Coup de gueule: ces femmes que l'ont ignorent dans nos médias

Publié le 24 Mai 2009

Pendant que les blondes de TF1 nous bassinent avec la crise, la grippe, la chaleur, les orages, le petit dernier qui mange pas bien, le festival de Cannes et les malheurs de ces pauvres starlettes, l'obésité, les trop maigres, les trains qui arrivent en retard et pour terminer la sempiternelle équipe de footballeurs aux mensualités si grasses, qu'une seule mensualité d'un de ces joueurs pourrait nourrir une famille au RMI pendant un an. Sans compter les joueurs de Tennis dont on nous montrera les larmes des perdants ou des gagnants malgré les fortunes colossales qu'ils se font en une poignée d'années.
Pendant ce temps là, pas bien loin de chez nous il y a des femmes maltraitées que les nos blondes nationales ignorent
Je suis en rogne c'est vrai. Parce qu'au delà de ces blondes qui font l'actualité en fonction de critères Bcbg ou Bobo il y a de vraies informations à donner. Comme toutes ces femmes qui sont traduites en justice dans leur pays parce que femmes. Certes, elles ne sont pas Franco-Bolivienne, elles ne sont pas Birmanes non plus. Pas de grands titres, ni de grandes manifestations! Ni même de déclarations scandalisées du MRAP, de la Ligue des Droit de l'Homme (LDH) du SOS Racisme, etc. Ce n'est que simplement des femmes qui crèvent dans des pays à côté de chez nous. En silence.
Gérard Brazon


Actualités et points de vue 

 

 

Mauritanie:
Les victimes de viols finissent en prison

12/05/2009:
Les femmes de Mauritanie qui portent plainte pour agression sexuelle s’exposent au risque d’être incarcérées en raison de lois mal définies et d’un phénomène de stigmatisation, qui font porter aux victimes la responsabilité du crime. (IRIN)


Le viol reste un sujet tabou en Mauritanie, à tel point qu’il n’est pas abordé dans la loi et que le mot ne figure dans aucun document gouvernemental, selon l’Association mauritanienne pour la santé de la mère et de l’enfant, une organisation non-gouvernementale (ONG) sise à Nouakchott, la capitale. « Le problème, pour décriminaliser la victime, c’est [que] la loi ne définit pas le viol. Comment punir les agresseurs si le crime lui-même n’a pas été clarifié ? », s’interroge Bilal Ould Dick, conseiller juridique de l’association.
Pour faire référence aux violences sexuelles dans leurs documents officiels, le ministère de la Santé emploie le terme de « blessures », et le ministère des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, celui de « violences domestiques », selon Zeinebou Mint Taleb, présidente de l’association.

Honneur

Aminetou (un nom d’emprunt), 22 ans, a expliqué à IRIN que la police l’avait accusée de n’avoir aucun honneur lorsqu’elle leur avait rapporté qu’elle avait été violée, une nuit, chez elle, par un inconnu. « Les policiers m’ont dit que si je [n’avais pas été disposée] à donner [ma virginité], il n’aurait pas pu la prendre ». A 22 ans, elle a perdu son honneur, a cessé de suivre son programme de formation à l’informatique, et ne peut plus se marier parce qu’elle a tenté de porter plainte, a-t-elle confié.

« Personne ne veut plus de moi. Dans ma communauté, ils pensent tout simplement que j’aimais le sexe et que pour avoir “péché” ainsi, je mérite de tout perdre », a-t-elle déclaré.

Délit sexuel

Selon Maître Dick, seuls deux articles de loi interdisent un acte sexuel : les rapports sexuels hors mariage. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, bon nombre de victimes présumées de viol sont accusées d’avoir enfreint la loi. « La [femme] sera inculpée et sanctionnée au lieu d’être protégée par la loi ».

La situation est encore plus grave pour les femmes enceintes, a-t-il poursuivi, la grossesse étant considérée comme la « preuve » de leur culpabilité. Sept femmes ont été incarcérées en 2009 pour avoir enfreint la loi contre les rapports sexuels hors mariage, après avoir tenté de dénoncer leurs agresseurs présumés, selon l’Association mauritanienne pour la santé de la mère et de l’enfant.
lire la suite sur un site de défense des femmes.
http://wluml.org/french/newsfulltxt.shtml?cmd[157]=x-157-564545


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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Gerard-Brazon 25/05/2009 17:22

J'y vais de ce pas. Tout ce qui contribue à la lutte pour libérer les femmes me va bien.

M. 25/05/2009 08:53

je vous invite à venir nous lire, Femmes engagées, nous y parlons de tout ce que les médias omettent de noter dans l'actualité.Au plaisir.
http://femmesengagees.blogspot.com/