Politique: Donner la parole au Peuple pour légitimer l'action des politiques. C'est aussi de la démocratie.

Publié le 28 Juillet 2009

Grand émoi à Saint-Didier-en-Velay du côté de Saint Etienne dans la Haute Loire. Nous pouvons souvent avoir l'impression quand cela ne confine pas à la certitude que le peuple, adulait par les élites politiques n'est en fait qu'un faire valoir intéressant pour eux uniquement lors des élections.  Sinon, la plupart du temps on se ficherait de son avis. Et comme le peuple a la mémoire courte...
C'est en tous cas ce que doivent penser les habitants de Saint-Didier-en-Velay, 1 an et demi après les élections municipales.

Grand émoi mais aussi un grand soulagement pour les habitants de cette commune: le président de l’association islamiste turque Milli Görüs vient d’annoncer officiellement l’abandon de son projet d’école coranique dans les anciens locaux du cours La Bruyère.

La décision n’aura pas traîné puisqu’elle intervient moins d’un mois après le dévoilement de l'affaire et le lancement d’une campagne d’information et suscité l'intérêt de la presse locale en Haute-Loire.

Un retournement de situation d'autant plus net que le projet en question semblait bien engagé au regard de la passivité du maire et de nombreux élus dans ce dossier, qui disaient ne pas pouvoir prendre position compte tenu du caractère privé des locaux.

Je trouve désolant que ce soit le Front National qui ait été le moteur de cette campagne d’information auprès de la population. Des citoyens qui ont le droit d’être informé alors que le maire de cette ville est le secrétaire d’Etat à l’emploi Laurent Wauquiez.

Je trouve affligeant que ce soit sous la pression du Front National qui a su mobiliser la population pour que Laurent Wauquiez décide d’intervenir en utilisant, à quelques mots près, le discours frontiste.
Si l’on voulait redonner de l’épaisseur au Front National, qui est à bout de souffle, c’est le meilleur moyen.

Que nos responsables politiques continuent à éviter de prendre leurs responsabilités et fasse comme s’ils ne pouvaient rien faire et c'est un boulevard qui sera ouvert à ce parti politique. Un maire à des moyens et son mot à dire! Les citoyens le savent.


Une école coranique, ce n’est pas innocent. Nous ne sommes pas dans le désir pour une communauté d’agrandir une salle de prières. Mais bien dans la volonté d’installer une école de pensée radicalement différente de la pensée européenne occidentale.
Certes, certains pourraient me répondre  Pourquoi pas, quelle importance?

Ce pourrait-être un débat. Mais l’histoire des peuples d’Orient, de Byzance à nos jours, en passant par le Moyen-Orient nous enseigne que la cohabitation sera difficile.
Surtout s’il n’y a pas, au moins, une remise en cause des interdits religieux comme la place de la femme dans la société et l’idée que ce font beaucoup de musulmans sur la place du religieux par rapport à la Laïcité de la République Française.   


A l’heure ou, partout dans les pays musulmans des autorités interdisent les constructions d’églises, tandis que d’autres, les ferment ou les détruisent.

A l’heure ou, l’on pourchasse voire assassine des chrétiens qui fuient de plusieurs régions d’Irak et d’ailleurs.

A l’heure où l’on emprisonne des convertis au christianisme, il me semble que l’on devrait s’interroger sur la réciprocité des mesures.

Sans tomber dans l’idée passéiste d'une France fille aînée de l’église, la France d’aujourd’hui a un devoir premier : le souvenir de son passé et de ses racines.

Il est, par exemple, inconcevable d’offrir des terrains pour un €uro symbolique. De ne pas mettre un veto sur des constructions de mosquées monumentales ou démesurées.  De laisser se construire des Madrassas (Ecole coranique ou n'est enseigné que le Coran et ses préceptes)

Il y a là, à mon sens, un vrai danger de remise en cause de notre société civile, politique et religieuse sans compter que nous offrirons un boulevard au Front National qui saura s'en régénérer.

Les Français dans leur immense majorité n’ont pas envie de voir s’ériger des écoles coraniques (Madrassa : ou l’on apprend, pendant des heures à des gamins et à des gamines, en classes séparées, des sourates du Coran par cœur).
Les Français, sans être franchouillards, n’ont pas envie de voir des mosquées fleurir partout et dans toutes les villes. (10 par mois sur tous le territoire français dixit Fadela Amara)


Le Président Nicolas Sarkozy, en son temps, a su au grand bonheur de l’UMP, surfer sur les thèmes habituels du Front National comme l'insécurité, le drapeau national que tous les partis politiques avaient abandonnés au point que le Drapeau Français et la Marseillaise étaient associés au fascisme.
Si nous ne sommes pas plus circonspect, nous risquerions de perdre définitivement des électeurs qui, jusqu’ici s’en sont détournés.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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bruno sacco 29/07/2009 10:47

oui Bravo a Gérard Brazon qui tout les jours mène une bataille contre l'obscurantisme. Vous êtes dans l'esprit de Charles Martel et vous êtes un vrai résistant contre tous les fascismes (vert ou rouge).
Par contre je ne vous suis pas sur le FN. Vous avez raison ils posent les bonnes questions...Par contre je suis un peu déçu que nous nous présentions en frères ennemis. Nous avons tout a y gagner à collaborer. Vive le droite !

Gérard Brazon 28/07/2009 19:04

Merci Condor. Lorsque l'on défend sa socièté, son concept, sa nature, son histoire, sa culture vous vous trouvez immédiatement sous le feux des masochistes bien pensant qui vous assoment à coups de "racistes, xénophobes, islamophobes, et autres délicatesses. Pour mieux vous faire taire! Ce sont les"pacifistes" des années d'avant guerre! "Ils ont les mains blanches? Mais ils n'ont pas de mains!"

condor79 28/07/2009 17:36

Bravo, il faut enfoncer le clou et je suis loin
d'adopter les thèses du FN....mais nous nous dirigeons vers une catastrophe programmé à cause du laxisme de nos dirigeants.
L'islam est une religion politique et ce n'est pas notre culture....Leur jihad a déjà commencé...il suffit de voir la longueur de leur réplique qui se veut anodine.Ce n'est pas une religion mais un mouvement politique
qui veut imposer ses vues sur la société entière.
Salutations d'un oiseau blogueur mais pas sans cervelle.

condor79

Gérard Brazon 28/07/2009 16:44

J'oubliais! Comment s'appele le fait de discriminer les Chrétiens partout dans le monde. De porter atteinte à leur lieux de culte, de leur faire payer un impôt pour continuer à vivre dans leur pays d'obédience musulmane, d'emprisonner un apostat, d'interdire un mariage une femme avec un homme n'étant pas musulman, etc.
Comment acceptez-vous que cette religion interdise sans que vous réagissiez. Est-ce Christophobie? Christianophobie, le savez-vous? Et pourtant combien de chrétiens meurent chaque jour dans le monde musulman du fait qu'ils soient chrétiens où juif! Mais Juif, on le sait, c'est de l'antisémitisme! Alors à Durban 3 espérons qu'ils se feront entendre si toutfois il en reste encore quelques uns!
Bien à vous Jean Marie.

Gérard Brazon 28/07/2009 16:35

Voilà une réponse qui a le mérite d'exister sauf que l'auteur dit nous et que je n'ai pas les moyens de vérifier ce nous. Si ce nous est un groupe, des étudiants, une organisation politique ou si "jean Marie" n'est que le pseudo de mustapha!
L'Islamophobie est une invention toute récente venant de Durban 1. Au moment ou l'on parlait de racisme et de l'antiracisme a surgit une organisation islamique mettant en avant et manifestant à Durban pour que l'on intègre le mot islamophobie qui consiste à refuser toute critique de l'Islam et de ses croyances. De fait, toutes personnes emettant une critique envers un comportement lié à l'Islam est considéré, de facto, comme islamophobe. Nous avons pu le voir à Genève lors de Durban 2 ou le médecin d'origine palestinienne enfermé avec les infirmières bulgares et torturé pendant 8 ans a été sommé de se taire par la présidente lybienne de la cour des droits de l'homme de l'ONU pour des propos jugés islamophobes.
J'ai écris un texte ou j'affirmais que porter atteinte à la liberté de la femme à travers les "crimes d'honneurs", les mariages forcés, et autres crimes comme la pendaison des homosexuels et la Lapidation de la femme pour adultère commis au nom de l'Islam étaient indignes des droits de l'Homme! Je me suis fait traité d'Islamophobe par un chrétien homosexuel.
Tout cela pour dire que la religion n'est pas une race! Même si un dictionnaire l'affirme.
Que la culture n'est pas une religion.
Mais que la tyrannie est toujours liée à l'homme et ce, quelque soit sa culture, sa religion, sa couleur de peau.
De race humaine il n' y a qu'une! Je dirai presque: heureusement car elle se suffit à elle-même pour détruire tant de choses.
Gérard Brazon

jean marie 28/07/2009 16:07

ISLAMOPHOBIE : « Haine ou crainte de l’islam et des musulmans »

« L’islamophobie peut prendre prétexte d’une hostilité à l’égard de l’intégrisme musulman, et se traduire, dans les pays où une communauté musulmane importante est établie, par une xénophobie de caractère raciste » (Dictionnaire Culturel d’Alain REY)

L’islamophobie est, hélas, une réalité encore contestée en France. Elle n’a pas, pour ainsi dire, « droit de cité » dans le paysage médiatique, intellectuel et politique français.

Une réalité tout d’abord, qui se manifeste à travers des actes racistes visant des personnes musulmanes ou supposées l’être en raison de leurs origines culturelle, ethnique ou religieuse. Cela peut se rapporter à des discours véhiculés par les médias, et plus généralement des publications stigmatisant les musulmans « incapables de faire preuve d’intégration dans l’espace républicain », « par essence (théologique) anti-démocratiques et anti-laïques », etc. Des musulmans auxquels il est reproché un obstiné refus de se laisser fondre dans le « moule du droit commun » et qui, depuis une dizaine d’années au moins, font « ostensiblement » entendre leur particularisme et leur différence irréductibles. Ce qui les placent, de facto, dans une posture d’Altérité qui ne cesse de se radicaliser.

Cette réalité est cependant contestée, pour ne pas dire carrément niée. Elle est, selon certains « nouveaux réac » et autres « néo con français », purement « construite ». Elle est « pécheresse » car elle contrevient aux principes républicains, notamment dans leur dimension anti-communautariste. Reconnaître la réalité de l’islamophobie conduirait forcément, selon ce schéma annihilateur, à admettre, voire même encourager, le communautarisme dont serait principalement bénéficiaire l’islam. Or, celui-ci est réduit (non sans une particulière mauvaise foi) à l’islamisme versant dans l’intégrisme, versant à son tour dans le terrorisme. C’est le triptyque caricatural et mensonger faisant office de croquemitaine à toute prise en compte sereine et rationnelle du phénomène.

Complètement à l’opposé de cette attitude « négationniste » nous observons la présence d’une certaine expression de l’islam « inquisitrice » à l’égard de la moindre critique visant la religion musulmane. L’« islamophobie » se transforme alors en « épouvantail » anti-réflexion, dissuadant les uns, terrorisant les autres en prétextant d’une fallacieuse immutabilité de l’islam pour contraindre au silence tout esprit libre et critique.

Tout en rejetant et l’une et l’autre position pareillement idéologiques, nous prônons une approche phénoménologique de la question, qui prendrait au sérieux l’« islamophobie » afin d’en identifier les manifestations et en comprendre les soubassements. Nous inscrivons notre démarche dans le cadre de la lutte pour une égalité effective des droits, anti-discriminatoire et anti-raciste.

Le phénomène n’étant pas limité à la France mais s’étendant sur pratiquement toute l’Europe (les dernières élections helvètes nous le confirme, après l’Autriche, l’Italie, la Belgique et la Hollande...), nous adopterons par conséquent une approche comparative afin de déterminer avec autant de précision que possible les éventuels recoupements, divergences, ressemblances, etc. dans les différentes expériences envisagées.