Lettre de Brigitte Gabriel. Une femme de courage, un trait de caractère devenu si rare en France.

Publié le 14 Septembre 2009

Nous avons, en France, l'habitude d'avoir une seule vision de la politique au Moyen Orient très favorable aux pays Arabes et singulièrement aux Palestiniens. C'est un fait et ce depuis 1967 !
Je fais partie de ceux qui pensent que le seul pays véritablement démocrate au Moyen Orient est Israël. Le Liban en est un autre mais, malheureusement enferré dans des règles de partages obligatoires entres les différentes communautés religieuses. Le Liban fait ce qu'il peut avec son environnement politique actuel et beaucoup de chrétiens libanais se trouvent dans l'obligation de partir à l'étranger! Alors, est-ce trop d'espérer qu'Israël et le Liban, ces deux pays que tout oppose aujourd'hui, puissent un jour former une union industrielle, commerciale et financière. L'union de ces deux intelligences, à mon sens, transformeraient la région en un pôle de richesse formidable.
Au delà de ces deux pays, la démocratie n'existe pas! D'où ma totale incompréhension de ce parti pris Européen et particulièrement français. Certes, la France perdrait des contrats commerciaux, des contrats d'armements et autres affaires financières! Des entreprises en souffriraient certainement mais, lorsque l'on se veut un phare de la Liberté et de la Démocratie, on ne peut indéfiniment soutenir des politiques qui soient contraire aux droits de l'homme les plus élémentaires comme l'envoi de bombes humaines dans les centres commerciaux ou l'embrigadement d'enfants soldats dans les écoles de Gaza au frais de l'Europe et de ses contribuables! A ce propos, le silence de nos associations de défenses des droits de l'homme sont bien silencieuses. Je publie une lettre de Brigitte Gabriel. Une de ces femmes si courageuses qui prennent des risques pour assurer la Liberté d'expression contre la lourdeur du politiquement correct !

Gérard Brazon


Lettre ouverte de Brigitte  Gabriel
Je suis honorée et fière d'être aujourd'hui parmi vous en tant que Libanaise parlant en faveur de la seule démocratie du Moyen Orient, Israël. J'ai été élevée dans un pays arabe et je voudrais vous donner ici un aperçu venant de l'intérieur du monde arabe.
J'ai grandi au Liban où on m'a enseigné que les Juifs étaient " le Mal ", Israël " le Diable " et que nous n'aurions la paix au Moyen Orient que le jour où tous les Juifs seraient morts, engloutis dans la mer.
Quand les Palestiniens et les Musulmans du Liban ont déclaré leur Jihad contre les Chrétiens en 1975, ils ont commencé à les massacrer, ville après ville. Je me suis retrouvée dans un abri souterrain depuis l'âge de 10 ans jusqu'à 17 ans, sans électricité, mangeant de l'herbe pour survivre et, rampant sous les balles de tireurs embusqués, pour parvenir à un point d'eau.
Ce sont les Israéliens qui nous ont sauvé au Liban. Ma mère a été blessée par un obus tiré par des "jihadistes" et elle a été transportée vers un hôpital israélien pour être soignée. Lors de notre arrivée aux "urgences" j'ai été frappée par ce que j'ai vu : des dizaines de blessés, des Palestiniens, des Libanais et des soldats Israéliens jonchaient le sol. On soignait les blessés en fonction de la gravité des blessures, ma mère avant un soldat israélien, étendu près d'elle. Ils ne tenaient compte ni de l'identité ni de la religion du patient, ils ne tenaient compte que de la blessure à soigner, et c'était nouveau pour moi !
Pour la première fois de ma vie j'ai vécu une compassion humaine qu'il ne m'a pas été donné de vivre dans la culture du pays où je suis née. J'ai vu des "valeurs nouvelles" appliquées par des Israéliens, capables de compatir pour un ennemi, dans les moments les plus difficiles. J'ai passé 22 jours dans cet hôpital et ces 22 jours ont changé toute ma vie et toute la vision que j'avais du monde extérieur, que je ne connaissais qu'à travers les médias libanais.
J'ai réalisé que mon gouvernement m'avait "vendu" des mensonges grossiers sur les Juifs et sur Israël. J'ai réalisé aussi que si j'avais été une Juive au milieu d'un hôpital arabe, j'aurais été lynchée et jetée dehors au milieu des cris de joie et de "Allahou Aqbar" (allah est grand), retentissant partout dans le voisinage .

 Dans cet hôpital, j'ai noué des amitiés avec les familles de soldats blessés, notamment avec Rina, dont le fils unique était blessé aux yeux. Alors que je lui rendais visite, un groupe musical de l'armée israélienne était venu remonter le moral des soldats blessés et ils ont entouré son lit en chantant. Rina et moi nous fondîmes en larmes et je me suis sentie de trop, esquissant un mouvement de sortie, mais Rina m'a retenue par la main, me rapprochant d'elle sans me regarder, "tu n'es pour rien dans tout cela…". Nous sommes restées ainsi quelques instants, pleurant la main dans la main.

 

Comment ne pas comparer cette mère à côté de son fils unique au visage déformé par une explosion, capable d'aimer son propre ennemi, et ces mères musulmanes qui envoient leurs enfants se faire exploser en pièces, juste pour tuer des "infidèles"…

La différence entre le monde arabe et Israël est une différence de valeurs et de caractère. Nous sommes devant un contraste entre la barbarie et la civilisation, de la dictature face à la démocratie, du Mal contre le Bien. Il fut un temps où il y avait un endroit particulier dans les profondeurs de l'enfer pour toute personne qui tuait un enfant intentionnellement . Aujourd'hui, ce meurtre est rendu "légitime" comme "lutte armée" des Palestiniens.
Mais on oublie cependant que si une telle conduite est rendue légitime contre Israël, elle le sera partout ailleurs, du fait que des gens sont élevés et éduqués dans la croyance subjective que s'envelopper de bâtons de dynamite et de clous pour tuer des enfants, c'est servir Allah. Du fait qu'on a enseigné aux Palestiniens que tuer des Israéliens innocents fera avancer leur cause et qu'on les a encouragés à le faire, le monde entier aujourd'hui souffre de cette plaie qu'est le terrorisme, de Nairobi à New York, de Moscou à Madrid, de Bali à Beslan.

On attribue les attentats suicide au désespoir de l'occupation. Ceci est un leurre. Je vous rappelle que la première attaque terroriste commise par des Arabes contre des Juifs en Israël a eu lieu 10 semaines avant la déclaration d'indépendance. Elle a eu lieu un dimanche matin, le 22 février 1948, anticipant cette indépendance. Trois camions piégés ont explosé dans la rue Ben Yéhouda à Jérusalem et 54 personnes sont mortes et il y eut des centaines de blessés.

Le terrorisme arabe n'est pas mû par le désespoir mais par une volonté farouche d'empêcher tout état juif dans la région. 
 

Brigitte Gabriel
Journaliste chrétienne  libanaise

Fondatrice de AmericanCongress for Truth

 


 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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