A Marseille, "le sentiment d'insécurité mine le moral des habitants"

Publié le 14 Avril 2012

A Marseille, "le sentiment d'insécurité mine le moral des habitants"

Un homme de 26 ans a été tué jeudi vers 21h50 par plusieurs balles de kalachnikov alors qu'il se trouvait dans sa voiture sur un parking du 8e arrondissement de Marseille, 24 heures après l'assassinat, selon un scénario similaire, du neveu d'un caïd décédé du trafic de drogue.

afp.com/Anne-Christine Poujoulat

Mais où est passé le Maire de Marseille? Ou est passé Monsieur Le Ministre de l'intèrieur?  Les malfrats, les voyous se moquent de la politique! Se moquent des élections présidentielles! Ils pourraient au moins attendre que soit réélu le candidat qui affirme qu'il va laver plus blanc que blanc et qu'avec lui tout va changer, que tous les voyous vont être nettoyé, lessivé... Ils en ont rien à faire ces malfrats! A croire qu'ils aimeraient qu'il perde et que d'autres le remplacent! Lui le plus efficace, le plus doué, le meilleur.  Ce sont les policiers qui assument, s'en prennent "plein la gueule"! Eux savent l'état de leurs moyens! Ils savent surtout ce qu'ils doivent faire devant l'urne car ils restent avant tout des citoyens. Les habitants de Marseille également.

Gérard Brazon

Avec neuf victimes de règlements de compte en quatre mois, Marseille s'enfonce dans la guerre des gangs... Les habitants de la cité phocéenne ont "l'impression que le dérapage peut survenir à tout moment". 

Dans la cité phocéenne, la sécurité fait décidément grise mine. D'un côté, il y a la délinquance dite quotidienne. De l'autre, le grand banditisme. Ce dernier échappant au contrôle des autorités, les règlements de compte entre gangs rivaux ont vu leur nombre croître de neuf victimes au cours des quatre derniers mois. Toutes criblées de balles à l'arme lourde. Le tout, sur fond de trafics de stupéfiants. La dernière en date: un homme de 26 ans a été tué jeudi dans sa voiture à l'arme lourde, dans un parking du VIIIème arrondissement. Un énième drame qui vient miner encore plus le moral des habitants. 

Le recours aux armes de guerre change la donne 

"Le monde d'avant était plus paisible", s'irrite Eric, un ancien de la PJ de Marseille. "Les règlements de compte, il y en a toujours eu à Marseille. Mais nous les regardions de loin". Au-delà de la radicalisation de la violence, "le recours aux armes de guerre change la donne", souligne Jeannot Felden, secrétaire régional de l'Unsa Paca. "Les armes lourdes font la loi. Mitrailleuses ou kalachnikovs peuvent faire des ravages des mains d'amateurs. D'autant que ceux qui s'en servent, sont souvent de jeunes inexpérimentés qui n'ont aucun mal à s'en procurer". Marseille étant une ville portuaire qui facilite les trafics d'armes, notamment en provenance des pays de l'Est. 

Avec l'arrivée de ces nouvelles armes, "on est moins rassuré qu'avant parce qu'on a l'impression que le dérapage peut survenir à tout moment", confie Eric. Une peur nouvelle d'un autre type, s'est installée. Celle de devenir un jour, à tout moment, la victime collatérale de règlements de compte entre bandes organisées. Qu'importe que les règlements de compte ne concernent pas le quidam, la peur de tomber au mauvais moment et de se faire tirer dessus, est bien réelle.  

J'ai l'impression qu'on est devenu le nouveau Chicago des années 30 

La guerre des gangs renvoie à un lointain passé pour certains. "J'ai l'impression qu'on est devenu le nouveau Chicago des années 30", renchérit Géraldine, vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter. "D'ailleurs, ils devraient y avoir davantage d'agents de police. Il en manque terriblement. Depuis 5 ans, leurs effectifs ne cessent de diminuer". Et de déplorer le manque d'organisation. "Les flics, dans certains quartiers, on les voit quelques jours, et après plus rien pendant des semaines. Pas étonnant que ca dégénère".  

Alors qu'on l'attribuait initialement aux personnes âgées, aux femmes et habitants des quartiers difficiles, le sentiment de vulnérabilité a gagné l'ensemble de la population. Sans compter qu'auparavant, "on voyait des uniformes, ca rassurait les gens", déplore un autre ancien de la PJ de Marseille. "Aujourd'hui, dans un souci d'efficacité, l'uniforme a été remplacés par la tenue en civil. Alors, certes on arrête davantage de voyous, mais ca n'a plus d'efficacité visible. Les gens reprennent des libertés". Et parfois au péril de certains.

 Anouk Rijpma, 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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isabelle 15/04/2012 06:10


Et pourtant la Méluche vient de dire que Marseille était une ville délicieuse, symbole du vivre-ensemble radieux etc...etc... Je me demande combien, dans la foule qui l'acclamait, étaient
véritablement Marseillais.

Charles Martel 14/04/2012 13:26


Tout ça est le résultat des mauvaises politiques UMPS.Et apres les éléctions ça se poursuivra...Quant on laisse le pouvoir aux étrangers on ne peut s'attendre a mieux...


 


 

jpb 14/04/2012 12:58


bizarre,bizarre,vous avez dit bizarre!!! comme c'est bizarre,la délinquance baisse ? d'aprèes les sondages pourtant ils sont fiables.