L’Islam est vu comme la boite de Pandore pour les uns ou comme une bombe à retardement

Publié le 10 Août 2009

C’est les vacances, le mois d’Août est propice à la farniente mais aussi à la réflexion. C’est le moment de prendre conscience mesdames, sur les plages et dans les rues, sans pour autant paniquer, que les choses du quotidien sont en pleines mutations.
Des lecteurs me diront sans doute que ma plume s’engourdit, que ma verve s’assèche de n’écrire en ce moment que sur les libertés des femmes et principalement celles des femmes musulmanes. Tant pis. Je vais donc conclure pour le moment ma série d’article sur la burqa et le niqab en espérant tout de même que les femmes qui m’auront lu, au-delà des frontières de la ville de Puteaux, auront à l’esprit l'idée que la liberté n’est pas un bien impérissable. Que la Liberté de la femme a d’abord été une conquête de leurs aînées et bien souvent dans le sang. Alors, si une religion, quelle qu’elle soit, une philosophie politique, quelle qu’elle soit, devait un jour attenter à cette liberté fondamentale de la femme à vivre libre et égale à l’homme, j’espère que vous ne serez pas les dernières à vous lever comme les femmes d’Algérie, d’Afghanistan et d’Iran contre la dictature des mots et des attitudes.  

L’Islam est vu comme la boite de Pandore  pour les uns ou comme une bombe à retardement pour beaucoup d’autres.
Que ce soit nos dirigeants politiques mais aussi de nombreux responsables économiques. 
Pandore ou bombe pour des raisons d’intégration ou tout simplement pour faire face à une immigration massive qui fût le plus souvent incontrôlée.
Immigration de la misère venues d’horizons variés et souvent d’obédience islamique.  Ces dirigeants et responsable totalement dépassés par le phénomène s’alarment désormais ou baissent les bras. Pourquoi ?

La déchristianisation de l’Europe allant de pair avec la montée en puissance de l’Islam provoque des remous puissants que nos cultures occidentales ne peuvent plus tout à fait contrôler.

Notre culture Judéo-chrétienne est niée et reste niée à ce jour. Souvenons-nous de l’épisode Jacques Chirac qui avait refusé de l’intégrer dans ce qui failli être la constitution européenne pour ne pas offusquer la Turquie.
Notre culture Judéo-chrétienne est donc ravaler au niveau inférieure comme étant une réminiscence d’un temps dépassé  si ce n’est passéiste au nom d’une politique culturelle minimaliste (voir les émissions de  télévisions bêtifiantes) et par une politique de consommation à outrance de biens matériels.
Les particularismes des peuples sont réduits à leur petits travers, leurs cultures sociétales également. L’Europe sans frontière des marchants et des banques, tel un rouleau compresseur, écrase tout sur son passage. C’est donc sur vide culturel et cultuel que s’installe une religion et une culture radicalement différente qui n’a pas de contrepartie.
Ce qui fait dire à des extrémistes musulmans de l’Amicale de Créteil en novembre 1999 devant ce vide  "Ce Continent s'offre à nous, ou plutôt c'est Allah qui nous l'offre, comme un fier guerrier métamorphosé en femme soumise".

Gérard Brazon

Lire un article de Jamil Sayah enseignat le droit public à l'Université Pierre Mendés France à Grenoble sur le site "Femmes sous lois musulmanes"

Dernière contribution à la réflexion  sur L'islam et le port du voile Certains disent que c'est une obligation du Coran, d'autres non. Qu'en est-il ?

  Traduction de Jacques Berque:

 

Prophète, dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leurs mantes : sûr moyen d'être reconnues (pour des dames) et d'échapper à toute offense - Dieu est Toute indulgence, Miséricordieux. 

Sourate XXIV (24), verset 31

Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui en émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leur vêtement. Elle ne laisseront voit leurs agréments qu'à leur mari, à leurs enfants, à leurs pères, beaux-pères, fils, beaux-fils, frères, neveux de frères ou de sœurs, aux femmes (de leur communauté), à leurs captives, à leurs dépendants hommes incapables de l'acte, ou garçons encore ignorants de l'intimité des femmes. Qu'elles ne piaffent pas pour révéler ce qu'elles cachent de leurs agréments.*

Note du traducteur :

"leurs agréments" : le mot est à entendre non seulement des parures mais des appas corporels. On a renoncé à traduire une suite de 25 pronoms au féminin pluriel.
A qui note dans le Coran le caractère personnaliste de ce pronom affixe la répétition s'avère significative. Le législateur paraît ici soucieux de ménager à la femme ce qui fait partie de sa personnalité, en évitant seulement l'exhibition provocante. Si cela est vrai, on est loin des interprétations extensibles de la coutume juridique.

Extraits d'une article de Al Hayat, Londres

Le voile, une vieille coutume ?

Le voile, rappelle Elaph, est une vieille coutume qui remonte aux temps des Babyloniens et des Perses. Il n'était pas uniquement réservé aux femmes. Certains chevaliers arabes, à l'époque préislamique, le portaient pour échapper à leurs ennemis.
Il n'était pas non plus synonyme de vertu.
Le voile était surtout répandu chez les prostituées qui voulaient passer incognito.
L'islam n'a jamais fait du voile une obligation.
Les premières musulmanes ne se couvraient pas la face en présence du Prophète. Elles conversaient avec le Prophète librement.
La femme musulmane resta dévoilée tout au long des dynasties des Omeyyades et des Abbassides.
Le voile ne refit son apparition qu'avec le déclin de l'empire musulman.

 

Sourate (33) XXXIII, verset 59

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Achile 10/08/2009 21:05

merci pour ces textes, le sujet m'intéressait et je me suis pris à lire tous vos articles.

Gérard Brazon 10/08/2009 21:18


C'est moi qui vous remercie. Bien à vous.