Accouchements : la grande inégalité des prix

Publié le 23 Décembre 2011

Selon une étude, accoucher revient entre 313 € et 3000 € d’un département à l’autre. Et quand l’addition grimpe, les assurées en sont de leur poche.

par Daniel Rosenweg 


 

Beaucoup pensent qu’un accouchement ne coûte rien parce que, souvent, assurance maladie et complémentaire prennent en charge 100% des frais. Pourtant, dans de très nombreux cas, la facture réelle se chiffre en centaines, voire en milliers d’euros pour les familles. En cause : les honoraires facturés par les gynécologues-obstétriciens, qui profitent parfois de la pénurie de praticiens dans leur spécialité pour demander des dépassements d’honoraires très élevés

Evitez les Alpes-Maritimes !

Selon une étude du comparateur en ligne Mutuelle.com publiée en exclusivité par "le Parisien" et "aujourd'hui"
en », le tarif demandé pour un accouchement standard varie de 313,50 € (tarif conventionné, donc remboursé à 100% par la Sécurité sociale) à… 3000 €! A , où le prix moyen est le plus élevé de l’Hexagone, sur 116 gynécologues libéraux étudiés, seuls 3 ont opté pour le tarif Sécu : tous les autres facturent des dépassements d’honoraires. Autant dire que les personnes titulaires d’une complémentaire santé « de base », ou sans mutuelle, en sont forcément de leur poche.

Seul recours dans ce cas : l’hôpital. Mais les réservations dans les maternités publiques étant bouclées des mois à l’avance, beaucoup de femmes n’ont d’autre solution que le secteur privé : se diriger vers une clinique ou un praticien hospitalier ayant une activité libérale à l’hôpital. Sur Internet, des jeunes femmes enceintes expliquent ainsi qu’elles ont été contraintes de changer de région peu avant l’accouchement et été obligées de se tourner vers le secteur libéral. En ce cas, mieux vaut éviter les départements du Nord, de l’Ain et surtout des Alpes-Maritimes, qui sont les champions du dépassement, derrière Paris. D’où l’importance de connaître le niveau de couverture auquel vous pouvez prétendre. « En France, les bons contrats prévoient un remboursement à 200%, les très bons offrent jusqu’à 300% et certains, mais c’est rares, couvrent les frais réels », décrypte Gilbert Wilhelm, patron et fondateur de Mutuelle.com. Si les pourcentages paraissent impressionnants, ramenés en euros, c’est souvent la déception. Un exemple? Lorsqu’un assureur vous garantit un remboursement de 200%, cela signifie qu’assurance maladie incluse, si votre addition dépasse 627 € vous en serez… de votre poche

Le Parisien 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

Commenter cet article