85 ans. Jean Jaurès est mort assassiné. Qu'en est-il aujourd'hui? Un point de vue.

Publié le 31 Juillet 2009

Aujourd'hui est la date anniversaire de la mort de Auguste Marie Joseph Jean Léon Jaurès,  né à Castres en 1859 dans une famille de la petite bourgeoisie du Tarn.
Ce grand personnage historique  a influencé le monde politique sans jamais avoir gouverné le pays.

Qu’aurait-il fait ? Que serait-il devenu si la France avait eu un gouvernement Jaurès ? On n’en saura rien.

Toutefois, Jean Jaurès était un pragmatique. Il aurait adapté sa philosophie politique  aux réalités du gouvernement.  La fameuse culture de gouvernement  !

Il était un pacifiste. Pas ceux d’aujourd’hui qui déclament, entre deux joints, l’amour de l’humanité, le : faîtes l’amour pas la guerre !

La France avait perdue l’Alsace et la Lorraine ! C’était le mythe de la ligne bleue des Vosges. Les français n’avaient pas digéré la perte de ses provinces en 1871 ! Perdues lors d’une guerre éclair menait par un Roi prussien Guillaume devenu Empereur de toutes les Allemagnes dans les ors du Palais de Versailles!

Une guerre voulue par Bismarck suivi par la chute du second Empire de Napoléon III. Dur à avaler.
Peu de temps après, c’est une guerre civile qui s’ensuivit. La Commune fût déclarée à Paris et Thiers décida de renverser ce régime politique renouvelant les égarements 1793 et de mener une guerre fratricide ou Paris fût reconquise, rue par rue, jusqu’au cimetière du Père Lachaise.

Tout cela pour dire que la Guerre, les français connaissaient ! Ils en avaient subit les conséquences sur leur terre et dans leur chair. Pacifiste voulait dire quelque chose à cette époque.
Pour autant, le pacifisme n’est pas et ne saura jamais une solution ! Jean Jaurès l’avait imaginé en oubliant cet axiome ! Si vis pacem, parabellum. Pour vivre en paix prépare la guerre !  Ce que le Général Charles de Gaulle a traduit politiquement par sa doctrine militaire de la dissuasion nucléaire !

Mais en 1914, Jean Jaurès pensait qu’il pouvait stopper cette nouvelle guerre en menant un mouvement de grève internationale des travailleurs !
Il fût assassiné par Raoul Villain, un Rémois de 29 ans, étudiant en archéologie à l’École du Louvre, adhérent de la Ligue des jeunes amis de l’Alsace-Lorraine, groupement d’étudiants nationalistes, partisans de la guerre et proche de l’Action française.

Raoul Villain fût jugé en 1919 et acquitté le 29 Mars de cette année. De ce fait, il échappa à la boucherie guerrière.  Raoul Villain s’exila alors à Santa Eulalia sur l’île d’Ibiza dans les Baléares (la même qui est devenue l’île des fêtards de la jet-set aujourd’hui !). Peu après le début de la guerre d’Espagne, les républicains l’exécutèrent pour espionnage au profit de l’armée franquiste le 17 septembre 1936. (Tous les prétextes sont bons pour la vengeance!)

Notre ancien Maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien responsable de la S.F.I.O devenu plus tard, si ce n’est sur le tard, Gaulliste, avait en son temps, trouvé un compromis entre Jean Jaurès et le Général de Gaulle sur notre ville de Puteaux.
Comme un trait d’union qui justifiait son passage politique personnel ou comme un trait d’union entre deux mondes, deux conséquences d’une idéologie politique en matière de politique étrangère. L’une, l’internationale socialiste et l’autre sur la primauté de la Nation ! On ne le saura jamais.

Que serait la France sans Jean Jaurès de toutes les façons ?

Qu’aurait-il pensé du devenir de son parti politique emmenait par un François Mitterrand ancien de la Droite Nationale avant la deuxième guerre mondiale et ami de Jean Bousquet ?

Qu’aurait-il pensé de ce qu’est devenu, par la suite, son journal l’HUMANITE entre les mains de communistes français qui furent les complices sinon aveugles, pour le moins sourds, des pires crimes contre l’humanité (avec le nazisme comme fille ainée) commis avant guerre et après guerre et ce, jusqu’à aujourd’hui ?

Pour conclure, voici le texte d’une chanson de Jacques Brel qui relate la condition ouvrière et la vie souvent misérable des citoyens qui  gagnaient (perdaient ?) leur vie dans les usines et les ateliers de l’époque.

Un beau texte qui doit nous rappeler que la vie à cette époque était bien plus dure que celle de nos  nouveaux misérables les fameux défavorisés des banlieues actuelles sous couvertures sociales ! Non pas pour condamner cette couverture mais, pour relativiser et prendre conscience de l’échelle des malheurs.

Gérard Brazon

 

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s’appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grands-parents
Entre l’absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d’être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

On ne peut pas dire qu’ils furent esclaves
De là à dire qu’ils ont vécu
Lorsque l’on part aussi vaincu
C’est dur de sortir de l’enclave
Et pourtant l’espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu’à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Si par malheur ils survivaient
C’était pour partir à la guerre
C’était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu’ils aillent ouvrir au champ d’horreur
Leurs vingt ans qui n’avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l’ombre d’un souvenir
Le temps de souffle d’un soupir

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Jacques Brel

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

sacco 02/08/2009 23:09

ouais...c'est ça. Je veux bien vous croire mais je me demande si en tant que " frère trois points" vous ne prenez pas vous même la défense de ce socialiste défaitiste.
Est-ce que je me trompe ?

Gérard Brazon 02/08/2009 16:58

A Pierre.
N'étant pas un Républicain pur jus (je me sens plus proche du Bonapartisme, du Gaullisme) je ne viendrai pas ici vous contredire. La République gagnerait à admettre qu'elle ne fût pas un régime choisi par le peuple mais un régime qui s'est imposé par défaut. En 1873, soit deux ans aprés la chute de l'Empire, les français étaient dans leur trés grande majorité monarchistes! Soit Royalistes, soit Bonapartistes. Si Henti V avait accepté le Drapeau français, nous aurions un Roi aujourd'hui et Nicolas Sarkozy serait sans doute premier ministre (sourire)!
Bien à vous Pierre.

Gérard Brazon 02/08/2009 16:52

Cher Bruno! Ce n'est pas un hommage que je rends. Je relate une situation sous le prétexte d'un anniversaire. Jean Jaurés fait partie désormais que cela nous plaise ou non d'un Panthéon. D'ailleurs il est au Panthéon. Relisez bien mes textes et vous vous apercevrez que j'essayes d'être le plus droit possible si ce n'est le plus juste par rapport à mes idées. Je suis clairemnt à droite et même plutôt bonapartiste. Je n'ai donc aucune leçon à recevoir sur une attitude envers la gauche qui est responsable de l'état ou se trouve la France d'aujourd'hui par son relativisme, son laxisme et son habitude à considérer comme victime tout ce qui n'est pas l'état et l'autorité. A commencer par dénommer "victime", en leur trouvant des excuses, des agresseurs et des assassins quand ils sont arrêtés par la police et jugés par la justice.

Melizo 01/08/2009 12:56

O rage O désespoir... Hoooooo vieillesse enneuuunmiiiiiieuu

sacco 31/07/2009 18:42

Merci monsieur d'aubrac, plutot un bel hommage en poeme qu'un hommage en prose a un socialiste. J'ai l'impression qu'ici on s'éloigne un peu trop de la poesie et de l'amour de la france.

Pierre d'Aubrac 31/07/2009 17:05

Vive le Roi, à mort les Rigicides.





Jadis, nos Révolutionnaires.
Ont voulu installer un régime sanguinaire.

Pour cela ils ont massacré des centaines de milliers.

D’enfants de femmes et d’hommes.

Ils ne connaissaient que la haine et l’ignominie.



Ils préconisaient la fraternité.

Mais seule l’intolérance était leur exaltation.

De nos ancêtres les Gaulois.

Qui, eux, autrefois louaient le sens du partage.

Nos révolutionnaires, louaient les tueries et la barbarie.



Français, de tous les Hommes frères, soyons un exemple pour ceux.

qui, frappés par d'affreuses guerres, appellent la paix de leurs vœux.

Que notre Royauté devenu Monarchie parlementaire.

(De par la volonté de notre Bon Roi louis XVI.)

La plus humaine des Nations.

La plus Chère des Monarchies.



Révolutionnaires, vous qui êtes sur Terre.

L'opprobre de l'Humanité.

Quand vos soldats, vos mercenaires.

Auteurs de tant d'atrocités.

Auront compris, qu'en vos crimes.

En exécutant vos édits.

Vous êtes devenus des maudits.

Le peuple finira par Vous Occire.



Honorons, enfin la mémoire.

De ceux dont le sens de l'honneur.

Tout au long de sa longue Histoire.

Fit, de ce Pays, la grandeur.

Ces Rois Capétiens qui ont offert à la France.

Un noble et sublime Idéal.

Porteur, face aux forces du Mal.

D'Amour, de Foi et d'Espérance.

Gérard Brazon 31/07/2009 16:11

Je pense très sincèrement que si javais vécu au début du siècle dernier, dans la misère du monde ouvrier, je n'aurai pas su faire le lien entre la violence du patronat et la faim. D'autres l'on fait, d'autres l'ont exploiter. De grands patrons on su être en avance sur le plan social pendant que d'autres se comportaient en esclavagistes. Ce fût une époque effroyable dont plus personne ne peut imaginer la souffrance. C'est pourquoi je suis souvent méprisant envers les discours larmoyants de la "jeunesse défavorisée" abreuvée aux systèmes sociaux, aux chèques vacances, aux billets gratuits de cinéma et de parcs de loisirs offerts par les municipalités, le secours catholique ou populaire. Cette jeunesse qui appelle à la "haine" alors qu'elle se tue toute seule de ne savoir rien faire. Cette jeunesse n'aura jamais autant souffert que la jeunesse de mes grands parents qui travaillait dès leur 12 ans ni comme celle qui survit dans les faubourgs de Rio, dans les pays d'Orient ou dans les ateliers de briques d'Egypte. Cette jeunesse française a le ventre plein et elle crie famine sans savoir ce qu'est d'avoir faim!
Alors franc maçon Jean Jaurès? Je n'en sais rien et je m'en fous! Ce qui compte c'est l'humanisme! Le vrai, pas celui qui prend des vessies pour des lanternes.Un chat est un chat! Pas un ange.
Bien à vous Bruno.

sacco 31/07/2009 13:52

un franc maçon ?