Débat d'idées: L'égalité imparfaite vaut mieux que l'égalité, soi disant parfaite, des dictatures

Publié le 16 Juillet 2009

Si j'en crois ce que j'en lis sur la blogosphère de gauche, il faudrait que la société soit égalitaire pour tous. Du début de la naissance d'un individu jusqu'à la pelleté de terre sur le cercueil fait du même bois.

Deux citations pour commencer:

- L’esprit d’égalité extrême conduit au despotisme d’un seul!

Montesquieu

- L’égalité absolue entretient avec le despotisme des liaisons secrètes !

François René de Châteaubriant.

Vous m'excusez de ne pas citer Bakounine ni Aragon!

L'égalité est une notion humaine
, si humaine, tellement humaine qu'elle n'existe pas dans la nature hormis la croyance (feinte ?) de  certains bobos parisiens et d’ailleurs qui souhaiteraient nous voir la copier (singer?).

La nature est par définition sauvage et sans pitié pour le faible.

La société humaine, toutes les sociétés humaines, même celle de Papouasie (après avoir cessé de bouffer leur contemporains pour s'accaparer leurs forces).

Mais nous, nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, dans l'intérêt des citoyens, mettre en place une société totalement égalitaire qui ne peut-être malgré, les nostalgiques de Lénine et autres adeptes de la rhétorique trotskiste, que destructeur pour la Liberté.

Certes, la misère est condamnable dans un pays riche. Mais la richesse n'est pas une denrée naturelle. Elle se cultive et se récolte avant même d'être distribuée. Toute la question est de savoir comment la redistribuer ?

De façon égalitaire serait le meilleur moyen de tarir la source de cette richesse. Tenir compte des acteurs de cette richesse, en les "rémunérant" en fonction de leur participation, reste le seul moyen juste mais forcément inégalitaire de continuer à obtenir cette richesse. Le combat des attardés gauchistes pourrait-être celui de ne pas admettre et là, personne n'en parle vraiment, des situations de rentes du fait que l'on soit le fils, la fille, le cousin, l'ami d'un tel ou d'une telle pour être «placé" en pool position et s'assurer un bon départ voire, gagner sans avoir trop souffert.
Le monde du spectacle en regorge de ces donneurs de leçons bien satisfait d’eux-mêmes et qui placent leur progéniture. Avec la complicité des médias qui nous assènent des pseudos vérités avec une larme à l’œil sur « Il n’est pas facile de se faire un prénom avec un nom pareil ». Pendant que d’autres crèvent à rechercher le cachet pour ce faire un nom.

Je pense par exemple aux mondes des médias journalistiques, celui du spectacle (présentateurs, chanteurs, acteurs, danseurs, etc.) celui du politique (Maires, Députés, Sénateurs, conseillers diverses et variées).
Tout ces petits mondes nichant ses petits pour demain. Si c'est de cette inégalité que l'on parle, alors j'approuve. C'est, quoiqu'on en dise, une nouvelle aristocratie.
Mais... cela dit, comment faire pour interdire un talent, une pensée, une chance peut-être, parce qu'elle est la fille ou le fils d’un tel ?

Toujours ce risque que le remède soit pire que le mal. Humaine toujours humaine et imparfaite notre société.

Il est sûr que si un ingénieur du son, ou autres porteurs de caméras étaient fils de Barclay ou d'un autre, l'avenir serait différent et qu'ils ne seraient pas à ce morfondre en ressassant les mêmes et sempiternelles sornettes gauchistes ou de regrets sur "on m'a pas donné ma chance".  Les héritiers le font avec une cuillère de caviar, entre deux réceptions, comme tous les bobos parisiens pour se donner bonne conscience (Salauds de pauvres). Ces braves hommes devront donc se contenter des œufs de Lump (Cyclopterus lumpus - poisson de l'Atlantique Nord, présentés comme succédané du caviar d'esturgeon.) C'est ainsi. C'est triste, je sais.

Mais alors? L'égalité des chances doit-être la base pour tout le monde.

Donner la possibilité à tous de partir avec les mêmes chances le but.

Mais sanctionner les gagnants à l'arrivée ne peut se faire qu'en sanctionnant la Liberté de tous.

Car enfin, comment pourrait-on expliquer au créateur de richesse, le chef d'entreprise, le docteur, le chirurgien, l'ingénieur, l'inventeur, le créateur de pièces de théâtre, de musique qu'ils travailleraient 15 heures par jour, pour les uns, pour gagner la même chose que la personne qui passera la serpillère dans la salle d'opération ou déballera les marchandises de machines inventés par lui. C'est tout simplement impossible. Sauf si la loi l'impose.
Ce n’est pas dénigrer les petites ou grandes mains car nous sommes tous les petites ou les grandes mains de quelqu’un. Mais si une loi impose cela, ce sont des cerveaux inventifs et ingénieux qui partiront laissant les mains et les bras sans rien à faire.
C'est la richesse qui s'enfuira sous d'autres cieux.
La Russie et d'autres pays l'ont tenté. Ce fut l'horreur du communisme. La Chine elle même l'a bien comprise, même si son régime, reste l'un des plus meurtriers pour les droits de l'homme.

Donc, retour à la case départ : L'égalité parfaite n'existe pas dans la nature mais l'homme tente de la mettre en place. L'homme est imparfait, l'égalité humaine est donc imparfaite. Reste l'équité et le pragmatisme.

Gérard Brazon

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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