Procès Ilan Halimi: Le barbare de bagneux était-il tout seul? Bien sûr que non...

Publié le 14 Juillet 2009

Aujourd'hui, c'est le 14 Juillet 2009. Fête nationale. Date anniversaire forte en symbole de justice et d'égalité.
Au rendu du verdict, dans le procès de Fofana, c'est la stupéfaction! Non seulement de la communauté juive de France mais des Français tout court.
Car enfin, un barbare a été condamné mais ses complices ne l'ont pas été à la hauteur du méfait.
Faut-il rappeler qu'un homme a été enlevé, séquestré puis torturé non pas quelques heures, ni une journée ni même une semaine mais... tout un mois.
Qu'il le fût avec la complicité notoire et avérée de plusieurs crapules. Que ces geôliers savaient que cet homme allait mourir parce qu'il était juif et qu'il était donc par définition riche! La haine suintait de partout dans cette partie de la cité de Bagneux. Une haine clairement antisémite. Une haine imbécile et dangereuse pour la société.
La justice a jugé. Mais elle laisse un goût d'amertume.
La peine la plus légère concerne l'appât ! Cette jeune fille qui, tel l'asticot volontaire, pendait au bout du fil de la folie de Fofana.
Elle est si peu condamnée qu'elle sera, par le jeu de la remise des peines, libre au plus tard dans quatre ans. D'autres sont déjà dehors! 
Le jeune Ilan Halimi fût torturé pendant tout un mois. Il a souffert avant d'être exécuté et brûlé vif. Cette jeune fille, comme les autres, le savait et n'a rien fait pour dénoncer ce forfait. Neuf ans de prison pour cela. C'est l'incompréhension, la colère. Pourtant, il n' y a pas de voitures en flammes dans les rues.
Je comprends ces français qui ne demandent rien, respectent la loi, ne réclament pas de statut particulier pour leur communauté et ne cherchent pas, à la moindre occasion, d'obtenir "des excuses" ou "d'exiger" une justice anti policière en organisant des émeutes dans les rues.
Voici ce que dit la Point de cette affaire.

Le verdict rendu dans l'affaire de l'assassinat du jeune juif Ilan Halimi en 2006 est critiqué par des organisations juives, dont le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui jugent certaines peines trop clémentes et veulent un nouveau procès. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a ainsi appelé à manifester lundi soir place Vendôme à Paris, non loin du ministère de la Justice, pour réclamer un appel du parquet général. L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) se dit également choquée par le verdict, soulignant que tout a été mis en oeuvre pour "éviter de tirer les leçons" d'un meurtre antisémite.

Voici ce qu'écrit un jeune Putéolien de confession Juive dont je garde l'anonymat!

Ces mêmes remarques prouvent à quel point il a été difficile pour la presse de renseigner le public sur une telle histoire quand l'antisémitisme a été mis en avant et que les auteurs fleuretaient avec le meurtre, le kidnapping et la barbarie ! Il a été presque impossible de publier les articles car la presse semblait jouer à son tour l'autruche devant l'ampleur du problème. Quelle honte que de découvrir qu'en banlieue parisienne, un juif avait été kidnappé puis torturé, poignardé et brûlé vif, mais qu'en plus, cette atrocité fut le fait d'une bande organisée autour d'un agressif crétin... Cette bande était réellement composée de toutes les composantes caractéristiques de la France profonde avec sa haine non seulement présente mais palpable, jusqu'à aujourd'hui. La Presse n'a jamais appelé un chat, "un chat" et tous ses "élèves" ne furent jamais qualifiés de barbares antisémites notoires dont les intentions avaient tout de la démonstration de haine organisée.
Cette rancoeur inutile et obsolète envers les juifs perdure. Dans la presse, le peuple français, la rue, et la magistrature qui commence à dégager aussi une drôle d'odeur. Pourquoi ne pas reconnaître que les peines des coupables ne sont pas justes ? Pourquoi persister à dire que "la pression des juifs" aurait fait plier un ministre alors que l'intention n'a rien d'une immiscion religieuse dans le droit d'un pays laïc.
Les juifs respectent profondément cet Etat laïc et reconnaissent pleinement ses lois qu'ils appliquent comme tout Français.
Au fond, avant de les qualifier de juifs, pensez donc au fait qu'ils sont Français et qu'ils s'inquiètent de la Justice et de son devenir face à une telle démonstration d'horreur que personne ne semble reconnaître à sa juste valeur ?
C'est en tant que juifs sous la bannière d'une association étudiante qu'ils se sont présentés devant le Ministère afin que cette Justice reconnaisse le crime qu'elle a semblé laisser de coté. Tout comme nombre de commentateurs se gaussent devant le pseudo drame social communautariste ! La justice est et doit être la même pour tous, c'est une évidence. La révision de ce procès ne déroge pas à cette évidence. Elle vient rectifier un dysfonctionnement qui prouve que rien n'est réglé en France à propos de l'antisémitisme... Retour à la case départ.

Si l'on voulait avoir une idée du malaise dans la communauté juive, ce jeune Putéolien nous la fait toucher du doigt!
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Gilles 14/07/2009 13:02

Je vous souhaite d'être toujours aussi vigilant et conscient de la dérive de notre société pour la décrier, ce que peu de républicains osent faire.