2ème tour! doit-on voter blanc voire Hollande quand on a voté Marine Le Pen. Par Bruno Larebière

Publié le 2 Mai 2012

Dans le cadre du choléra ou de la peste, voici un point de vue qui ne peut pas nous laisser indifférent. 

Gérard Brazon

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Par Bruno Larebière de Novopress.info - Tribune libre

A l’heure où j’écris ces lignes, la France est à la veille de 1974… ou de 1981.

En 1974, Valéry Giscard d’Estaing l’avait emporté de 424 599 voix sur François Mitterrand. Grâce à un bon report de voix des électeurs s’étant portés, au premier tour, sur Jacques Chaban-Delmas et Jean Royer. Et grâce à la mobilisation des abstentionnistes. De 84,23 % au premier tour, chiffre déjà remarquable, la participation était montée à 87,33 % au second.

En 1981 aussi, l’abstention avait fortement reculé entre les deux tours, de 18,91 % à 14,14 %. Mais là, le nombre de bulletins blancs ou nuls avait quasiment doublé, s’approchant du million. Les reports de voix entre Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing n’avaient pas fonctionné. Chauffés à blanc par Charles Pasqua et l’appareil du RPR, les chiraquiens firent la peau de Giscard. Pas assez à droite ! Conformément à leur plan, François Mitterrand fut élu.

Ce fut bien la seule chose qui fonctionna. La suite, qui consistait à voir Mitterrand ne pas achever son mandat, les Français s’étant levés en masse pour exiger son départ, et un RPR à la fois « droitisé » et fidèle aux « fondamentaux » du gaullisme reprendre le pouvoir, resta dans le carton des illusions perdues. Les Français eurent même le mauvais goût de réélire triomphalement Mitterrand sept ans plus tard.

Et l’on s’aperçut, au final de ce jeu de cons, que la France de 1995 n’avait plus grand-chose à voir avec celle de 1981. En quatorze ans, ce qui n’est rien aux yeux de l’Histoire, la « parenthèse » de gauche était parvenue à changer jusqu’à la substance même de la population du pays. Tout cela parce que, au printemps 1981, Jacques Chirac et une partie de son électorat avaient jugé malin de faire passer la gauche socialo-communiste plutôt que de reconduire une « fausse droite ».

Ça vous rappelle quelque chose ? Moi aussi. Trois décennies après le funeste 10 mai 1981, une autre droite, celle représentée par le Front national dont le candidat, Marine Le Pen, a obtenu à une décimale près le même score que Jacques Chirac en 1981, œuvre en faveur de l’élection de François Hollande. Soit en prônant l’abstention, soit, carrément, en organisant en sous-main le « vote révolutionnaire », celui qui fera triompher la gauche afin, bien sûr, qu’une fois cette « parenthèse » achevée, la « vraie droite » soit triomphalement portée au pouvoir. Les intérêts partisans sont décidément criminels.

Quoi que l’on puisse reprocher à Nicolas Sarkozy, quelles qu’aient été les déceptions, aussi fort soit le sentiment d’avoir été trahi, le second tour de la présidentielle n’est pas le lieu des règlements de compte. Il est celui d’un choix de société et même, eu égard au programme dément de François Hollande et de ses alliés, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, qui ont tous deux fait campagne sur un discours pro-immigrationniste comme les Français n’en avaient jamais entendu, d’un choix de civilisation.

Les seules, les uniques questions à se poser sont simples : veut-on que les immigrés extra-européens obtiennent le droit de vote ainsi que François Hollande s’y est engagé, fixant cette décision à 2013, soit juste à temps pour que la gauche hollando-mélenchonienne dispose d’un électorat de substitution pour les élections locales de 2014 ? Veut-on que les immigrés, via l’élection des conseils municipaux – où ils pourront siéger ! – influent sur l’élection des maires qui, excusez du peu, participent à l’élection des sénateurs (lesquels ont le pouvoir de réformer la Constitution) et sont ceux qui décident, par leur parrainage, qui peut être et qui ne peut pas être candidat à la présidence de la République ?

De plus, pour la première fois peut-être dans l’histoire de la Ve République, le candidat de droite est perméable aux idées… de droite ! Il suffit de voir la peur panique que suscite à gauche la possibilité d’une réélection de Nicolas Sarkozy pour comprendre que ce scrutin n’est pas comme les autres. Jean-Luc Mélenchon l’a résumé en cette formule (1) : « La situation est d’une gravité exceptionnelle. […] Nicolas Sarkozy est en train d’“extrême droitiser“ la droite. »

Mélenchon exagère ? Bien sûr. Mais il n’est pas si éloigné de la vérité comme en témoignent les chochotteries de tous ceux qui, dans le clan chiraquien, s’effraient de la « dérive droitière » de Nicolas Sarkozy et n’attendent eux aussi qu’une chose : que Sarkozy soit battu pour reprendre en main l’appareil de l’UMP et ramener le parti de l’actuelle majorité dans la voie du « politiquement correct » et de l’immobilisme peureux qui fut la marque de fabrique des années Chirac. Ceux-là ont bien compris que, si Nicolas Sarkozy est réélu, c’en est fini de leur influence et des concessions à leur consubstantielle frilosité.

Au premier tour, on choisit. Au deuxième, on élimine.

Alors dimanche, votez, éliminez !

Bruno Larebière
ancien rédacteur en chef de Minute

Bien entendu, il y a aussi de nombreux commentaires qui affirment que le meilleur moyen d'abattre le socialisme c'est de le laisser s'écrouler de lui-même.

Par exemple:

Sarkozy ne donnera pas le droit de vote aux étrangers car il leur donnera la nationalité francaise pour fournir de la main d’oeuvre à un certain patronat…
Sarkozy rétablira la “sécurité” en interdisant les mouvements patriotes, en renforcant le flicage, en diminuant la liberté d’expression…
Sarkozy va continuer à détruire nos acquis sociaux, que nous vrais travailleurs (et non pro de la politique comme lui) méritont ! C’est pas notre travail que la richesse est crée ! Pas par le bouclier fiscal !
Alors non ! N’oublions pas le regroupement familial de la droite ! N’oublions la régression sociale organisée par la droite libérale (avec l’appui d’une certaine gauche libérale) ! 

eh bien moi,je ne voterais ni pour l’un ,ni pour l’autre !! de toutes façons,quoi qu’en pense monsieur larebiere,ces deux pretendants font la meme politique mondialiste et ne decident plus du sort de la france ! ils ne sont que des pions d’une oligarchie qu’ils ont eux meme mis au pouvoir !

 

Le parallèle avec Chirac en 1974 est intéressant, mais n’est-ce pas justement sous les années Giscard que les pires lois immigrationnistes furent promulguées ?

Loi Pleven: 1972 ( Gouvernement « de droite »)
Légalisation de l’avortement: 1975 (Gouvernement « de droite »)
Loi sur le regroupement familial des immigrés: 1976 (Gouvernement « de droite »)

La suite :
Suppression de la « double peine »: 2006 (Gouvernement « de droite »)
Imposition du traité de Lisbonne: 2008 (Gouvernement « de droite »)
Réintégration de l’OTAN: 2009 (Gouvernement « de droite)
Loi Hadopi: 2009 (Gouvernement « de droite »)

A diffuser sans modération :

« Dans sa rhétorique et ses promesses électorales, un parti de droite n’hésitera jamais à défendre la famille ou la religion (laissant à la gauche moderne le soin de développer, à ses risques et périls, le vrai point de vue libéral sur la question). Mais dès qu’il s’agit de passer à l’acte, elle hésitera encore moins à étendre au jour du Seigneur lui-même (ou si l’on préfère, au jour de la famille) le droit d’exploiter son prochain. Toute la question est donc de savoir si l’on doit juger la philosophie réelle d’un parti de droite sur sa seule rhétorique électorale (l’universitaire de gauche s’en tient généralement là) ou, au contraire, sur la politique concrète qu’il applique sans phrase une fois parvenu au pouvoir.
Dans une société libérale développée, c’est en effet aux universitaires de gauche qu’il incombe de fournir la véritable bande-son des modernisations capitalistes, c’est à dire de jouer les idiots utiles du système en revendiquant à voix haute (Foucault et Deleuze à l’appui) ce que la droite met silencieusement en pratique sous le masque hypocrite d’un discours « conservateur ». – Jean-Claude Michéa, « Le complexe d’Orphée »

Extrait du programme de Nicolas Sarkozy : Faire de la diffusion d’idéologies extrémistes, d’appel à la violence ou à la haine un délit pénal (et non un simple délit de presse) et permettre de réprimer ce délit avec les moyens qui sont ceux de la lutte contre le terrorisme.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 03/05/2012 13:25


Adhérente au FN ,je voterai pour N car l'autre est incompétent...dommage que le FN soit divisé ,le bon sens est plus important que les tactiques politiciennes..

Marie-claire Muller 02/05/2012 20:28


http://www.dreuz.info/2012/05/contre-francois-hollande/

Auteur : Yankee Alpha
Commentaire :
Parenthèse humoristique dans la série « Vous avez deux vaches » :

L'économie libérale :
Vous avez deux vaches. Vous les trayez et vous vendez le lait sur le marché. Vous contribuez ainsi à la croissance économique de la collectivité et à votre propre prospérité. Dans peu de temps, vous pourrez même embaucher.

Le hollanchonisme :
Vous avez deux vaches. Vous êtes donc considéré comme un riche profiteur de lait sur le dos des classes populaires, avec la complicité des banquiers qui vous ont accordé le prêt pour l'achat de votre exorbitant cheptel mugissant. Le gouvernement vous écrase d'impôts afin de financer les allocations et le RSA des habitants discriminés des quartiers, qui n'ont pas votre chance, ainsi que de larges subventions aux "Palestiniens", qui ont désespérément besoin de missiles et d’explosifs pour tuer des Juifs. Vous êtes contraint de céder vos deux vaches pour un prix modique (crise oblige), ce qui ne vous permet pas de vous acquitter intégralement de votre ISB (impôt sur les bovins). Vous immigrez en Micronésie pour monter une société d'import-export. Vos vaches, ballottées d’éleveurs incompétents en coopératives déficitaires, finissent en steak hallal.

Les emmerdements, c’est maintenant !

Yves IMBERT 02/05/2012 19:13


bravo Rosalie vous avez conservé le bon sens paysan


il faut être pragmatique et si moi aussi les bouffons qui entourent Sarko m'exaspèrent, avec les bobo-gauchos c'est bien au delà jusqu'a la haine qu'inspirent  les traitres


l'etude du 16.02.12 de Y.M LAULAN motive et chiffre   le cout annuel de l'immigration à  95 milliards, qui en parle ?


J'ai voté MLP en déplorant qu'elle n'atteigne  pas 25% (les veaux n'ont toujours rien vu), et je voterai Sarko le 6. 05  car tout sauf la gauche.


 


 

rosalie 02/05/2012 14:54


et bien moi je voterai Sarkozy, même si parfois il m'exaspère. Laisser la France aux mains du PS est une idée que je ne peux plus supporter. Nous avons vécu les années Mitterand et la liesse du
début transformée très vite en déception. Nous avons vu à l'oeuvre les ministres de l'éducation nationale Jospin et Lang et leur démagogie sans retenue. Nous en subissons encore aujourd'hui les
inconvénients. Imaginer Aubry en premier ministre me fait frémir d'avance, retrouver les Fabius et consor qui nous ont montré de quoi ils étaient capables ou plutôt n'étaient pas capables? non
merci.