De quelle Europe parle-t'on? Sur un édito d'Yvan Rouffiol du Figaro

Publié le 2 Juin 2009

Pendant des années on ma dit et répété jusqu'à la nausée que l'Europe était une chance pour la France. Qui suis-je pour dire le contraire.
Mon seul combat était de dire chiche! C'est une chance?
Alors donnez-nous les moyens de le comprendre!
Faîtes-nous participer à cette construction Européenne!
Même si je n'ai pas grand chose à voir avec un Lituanien ou un Bulgare je suis prêt à en discuter et à comprendre pourquoi il est bon que ces habitants de l'Europe partagent un destin commun avec moi dans une entité appelée l'Union Européenne
Mais voilà, depuis le début de la construction européenne, l'avis des peuples fût ignoré. Pas assez ceci, trop cela, pas assez instruits globalement pour saisir les tenants et les aboutissants et trop versatiles dans le temps. Quel est l'européen naît dans les années cinquante qui aurait pu se douter que l'Europe allait s'étendre indéfiniment. J'ai connu celle à 6 puis à 12 puis à Quinze et maintenant à 27 et rien ne semble arrêter le processus. Il fût décidé sans les peuples de son drapeau, de son hymne de sa monnaie! Bientôt, la Turquie quoi qu'on en dise, Israël, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc puisque Europe n'a pas de frontières déterminées. Aucune frontière hormis sa bonne volonté, son amour du prochain et les fameuses valeurs des droits de l'homme! Sauf que et j'en suis convaincu, si l'Europe a une petite chance d'exister en tant qu'entité cela ne peut que passer par l'alliance des Nations qui la composent. Des Nations ayant le même fondement culturel au minimum! Ce que certains dénoncent comme Jacques Delors, Michel Rocard et d'autres politiques de gauche, comme le risque d'une Europe Judéo-Chrétienne. Et pourquoi pas d'ailleurs !
Pour ma part je suis convaincu à défaut de revenir en arrière de limiter cette Europe à 27 jusqu'à ce que l'Europe politique émerge avec un système électif démocratique ou les peuples retrouveraient leur droit de participer. L'Europe et les gouvernements décideurs doivent réintégrer les peuples dans les décisions sinon, cette Europe mourra d'elles-mêmes par son impuissance et le manque de soutien des peuples ignorés jusque là! Un simple exemple: L'hymne Européen et son Drapeau ne représentent rien pour des millions d'Européens. Ce qui fait encore vibrer les peuples, c'est leur Hymne nationale et leur Drapeau. Point barre.
Je vous fais part d'un article d'Yvan Rouffiol chroniqueur au Figaro qui soulève lui aussi une absence de cette Europe.

Dans un récent Bloc-notes (22mai), je notais des signes d'une lucidité nouvelle face au déclin de la France et de l'Europe. Ce lundi, c'est Libération qui apporte de l'eau à mon moulin, en publiant  un article de Peter Van Ham, directeur de la recherche sur la gouvernance mondiale au Netherlands Institute of International Relations de la Haye. Pour lui, "l'Union européenne présente tous les symptômes de la décadence".
L'auteur conforte en cela l'analyse de ce responsable des renseignements, dissimulé sous le pseudonyme d
'Enyo et dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises. Si Enyo assure que "l'heure de la guerre est arrivée" pour les européens, c'est cette même idée que défend Van Ham, dans un texte titré :
"L'Europe doit être prête à la guerre".

J'en cite quelques passages : "L'Union doit se réveiller pour défendre son modèle et ses valeurs. Qui sont ceux qui la menacent réellement aujourd'hui? Pas les Etats-Unis, ni même la Chine ou la Russie. Ce qui la menace, ce sont, par exemple, l'immigration illégale, qui déstabilise son modèle de société, ou encore l'islam extrémiste.
Dans un proche avenir, les armes nucléaires iraniennes représenteront également un danger pour l'Europe (...) L'Union doit se défaire de son image aimable, féminine. Il est essentiel qu'elle devienne "méchante" et s'engage dans des interventions militaires, même sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU  (...) L'Union doit affirmer qu'une guerre pourrait être nécessaire pour protéger notre idéal et nos intérêts communs".

  Un tel discours, tenu de surcroît dans le conformiste quotidien de gauche, vient en rupture avec le sirop pacifiste et consensuel qui alimente les débats. Ces propos rejoignent ceux d'autres observateurs (Jean-Sylvestre Mongrenier, dans Le Figaro de ce lundi) qui prennent acte des limites du "soft power" et de la diplomatie de l'apaisement, dont on mesure les effets catastrophiques en Corée du nord : ce pays vient de tester une nouvelle arme atomique, en réponse aux offres de dialogue de l'administration Obama.
Contre l'esprit munichois de l'Europe molle et relativiste, une vision réaliste des dangers s'efforce de s'imposer. Samedi, sur la Cinq, j'entendais la journaliste québécoise Denise Bombardier pousser un coup de gueule contre l'esprit de dérision des Français: "En France vous vous riez de tout ! Vous allez mourir de rire !". Bien vu.

Yvan Rouffiol

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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scooby 03/06/2009 08:52

juste un petit bonjour