A la crèche, les stéréotypes "genrés" se portent bien? Préface Gérard Brazon

Publié le 28 Mars 2013

Dans cet article de Libération il y a à boire et à manger. Pour ma part, les femmes sont de fait les égales des hommes, c'est une évidence.

Gérard 59-1 ans  Elles ont les mêmes droits juridiques et civils que ce soit clair. Pour autant, enfonçons une porte ouverte, faisons une lapalisade, elles ne sont pas des hommes par le simple fait que nous n'avons pas le même sexe, tout simplement.

 

Elles ont cette force que jamais les hommes n'auront: elles donnent la vie. "La femme, l'avenir de l'homme"... et ce n'est pas en louant des ventres de femmes, les "marchandiser" en quelque sorte, que l'on verra la preuve d'un progrès en marche! C'est même le contraire! La femme esclave, au ventre achetable, d'autant plus dans une situation économique désastreuse!

 

Pour autant, faut-il qu'elle soit condamnée, petite fille, à être vêtue de rose, condamnée à ne jouer qu'avec des mini aspirateurs, des cuisinières, des poupées, etc. comme nous avons pu le constater nous-mêmes lorsque nous étions enfants. 

 

Je ne suis pas pour les "genders", je crois que c'est une stupidité monstrueuse. Je crois à l'éducation des droits, de la liberté et de l'égalité de traitement. Que la gauche comprenne que ce n'est pas un progrès que de refuser la loi de la nature. Un homme ne portera jamais un enfant. Mais si enfant, cet homme  avait pu jouer à la poupée, et qu'il est pu être libre de le faire ce serait déjà pas mal pour peu que la petite fille puisse jouer aux camions ou aux lego sans que ses parents la regardent comme "un garçon manqué". Il n'y a pas de filles manquées ni de garçons manqués. Il n'y a que des enfants qui jouent, qui apprennent, se construisent et à qui l'on ne doit pas interdire de jouer à des jeux dit "sexués". 

 

Ce n'est pas sur les différences sexuelles naturelles qui faut se pencher mais sur les droits, sur l'égalité, sur le respect de l'autre et là, il y a vraiment du travail éducatif à faire dans les écoles, si ce n'est dans l'espace publique qui reste trop souvent un espace masculin où la femme reste incongrue si elle n'a pas une raison visible si ce n'est évidente (enfants, travail,) au yeux des hommes d'être présente. Car il faut bien l'admettre, une femme se posant sur un banc avec un livre ou pas, ne restera pas longtemps sans être importunée par "le mâle du coin" qui traduira sa présence tranquille par une demande si ce n'est une attente! Contrairement à l'homme qui lui peut lire ou fumer sa clop tranquille! 

Gérard Brazon 

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Un rapport de l'Igas, remis ce jeudi matin à Najat Vallaud-Belkacem, préconise un «pacte éducatif pour l’enfance» pour améliorer l'égalité entre les filles et les garçons dès la naissance.

Par QUENTIN GIRARD de Liberation

Comment diminuer la perpétuation des stéréotypes entre les garçons et les filles dès la petite enfance? C’est l’enjeu d’un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) remis ce jeudi matin à la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem et que Libération a pu se procurer.

 

Pour les deux auteurs, les inspecteurs généraux Brigitte Grésy et Philippe Georges,  à la crèche, «les pratiques, sous couvert de neutralité, confortent les stéréotypes». Si, dans la théorie, «il n’y aucune mention du caractère sexué des enfants dans les documents des collectivités territoriales et une affirmation de neutralité de la part des professionnelles», ils remarquent que des déséquilibres se créent malgré tout dans de nombreuses activités de ces lieux d'accueil.

Poupée contre Légo

Les observations menées donnent souvent des résultats déjà connus: les filles sont moins stimulées et moins encouragées dans les activités collectives, leurs apparences et leurs émotions au contraire sont l’objet de plus d’attention de la part des adultes. Elles participent également moins à des jeux qui favorisent le déplacement et la logique mathématique, comme la construction, les cubes, le sable ou l’escalade.

Les vêtements

Pour les auteurs, les vêtements et leurs couleurs jouent aussi un rôle dans la construction des rôles sociaux. Ils rappellent que «le bleu ne correspond à la couleur des garçons que depuis la fin des années 70» et jugent que «c’est l’avénement de la poupée Barbie en 1959 qui a contribué à ancrer de son côté, la dictature du rose dans les esprits». Ils regrettent également que «les vêtements féminins pour les très jeunes enfants, comme les robes et les jupes, sont peu propices à l’apprentissage de la marche, voire de l’exploration à quatre pattes».

Les questions de représentation

Le prince charmant et la princesse endormie ont la vie dure. Sur 78% des couvertures des livres pour enfants figure un personnage masculin, il y a deux fois plus d’histoire de héros avec des garçons et mêmes les animaux s'y mettent, où là, «cette asymétrie s’établit alors dans un rapport de 1 à 10».

Dans la publicité, les auteurs remarquent que «dans toutes les mises en scène d’une relation forte entre un père et son bébé, le sexe de celui-ci, quand il est indiqué, est toujours masculin».

Le personnel encadrant

L’une des questions est aussi la place des hommes dans l’univers de la petite enfance. Ils représentent en moyenne 1% des effectifs, notamment, pour les auteurs, parce que les métiers sont trop conçus sur la base du «paradigme de l’amour maternel». La rémunération et la valorisation de ces professions sont aussi des freins.

Pour tenter de remédier à ces questions, Brigitte Grésy et Philippe Georges proposent «cinq axes et quinze recommandations». Si on ne sait pas encore ce que va retenir la ministre des Droits des femmes, la principale proposition est de mettre en place un «pacte éducatif pour l’enfance» nommé PASS-AGE (mais le nom est déjà pris par le conseil général du Bas-Rhin). Cela consisterait à «inscrire dans les orientations de la formation continue du personnel de la petite enfance la proposition de formations relatives à la socialisation différenciée des petites filles et des petits garçons» et à «promouvoir des engagements contractuels avec les professionnels du jouet, des livres pour enfants, des vêtements».

Par ailleurs, ils souhaitent une dizaine d’expérimentation dans des crèches-pilotes, dès 2013, citant en exemple celle de Bourdarias, à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Sensibiliser les parents, notamment les pères, est aussi une priorité.

Si les auteurs insistent sur l’importance d’éviter les stéréotypes dès le plus jeune âge pour éviter un «gâchis de talent et d’inventivité», ils sont également conscients des limites de l’Etat. Avant la maternelle, «63% des enfants "échappent" à l’influence d’une action publique». Ils rappellent «que la période préscolaire est nichée au sein d’autres systèmes de socialisation que sont au premier chef les parents mais aussi les médias et la société entière».

De plus, pour le personnel encadrant, cette question ne semble pas être une priorité. En Ile de France, une formation volontaire intitulée «pour une éducation non sexiste» a été retirée au bout de trois ans faute d’inscription. 

Si ce rapport est suivi dans les grandes lignes par le gouvernement, il devrait causer la colère de l’opposition qui dénonce régulièrement l’envahissement selon eux de la théorie du genre dans l'éducation nationale.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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FRANHENJAC 29/03/2013 01:19


Bientôt ils  interdiront aux filles de porter des jupes.

Epicure 28/03/2013 16:51


L'échec  du Roi de Prusse à découvrir la langue originelle en isolant des enfants (de pauvres évidemment) pour "voir quelle langue ils parleraient" sic..n'a de pendant que l'idéal marxiste
Nazi et Kibbtuznik  socialiste de CREER un HOMME NOUVEAU.


On a vu les résultats nuls sur l'Homme Nouveau sauf la sociabilité améliorée chezles gens des Kibbtutz, mais leur difficultés à vivre seuls dans un environnement différent et compé"titif. 


L'adaptation de l'individu en accord avec son sexe et son genre et l'individualisme sociétal bien compris restent encore la seule issue à un problème gaussiennement insoluble.


Ces rêveurs socialistes , sauf à nous embrigader dans un nouveau totalitarisme, vont se casse rles dents à coup sûr...


Il nous reste, comme d'habitude, à compter les points et souffrir le passage voire à y crever si cela tournait mal...


Mais l'avenir échappera toujours aux vivants... et cela, c'est une certitude objective...C'est pourquoi, plus près de ma fin que de mes débuts, je m'en balance...