A la recherche de la Paix pour le Proche-Orient- Par Victor Perez

Publié le 6 Août 2012

 

La solution dans le conflit proche-oriental envisagée par les puissances internationales, notamment à travers la Feuille de route, et répétée à longueur de temps comme un leitmotiv incontournable est un règlement négocié qui aboutira à la création d'un « État palestinien » indépendant, démocratique et viable vivant aux côtés d'Israël en paix et en sécurité. Peut-on imaginer dans un délai assez court voir l’état juif en tant qu’état du peuple juif vivre en toute sécurité dans cette région ?
Deux exemples parlants nous permettent d’apprécier la réponse.
     
L’Egypte a signé la paix avec l’Etat d’Israël en 1979. Après plus de trois décennies, le constat de cette paix est plus que décevant. Les Egyptiens n’ont pas été incités à visiter le pays voisin et, ainsi, à connaître le peuple juif. Hosni Moubarak, lui-même, ne s’est rendu qu’une seule fois dans cet état, à l’occasion de l’enterrement d’Itshak Rabin z’’l. Le ministre de la culture Farouk Hosni, quant à lui, avait juré de bruler les livres écrits en hébreu. L’exterritorialité de l’ambassade israélienne au Caire fut violée par des manifestants et ses occupants menacés de mort. Deux acteurs égyptiens piégés par une émission satirique de la télévision égyptienne Al Nahar ont réagi très violemment pensant que les présentateurs étaient israéliens. Le producteur et la présentatrice furent roués de coups avant que le studio d’enregistrement ne soit saccagé. « La haine des Juifs jusqu’à la mort » fut aussi l’une des formules entendues dans la diffusion. Etc.

Le second exemple concerne la Syrie. L’état de guerre entre ce pays et l’Etat d’Israël ne perdure, semble assurer l’ONU et ceux qui la gouvernent, que par le refus israélien de restituer le Golan. Cependant, Bachar el-Assad, en digne successeur de son père Hafez, massacre son propre peuple. Hommes, femmes, enfants et vieillards sont pourchassés depuis plus de seize mois par l’aviation, l’artillerie de leur armée mais aussi par les milices iraniennes et du Hezbollahamies du régime baasiste. A ce jour 21000 morts sont officiellement comptés. Malgré cette hécatombe l’opposition syrienne refuse toute aide humanitaire de l’état hébreu. Il est évidemment inutile de rappeler que toute autre aide, d’où qu’elle vienne, est agrée.
Deux exemples parlants, donc, qui démontrent que les peuples frontaliers d’Israël -mais pas seulement- ne sont toujours pas prêts à accepter un état pour le peuple juif à leurs côtés. Une réalité due à une culture de haine alimentée principalement par une religion antisémite, dominatrice, exclusive mais aussi par des politiques véreuses intéressées à détourner le regard des faits et gestes des criminels au pouvoir.
La Paix adviendra en conséquence uniquement lorsque les peuples arabo-musulmans s’ouvriront aux valeurs universelles telles la liberté, l’égalité, la démocratie et enfermeront l’Islam dans des mosquées et leurs gouvernants actuels dans des prisons sans espoir de sorties.
Une voie très loin d’être empruntée par les populations des cinquante-six pays del’Organisation de la Coopération islamique qui, lorsque l’occasion leur est donnée choisissent démocratiquement de s’en éloigner encore plus.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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