’a pas été renouvelée par le Hamas. L’état des choses ne pouvait continuer ainsi.  L’Égypte qui a une frontière commune avec la bande de Gaza a eu une conduite irresponsable en laissant les roquettes et les missiles Grad y pénétrer, sachant très bien l’usage que l’on en faisait. Derrière le drame actuel plane l’approche séculaire qui a consisté durant des siècles à battre des Juifs sans que ces derniers n’aient le droit de se défendre, que ce soit dans les pays dits chrétiens ou musulmans. Les injustices et les massacres jalonnent l’histoire des Juifs dans ces pays.  L’État d’Israël a été créé pour y mettre le holà.

La conjoncture actuelle devient bien plus sérieuse. L’Iran est gouverné par un illuminé qui provoque régulièrement le monde entier en déclarant son intention de développer la technologie nucléaire et d’annihiler l’État d’Israël. L’Iran consacre ses immenses ressources naturelles pour déstabiliser la région. Le chiisme iranien fait de la martyrologie sa foi et sa raison d’être.  Entre les déclarations génocidaires du président iranien Ahmadinedjad en attente d’un imam caché - qui n’hésite pas de recourir de façon pernicieuse aux clichés antisémites les plus véreux aux Nations Unies pour se gagner des sympathisants dans le monde musulman - et l’enthousiasme des fondamentalistes chrétiens pour une ère messianique qui devrait faire suite à une ère apocalyptique, se trouve la majorité silencieuse et notamment la majorité silencieuse musulmane. L’un des drames du monde musulman est qu’il semble avoir perdu tous ses moyens lorsque des radicaux prétendent parler en son nom et agir au nom de l’islam.  Il n’y a pratiquement pas de dénonciation de l’Iran ou des bombardements de civils israéliens par le Hamas. Et pourtant, l’Iran n’agit que dans son intérêt propre et cherche par tous les moyens à déstabiliser la région. Si ceux qui ont passé des années à diffuser l’enseignement de la haine continuent de se taire quand bien même ils sont en paix déclarée ou officieuse avec l’État d’Israël, les initiatives suicidaires du Hamas du Hezbollah et de l’Iran s’amplifieront.

 Le Hamas a préféré faire le jeu de l’Iran, de se livrer à des bombardements quotidiens de la ville israélienne de Sederot à partir de la bande de Gaza pourtant totalement évacuée par les israéliens. Il est certain que ce comportement suicidaire du Hamas n’est pas fait pour être à l’avantage de la population palestinienne. Ce qui se prépare est une longue guerre au cours de laquelle Israël devra avancer avec grande précaution pour réduire ses propres pertes et éviter de toucher autant que faire se peut les civils. Entre temps, le silence des arabo - musulmans qui se perpétue ne sert qu’à faire le jeu des radicaux qui ne rêvent que d’un bain de sang pour propager leur propagande victimaire.

David Bensoussan

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article