Politique! La nouvelle carte électorale.

Publié le 30 Juillet 2009

Débat et petit coups de sang sur la réforme de la carte électorale. La gauche crie au scandale bien entendu et proteste contre une atteinte à la démocratie. Pour nous, la 6éme circonscription, il semble que l’on a ajouté le bas de Suresnes et le bas de Courbevoie à l’ensemble Neuilly et Puteaux.

Qu’en sera-t’il du résultat en 2012 ? Joëlle Ceccaldi-Raynaud est notre Députée et autant que je le sache, elle s’acquitte fort bien de sa mission. En 2012, il y aura sans doute des prétendants comme Monsieur Jean Christophe Fromentin Maire de Neuilly sur Seine,  Jean Sarkozy conseiller général des Hauts de seine, Arnaud Teullé opposant à Fromentin et actuel suppléant de Joëlle Ceccaldi-Raynaud.  Il est bien trop tôt pour se faire une idée.

Il serait intéressant de voir la géographie politique de cette nouvelle circonscription. Il n’en reste pas moins que cette nouvelle carte se fait dans le silence et la plus grande discrétion.

Gérard Brazon

 

Le redécoupage de la carte électorale, le premier depuis 1986, a été présenté mercredi en Conseil des ministres, s'attirant les foudres de l'opposition socialiste, résolue à le combattre.

Ce projet, préparé par le secrétaire d'Etat Alain Marleix, puis soumis au crible du Conseil d'Etat et d'une commission spécialement créée, vise à rééquilibrer démographiquement les 577 circonscriptions dessinées par Charles Pasqua. 67 départements sont touchés. 33 circonscriptions sont supprimées et autant créées, dont 11 pour les Français de l'étranger.

 

A l'issue de la réforme, qui doit entrer en vigueur aux législatives de 2012, il y aura un député par tranche de 125.000 habitants, contre 109.000 aujourd'hui, avec moins de disparités entre circonscriptions. L'écart maximal va de 1 à 7 (35.000 habitants dans la 2ème de Lozère, 220.000 dans la 6ème du Var). Il sera ramené à 1,7 en métropole.

Le PS est parti illico en guerre : le président de groupe à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault estime que "l'UMP a inventé la démocratie à handicap". Christophe Borgel, en charge des élections, parle de "redécoupage partisan" qui "rendra "l'alternance plus difficile".

Le PS "va utiliser toutes les voies de recours", commençant par déposer un recours contentieux devant le Conseil d'Etat", a-t-il annoncé. La socialiste Aurélie Filippetti, dont la circonscription de Moselle fait partie des 33 supprimées, assure même que la réforme supprime "la possibilité d'alternance".

Philosophe, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a rappelé que le découpage de 1986 avait déjà suscité les foudres de la gauche. Ce qui n'a "pas empêché quatre alternances depuis".

Benoît Hamon, porte-parole socialiste, a assuré que le redécoupage permettrait à l'UMP d'"empocher 30 sièges de plus" à l'Assemblée nationale, "sur la base des résultats de 2007".

Sur les 33 circonscriptions supprimées, il y en aurait 23 de gauche et 10 de droite, et sur les 33 créées, il y en aurait 9 de gauche et 24 de droite, affirment les experts PS.

L'écart actuel entre gauche et droite serait donc augmenté de 30 sièges en faveur de l'UMP, concluent-ils. "Le PS raconte de gros mensonges", rétorque M. Marleix. Les autres partis ne sont d'ailleurs pas sur la même ligne, souligne-t-il.

Sur les 33 circonscriptions supprimées, 18 sont détenues par un député de gauche, 15 par un de droite, mais, calcule-t-il, l'opposition tirera profit de la création de nouveaux sièges.

Pour le ministre de la Relance Patrick Devedjian (UMP), "les socialistes ne sont pas très bons en calcul". "Peut-être pas très bons non plus dans les élections", glisse-t-il.

Le député Bruno Le Roux, un des experts socialistes de la carte électorale, parle lui aussi de "découpage scandaleux : demain, il faut que la gauche fasse plus de 51,3% pour avoir une majorité à l'Assemblée nationale, alors qu'avec moins de 48,7% la droite trouve une majorité".

Pour le géographe Frédéric Salmon, auteur d'atlas électoraux, ce chiffre avancé par M. Le Roux "est extrêmement difficile à vérifier pour le moment".

A part le Tarn, il n'y a pas de cas ouvertement défavorable à la gauche, estime-t-il. A contrario, dans l'Hérault, une circonscription en étoile a été créée à Montpellier, "visiblement réservée à la gauche".

Il pointe quelques curiosités, comme des circonscriptions éclatées en plusieurs morceaux (6ème du Finistère, 8ème du Pas-de-Calais).

Le PCF, les Verts et le Modem ont réclamé l'introduction de la proportionnelle dans le projet de loi.

La réforme est opérée par ordonnances, qui feront l'objet d'un débat de ratification express début octobre au Parlement.

Source MSN Actualité

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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