Coup de gueule: La Crise, les manipulateurs et l'inconscient

Publié le 24 Avril 2009

Je ressens comme une fatigue immense devant le flot de récriminations, de contestations, d'aigreur, d'inimitiés, de jalousies, de rancunes, d'hypocrisies politiques diverses, de mauvaise foi. La radio, les journaux, la télé! Cela déborde et inonde l'espace! Le bonheur n'existe t'il plus?

Vous avez dit malaise? Ce peuple est malade. Pauvre France! Mais la faute à qui?

Chacun s’en rejette la responsabilité !

Les plus virulents sont souvent ceux qui ne craignent pas grand-chose. Les plus responsables, sont souvent ceux qui ne prennent pas (plus ?) leurs responsabilités.

Pendant ce temps, il y a des hommes et des femmes qui ignorent de quoi demain sera fait. Qui ont tout misé (à tort semble t’il) sur l’entreprise de la ville, du village ! Ils se sont mariés, ont eu des enfants, ont acheté leur maison, bref, ils ont construit leur vie. Toutes les certitudes s’effondrent ! L’entreprise ferme, délocalise les laissant sur le carreau de la précarité si ce n’est du chômage !  
Diversité, mobilité, formation diverses et variées sont les réponses politiques ! Mais que valent ces réponses de nantis bien calés dans leurs fauteuils de Ministres, de Députés, de Sénateurs, de divers Conseillers politiques, sociaux aux indemnités confortables ?
Que valent ces doctes réponses de « Patrons-mandataires » d’entreprises aux salaires mirobolants et aux primes extravagants ?

Je songe à ce qui se passe dans la tête de cet homme, de cette femme qui ne sait pas de quoi sera fait son quotidien demain.

Certes, le confort d’une situation, d’un état de fait amoindrit sans doute les envies, les capacités de reconversion mais, tous ces ministres, tous ces députés et sénateurs de droite comme de gauche qui ont des parachutes dès lorsqu’ils perdent une élection sont-ils les mieux à même de discourir le soir à la télévision ou sur les radios pour expliquer le bien ou le mal d’une situation ?
Il n’est pas besoin d’avoir fait de hautes études pour le savoir ! Même le plus modeste des salariés le sait ! Seulement, il se trouve que s’il s’en moquait il y a encore peu le soir en sortant de l’usine  avec ses copains de labeur, il se retrouve face à cette évidence aujourd’hui alors que l’usine ferme, que les traites tombent, que le frigo est de plus en plus souvent vide et que les gosses se demandent pourquoi ?


Alors bien sûr que le Président Nicolas Sarkozy n’est pas responsable de la crise
 ! Bien sûr qu’il est actuellement le bouc émissaire facile des hypocrites d'une gauche liquéfiée qui ne songe qu'à la prochaine échéance et aux éventuelles places à recevoir!
Évident que la solution ne passe pas par un changement d’orientation politique  et d’abandon des réformes ! Pour autant, pourrait-on demander un peu de dignité, de décence !

Pourrait-on éviter les dépenses somptuaires de l’état lorsqu’il se déplace comme d’éviter la débauche de moyens du Président et de ses Ministres?
Cela ne veut pas dire qu’ils doivent s’enfermer dans leurs différents Palais mais qu’ils peuvent aller vers le peuple qui les a mis là où ils sont avec plus de sobriété et de simplicité afin de le rencontrer, lui expliquer, lui parler.
L’exemplarité ! Cette notion a été oubliée !

Certes, il n’est pas besoin de faire du Maurice Thorez qui s’habillait en ouvrier pour haranguer la foule des « travailleurs » pour ensuite un peu plus loin, revêtir de nouveau, les habits du notable bourgeois qu’il était finalement. Loin des usines.
Les français ne sont plus des innocents, des « idiots utiles ». Mais il est urgent de ne pas donner la sensation à ce peuple giflé par la crise qu’il peut manger de la brioche s’il n’a plus de pain !  

Les français sont des conservateurs dans l’âme ! Ils ne sont devenus républicains que par abandon d'un prétendant au trône que ne voulait pas du drapeau tricolore! On l'oublie trop souvent.
Ils sont attachés à leur situation à un point que beaucoup de gouvernants ignorent ! « N’ayez pas peur du peuple, disait Napoléon III aux sénateurs, ils est plus conservateur que vous ! »

Les français ont en horreur les changements, surtout les réformes quand elles le concernent. Toutes catégories confondues.

Est-ce trop de rappeler que Nicolas Sarkozy n’a pas été élu uniquement sur l’idée des réformes mais aussi sur la sécurité ?

Sur l’idée de la France en tant que Nation et ses symboles ?

Que reste-t-il de ces engagements alors que le phénomène des bandes augmente ?

Que l’insécurité et la violence ne ralentissent pas dans les zones de non-droit ?

Que le politiquement correct reste la norme dans le langage ?

Que la police se sent le bouc émissaire des "associations droits de l’hommisme "?


La crise venant d’outre atlantique a surgit et a, tel une lumière noire, mis en relief une France du malaise, de l’inconfort pour les uns, de la misère pour d’autres mais surtout de l’hypocrisie pour beaucoup de nos dirigeants de grosses entreprises faisant des milliards de bénéfices et licenciant dans la foulée au nom de l’économie. Ces mêmes dirigeants que je ne confonds pas avec des patrons créateurs d’entreprises aux salaires « raisonnables » quand ils s’en donnent un et qui sont restés proche de leurs salariés. Ces dirigeant ne prenant aucun risque puisqu’ils se sont garantis par des contrats en or et en béton ! Ils sont loin du terrain! Loin de cette engeance misérable. Quelque part sur une île paradisiaque et fiscalement douce. Prendre en otage des DRH aux ordres n'est pas la solution.
Les Syndicats pour éviter d'être débordés "par la base" font ce qu'ils peuvent! Pendant que d'autres mettent ou mettront de l'huile sur le feu. L'Agit-prop est déjà sur le terrain de la misère. Dangereux, très dangereux.


J’ai envie de modestie, de compassion, de tolérance, de compréhension ! J’ai envie que tous ceux qui sont en charge de dossiers aussi lourds, prennent conscience qu’il est désespérant de ne pas pouvoir imaginer son avenir quand votre entreprise la seule parfois de la région ferme ses portes !
Qu’il est dur de vivre avec 800€ ou guère plus par mois quand ce n'est pas moins! 
Qu’il est intolérable pour ces gens de voir, chaque jour, à la télévision cette débauche de richesses de nos élites médiatiques, associatives, politiques et culturelles qui ne prennent pas le temps de réaliser combien cela peut-être pénible, pour ceux qui vont tout perdre, ou qui n’ont rien ou presque et qui leur expliquent dans la petite lucarne comment il faut faire, un peu à la manière de Coluche, pour s’en passer !


La France est riche, la France est pauvre, la France est ruinée, la France est puissante ? Plus personne n’en sait rien ! La France est partout dans le monde, sur tous les terrains ! Social et militaire.
La France dépense énormément à l’extérieur de ses frontières et à l’intérieur de celles-ci. Sans doute devrions-nous nous interroger sur ces dépenses et leur utilité. Sur le niveau de la voilure d'un voilier devenu barque!

Serait-ce politiquement incorrect de rappeler que c’est ce que font et vont faire beaucoup de français frappés par la crise ! Pourquoi la France à commencer par ses représentants à tous les niveaux ne montrerait-elle pas l’exemple? Pour commencer.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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Sacco 24/04/2009 13:18

Encore bien vu MONSIEUR Brazon, toujours l'oeil juste et la plume acérée. Vous reprenez exactement mon propos de ce matin (que j'avais modestement laissé en commentaire suite a votre billet sur Paul Vaurs que vous m'avez fait découvrir avec plaisir).
Vraiment, ce que vous dites est clairvoyant, vrai, frappé du sceau du bon sens. J'ai d'ailleurs composé un poeme a ce sujet.
Prolétaire,
ils t'appellent comme ça
ils se disent te amis
parlent sans cesse de toi
mais sais tu mon ami
ce qu'ils veulent faire de ta voix ?
Ils sont des extrémistes qui se cachent parfois
Ils exploitent sans foi
Relève la tête mon ami
ne crois plus leur fadaises
Maintenant que tu vis
te sens tu pas a l'aise ?
Vive Sarkozy
Vive la Nouvelle France !
Vive les Ceccaldi
Cris a bas l'anti-France!

Je dédie ce poême a ceux qui ne s'en laissent pas compter...
Vive la poésie !
Hommes libres de Puteaux, a bas les mystificateurs !