Politique: Des salariés poseurs de bombes? Ou allons-nous?

Publié le 20 Juillet 2009

Dans quelle société vivons- nous ?

Entre les émeutes de jeunes « en colère » dans les quartiers dits « défavorisés » pour protester contre la police ou la justice, nous assistons aux menaces d’explosions d’usines par des ouvriers et des cadres « en colère » du fait de plans de licenciements.

Dans quelle société vivons-nous désormais ?

Bien entendu, ce n’est pas grave, c’est juste une façon d’exprimer son mécontentement, de le faire avoir aux différents pouvoirs, de forcer la main du grand satan siégeant au MEDEF ou buveurs du sang des travailleurs.
Poser des bombes pour se faire entendre par le pouvoir qui n’entends plus rien et ne comprends rien évidemment.
Mettre des vies en danger pour protester.
Finit le temps des barricades, des grèves, des manifestations. Désormais, il suffit d’être pris d’une « juste colère » pour pouvoir poser des bombes partout dans des usines et ensuite négocier « cette colère » avec la bienveillante compréhension des politiques et des journalistes à moins que ce ne soit tout simplement de l’impuissance.

Quelle sera donc l’étape suivante ?
Comment allons-nous pouvoir élever, éduquer et donner des objectifs ou des conseils à notre jeunesse si les adultes se comportent comme des soudards !
J’aime lorsque l'on bouge des lignes mais, ces lignes là, qui touchent aux règles du bien vivre en société me fait plutôt penser à un grand retour en arrière avec la complicité active de centrales syndicales qui nous avait habitué à plus de responsabilités! Cette société qui vient ne me dit rien qui vaille.

Gérard Brazon 


Les "Fabris", qui menaçaient de faire sauter leur usine à Châtellerault
, ont décidé lundi de retirer temporairement leurs bouteilles de gaz, obtenant immédiatement un rendez-vous mercredi avec le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.

Réunis en assemblée générale dans l'usine, lundi en milieu de journée, une centaine de salariés se sont prononcés à l'unanimité pour la suspension "momentanée" de leur menace de faire sauter l'usine, décidant de retirer les bouteilles de gaz installées dans l'usine depuis le début du mois de juillet.

"Aujourd'hui, il y a un blocage. Nous avons donc décidé de faire un gros effort en enlevant les bonbonnes pour montrer que nous ne sommes pas des voyous, montrer notre bonne volonté et pour faire bouger les choses", a indiqué à la presse Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE.

"C'est un retrait momentané. Si, à l'issue de la réunion au ministère, il n'y a rien de concret concernant les primes, une demi-heure après, les bouteilles seront sur les toits", a-t-il précisé.

Le retrait des bouteilles de gaz était un préalable pour être reçus par Christian Estrosi qui avait prévenu qu'aucun rendez-vous n'était possible "sous la menace".

Moins de deux heures après l'annonce du retrait des bonbonnes, M. Estrosi a annoncé qu'il recevrait une délégation des salariés mercredi.

"Nous préparons cette rencontre et allons veiller à ce que personne ne soit laissé sur le bord du chemin", a souligné M. Estrosi, sans plus de précision quant aux pistes gouvernementales pour aider l'entreprise placée depuis la mi-juin en liquidation judiciaire.

"Mais il faut que les employés soient raisonnables", a-t-il ajouté.

(...)

Les bouteilles de gaz étaient installées dans trois endroits de l'usine.

Après la médiatisation des menaces le 12 juillet, d'autres salariés avaient suivi l'exemple, chez l'équipementier en télécommunications Nortel à Châteaufort (Yvelines), et l'entreprise spécialisé dans les nacelles élévatrices JLG à Tonneins (Lot-et-Garonne).

Chez Nortel, les salariés ont vite abandonné la menace et récupéré la dizaine de bouteilles de gaz qu'ils avaient placées sur le site, tout en poursuivant leur grève.

Chez JLG, les salariés en grève depuis trois semaines, ont également rapidement levé leur menace, obtenant la tenue d'une réunion avec la direction.

(Source MSN Actualités)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article