400.000 € détournés par des Sénateurs UMP. Par Denis d'Enquête et Débat.

Publié le 25 Octobre 2014

Lu sur Enquête et Débat

Sénat détournement 400.000 € Le 20 mai 2014 : Le Parisien révèle l’ouverture d’une information judiciaire concernant de possibles détournements de fonds au profit de plusieurs sénateurs UMP.

Les policiers de la BRDA ont été chargés d’enquêter après un signalement de la cellule anti blanchiment Tracfin, comme pour la mafia ou les gangsters !

Le service Tracfin « avait adressé, au mois de juin 2012, un rapport au procureur de la République de Paris, après avoir repéré des flux financiers suspects entre les comptes de l’URS et ceux du Crespi. »

Il ne faut pas oublier qu’en 2012, le groupe UMP aurait perçu 3,7 millions €.

Jean-Pierre Bel, le président du Sénat :

  •  « Qu’en aucun cas ces faits, s’ils étaient avérés, ne mettent en cause le Sénat dans sa gestion budgétaire. »
  • « Le Sénat ne porte aucune responsabilité dans l’utilisation des dotations attribuées aux groupes politiques pour leur fonctionnement. »
  • « Très attaché à la transparence de la gestion des fonds publics, Jean-Pierre Bel se réserve le droit de donner les suites qui se révèleraient nécessaires. »

Le 16 septembre: Mediapart publie une liste de probables bénéficiaires de détournements de fonds,  d’argent public, au Sénat atteignant près de 400 000 € en 2 ans par l’intermédiaire :

  1. d’une association de loi 1901, l’Union républicaine du Sénat (URS), dont le siège est situé à Saint-Valérien (Yvelines), et qui aurait perçu des fonds de la part du groupe UMP du Sénat.
  2. du Cercle de réflexion et d’études sur les problèmes internationaux (Crespi) : un nom ronflant pour une usine à gaz.
  • Jean-Claude Gaudin, le président du groupe UMP au Sénat et maire de Marseille aurait « encaissé 24 000 € en 6 chèques. »
  • Roland du Luart, sénateur de la Sarthe depuis 1977 et vice-président de la commission des finances, aurait lui « bénéficié de 27.000 € en 6 chèques. »
  • Joël Bourdin, sénateur de l’Eure et membre de la commission interne chargée de contrôler les comptes du Sénat, « gratifié de 4 000 €. »
  • Jean-Pierre Raffarin, l’ancien premier ministre dont l’attaché de presse justifie les 2 000 € distribués directement par le groupe UMP par le défraiement d’un « voyage au Canada » à la rencontre de militants…

On rêve debout !

Ce même Jean-Pierre Raffarin est candidat, “à l’insu de son plein gré” à la présidence du Sénat(vote 28 septembre 2014).

Sont cités mais combien ont touché ? car je ne suis pas abonné à Mediapart :

  • Hubert Falco, maire de Toulon et ancien secrétaire d’Etat ,
  • Jean-Claude Carle, vice-président du Sénat,
  • Gérard Longuet, ancien ministre de la défense.

 TOUJOURS PLUS !

D’un côté nos politiques, auxquels on confie le budget de la nation, qui se “servent” sur la bête en premier lieu avec les cumuls de mandats,

 Sénateur : 12.246 € nets par mois + frais de mandat : 6 240,18  €  = 18.686  € 

  • Indemnité mensuelle : 7 100,15 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 514,68 €),
  • une indemnité de résidence (165,44 €)
  • une indemnité de fonction non imposable (1 420,03 €).
  • Cela représente 5 388,72 € nets par mois.
  • Outre ces indemnités, le président du Sénat perçoit par ailleurs une indemnité de fonction de 7 057,55 €.

au total 12.446 € nets

Indemnité représentative de frais de mandat : 6 240,18 € bruts par mois pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d’habillement…).

Avantages : 7 548 € mis à disposition pour rémunérer leurs collaborateurs (dont son épouse, ses enfants, gendre…) , dotation micro-informatique, accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, forfait global de communications téléphoniques.

Cumul : possible. Un sénateur ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d’autres mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire de base, soit 8 272,02 €.

Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 757,34 € au titre de ses mandats locaux.

De l’autre, les immigrés qui envahissent le pays pour toucher des allocations versées à flot:

  • une allocation temporaire d’attente (Ata):  340,50 € pour un mois
  • des allocations familiales jusqu’à 8-10 enfants par femme
  • le RSA: 499,31 € minimum, couple sans enfants 748,97 €
  • l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) : 792 €/mois pour une personne seule, 1 229,61 €/mois pour un couple
  • l’allocation aux adultes handicapés (AAH): 790,18 €.

La CMU: le nombre de bénéficiaires a bondi de 7,5% en 2013, 4,3 millions de personnes profitaient du système, coût global 1,6 milliard pour la collectivité.

Un droit au logement, Ah oui mais qui finance ?

Et on s’étonne que notre pays soit exsangue, en faillite… 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Epicure 25/10/2014 18:16


Ceci démontre ma théorie: personne ne veut que ça change! Aucun blog ne commente ni ne reprend mes propositions à la Etienne Chouard, formule que je chéris depuis près de 50 ans et qui dérangent
aussi ceux qui aspirent au Pouvoir contre le Pouvoir en place, aspiration pour pour eux-mêmes et leur idéologie, leur Parti et leurs illusions aussi! . Rien ne fera changer cette chienlit tant
que des Affairistres Carriéristes se feront élire et ré-élire par des benêts pour une législature de 45 ans......................!

Claude Germain V 25/10/2014 17:31


Avec ce genre de personnage ,il n'y a plus de politesse a avoir , nous allons emplyer un langage djeune en ce qui les concerne : CE SONT DE SUPERS SALOPES AVEC TOUTES LES "AUTRES " ET LE SYSTEME
QUI LES COUVRENT .ET COMME LE SYSTEME QUI LES COUVRENT EST MILLE FOIS PLUS POURRI QU'EUX , ON N' EST PAS SORTI DE LA PANADE .......