A l'aune de Charles de Gaulle, ils sont si petits ces hommes de pouvoir.

Publié le 20 Juin 2010

Je publie un texte de Pierre Régnier qui imagine les ombres des grands hommes et des petits de cette république.

Le plus grand étant le général de Gaulle que certains osent "honorer" à Colombey tout en ayant jamais cessé de trahir sa pensée. Je pense à Jacques Chirac, entre autres, le préféré des français selon les sondages, celui qui vit dans un appartement prêté par un 1er ministre libanais. A cet homme qui, avec Edouard Balladur, théorisa la cohabitation (collaboration?) avec François Mitterrand. Cet homme qui changea d'idées et de positionnements aussi facilement que de chemises tout au long de sa carrière. Cet homme sympathique, disent ceux qui l'ont côtoyé, n'était pas et n'est pas un gaulliste.

 

Charles de Gaulles payé ses dépenses à l'Elysée. Charles de Gaulle est parti en refusant sa retraite de Président de la République affirmant que celle de général lui suffisait. Charles de Gaulle était un homme de pouvoir pour la France et non pour lui-même. Il a quitté deux fois ce pouvoir en 1946 et 1969 de son plein gré.

Je songe à ces prétendus héritiers qui n'ont jamais cessé d'abandonner à d'autres la souveraineté française.

Ø     Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatibles avec les droits et les devoirs de la République. (1963)

Ø     On peut faire des discours sur l’Europe supra nationale, ce n’est pas difficile : Il est facile d’être un jean foutre! (10 juin 1965)

Ø     Le capitalisme porte en lui-même les motifs d’une insatisfaction massive et perpétuelle.

 

Le général Charles de Gaulle agace aujourd’hui nos dirigeants de droite comme de gauche car les français les jugent à l’aune de cet homme. Ils sont touts petits, ils s’accrochent aux lacets de ses chaussures.

Charles de Gaulle n'était pas pour cette europe au petit pied que nous lègue ces soi-disant héritiers. Que les Gaullistes s'en rendent compte aujourd'hui c'est bien mais surtout qu'ils ne l'oublient pas de nouveau demain.

 

Alors oui de Gaulle c'est le pragmatisme, c'est le courage, c'est l'audace mais c'est surtout « une certaine idée de la France » forte, généreuse mais pas idiote, puissante mais pas insouciante, accueillante mais pas débordée par l'immigration, sévère lorsqu'il le faut, droite et sincère avec ses valeurs: Liberté - Egalité - Fraternité  et désormais pour moi et pour des millions de français Laïcité. Cette France c'est celle de Gaulle. Pas celle des petits compromis entre amis et des prières dans les rues.

             

Charles de Gaulle portait en lui le besoin de transformer la confusion en ordre comme tous les hommes de l’Histoire qui ne sont pas des hommes de théâtre disait André Malraux

 

Gérard Brazon 

           

 

 

Un 18 juin bien particulier de Pierre Régnier

         Je veux faire un reproche à Maxime Lépante, dont on voit partout les images. Certes, il nous montre bien ceux des musulmans, nombreux, qui veulent revenir au Moyen Age en bloquant les rues, alignés les fesses en l’air, dans une République laïque du troisième millénaire. Certes, on ne peut lui reprocher de ne pas montrer les autres musulmans, beaucoup plus nombreux qui sont restés chez eux, parmi lesquels, probablement, sont en majorité ceux qui sont navrés de l’état d’arriération de leurs coreligionnaires venus de partout à la Goutte d’Or pour la démonstration politico-religieuse hebdomadaire. Mais pourquoi Maxime nous laisse-t-il croire qu’il n’y a là que des musulmans ?

Certes, on ne les voit pas vraiment mais on les devine très bien. Tout au fond, là-bas, à plat ventre devant les autres, il y a le préfet du dix-huitième arrondissement. Et Daniel Vaillant et Bertrand Delanoé. Il y a Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux et François Fillon et Nicolas Sarkozy. Il y a Martine Aubry et Jean-Luc Mélanchon, Olivier Besancenot et Marie Georges Buffet. Et Daniel Cohn-Bendit et Mouloud Aounit et Dominique Sopo. Et même Daniel Mermet et Robert Ménard et Caroline Fourest… Je ne peux pas les nommer tous, on ne les compte plus. Rien que les journalistes de France Inter qui tiennent à être présents, ça fait vraiment du monde !

Et pourquoi Maxime ne fait-il pas un plan serré sur cet autre, le grand, resté debout celui-là, tout là-bas, encore plus loin, tenant la main du petit Guy Môquet, et qui pleure en désignant tous les pleutres allongés là devant l’obscurantisme méprisant, grandissant, envahissant ? En les désignant, même, un par un, et en prononçant leur nom à chacun. Maxime ne nous donne pas le son mais on peut très bien les retrouver, ces noms, en suivant le mouvement des lèvres du général, livide, écoeuré, abattu, qui doit s’appuyer contre le mur pour ne pas tomber - qui aurait cru ça de lui, 70 ans plus tard ? - On peut lentement reconstituer, sur ses lèvres : Déat, Doriot, Henriot, Brasillach, Drieu La Rochelle, Céline…

Car il y a là aussi, à la dérive en ce 18 juin 2010, soumis, l’esprit plus bas que terre, se vautrant dans la défaite de la pensée, bien des gens des lettres et des arts, et de l’enseignement et de tout le milieu intellectuel possible et imaginable de la société du nom sens et de l’aveuglement qui, dans leur immense lâcheté, se prennent pour de courageux penseurs, pour d’exemplaires moralistes, pour de fins sociologues, pour des analystes futés puisque les médias du présent, de l’ancienne presse sur papier et de la télévision et d’Internet, leur répètent chaque jour que c’est ça qu’ils sont.

Non. Qui se répètent chaque jour, omniprésents, que c’est ça qu’ils sont. Forcément convaincus qu’ils ont raison puisqu’ils s’invitent sans fin entre gens convaincus qu’ils ont raison, se félicitant et s’admirant mutuellement devant les micros et les caméras, en rond et faisant grand tapage et se serrant bien l’un contre l’autre pour ne pas entendre et ne pas voir, derrière eux, le petit peuple en colère dont ils ont décidé, une fois pour toutes, qu’il était l’extrême droite raciste, haineuse, infâme, nauséabonde.

Et plus loin encore, sur les images de Maxime Lépante on voit Khadafi, plié en quatre et se tenant le ventre, qui se bidonne franchement, lui, de ce qu’il vient de se prouver une fois de plus. Il sait en effet que dorénavant, même quand on leur annonce en langage clair le but exact de l’islamisation de l’Europe, les européens - pas le petit peuple mais ceux qui comptent, ceux des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques - trouvent ça très bien.

Je n’irai pas saucissonner à la Goutte d’Or avec des républicains résistants du petit peuple qui ne compte pas. Le préfet m’a dit que je devrai rester chez moi. Soit, mais je vais essayer de publier quelque chose sur Agoravox à propos de ce curieux 18 juin. Celui de la couardise politique, du déshonneur de la Gauche et de la débâcle journalistique.

De la lâcheté française qui se croit majoritaire et qui, heureusement, ne l’est pas.

Pierre Régnier

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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