Accusé Zemmour, levez-vous...

Publié le 5 Février 2015

La gauche haineuse se prétend humaniste, elle se prétend proche du peuple, proche des libertés et nous pouvons désormais constater que cette gauche est en ralité cette horreur que les Français ont dû subir avant guerre et après guerre. Dogmatique, idéologue et profondément liberticide au nom de la liberté dit-elle, mais surtout au nom de l'homme nouveau, celui du citoyen soumis aux diktats socialistes. Le reste étant forcément fasciste... Ces salauds ont trompé les citoyens, ils ont menti, ils ont triché, ils ne respectent rien et donc, au nom de quoi se permettent-ils de donner des leçons du hauts de leurs beaux immeubles des beaux quartiers, dans les salons dorés des ministères, au frais du contribuable, ce cochon de payant qui ne dit rien. Dans cet article vous allez lire des passages qui ne peuvent être qu'effrayants pour le bon sens.

Gérard Brazon

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Il y a eu l'horreur, il y a eu la sidération, et puis les larmes, le dégoût, l'effroi. Et puis, il y a eu les discours. On s'est mis à parler, on s'est mis à analyser, à commenter. A proclamer, aussi.

Par Natacha Polony 

Combat, unité nationale, refus de la haine et de la terreur... Mais la ferveur magnifique qui a rassemblé des Français anonymes dès ce sombre mercredi 7 janvier s'est rapidement abîmée dans les sous-entendus et les insinuations. Dès le jeudi matin, on lisait dans Libération, sous la plume de Laurent Joffrin, ces mots : « Est-ce un hasard ? Les terroristes ne se sont pas attaqués aux "islamophobes", aux ennemis des musulmans, à ceux qui ne cessent de crier au loup islamiste. Ils ont visé Charlie. C'est-à-dire la tolérance,(évitez de sourire) le refus du fanatisme, le défi au dogmatisme. Ils ont visé cette gauche ouverte, tolérante, laïque, trop gentille sans doute, "droit-de-l'hommiste", pacifique, indignée par le monde mais qui préfère s'en moquer plutôt que d'infliger son catéchisme. Cette gauche dont se moquent tant Houellebecq, Finkielkraut et tous les identitaires... » Et, quelques pages plus loin, ces phrases d'Edwy Plenel : « A force de jouer avec les haines, nous produisons des monstres qui se retournent contre nos libertés fondamentales. Nous avons créé un climat où ces crimes sont possibles. » (Faut-il rappeler que le Joffrin de son vrai nom Mouchard, est fils de millionnaire en euros. Un de ces fils à papa devenu Trotskiste comme bien d'autres.)

Le « climat », on l'a bien compris, ce sont les succès électoraux du FN et éditoriaux d'Eric Zemmour, c'est cette « islamophobie » supposée triomphante, ce sont toutes ces questions qui travaillent la société française en profondeur mais sont sans cesse ramenées à une pensée « nauséabonde », « rance », et tout autre adjectif olfactif devenu l'indispensable corollaire d'un discours conforme au juste et au bien. Une tribune libre dans Libération, expliquant que « l'attentat contre Charlie Hebdo a la sale gueule de Renaud Camus, d'Eric Zemmour et de Marine Le Pen. Il a la sale gueule de leur victoire idéologique » et que « cette société, si forte et si vulnérable, nous devons la défendre, contre l'islam radical et assassin, bien sûr, mais finalement surtout contre ses ennemis les plus pressants et les plus réels ». Cette tribune, signée d'un avocat, résume à elle seule l'ampleur et la violence des accusations. Et laisse malheureusement sceptique sur le devenir de ce « vivre-ensemble » invoqué depuis une semaine.

Mais qui ne voit pas le piège immense dans lequel tombent tête baissée ceux qui cherchent des coupables pour ne pas remettre en question leurs certitudes ? Qui ne voit pas que désigner à la vindicte des gens qui, justement, font profession de dénoncer - avec simplisme, avec excès, oui, et même avec des raccourcis intolérables - le danger d'un islamisme conquérant, c'est renforcer une partie des Français dans l'idée que, décidément, on préfère s'inventer des diables plutôt que de s'attaquer aux vrais démons.

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On pourrait argumenter, mais est-il encore temps ? Peut-on encore opposer la nuance aux radicalisations, aux aveuglements et aux procès en sorcellerie ? La question qui reste est donc celle-ci : y a-t-il une «zemmourisation» des esprits qui ferait de la France un pays de haine ? Et la réponse est non.

Il y a des citoyens excédés de se voir imposer l'abandon du compromis social et politique qui faisait de la France un pays vivable.

Il y a des citoyens fatigués d'entendre un Edwy Plenel se réclamer de Charles Péguy, mais en oubliant cette phrase de ses Pensées : « Il faut toujours dire ce que l'on voit. Surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit. » 

Et avec lui tous ceux qui leur ont expliqué des années durant que défendre ce compromis social et politique, cette façon particulière d'être au monde, relevait de la xénophobie. Alors ces citoyens ont acheté ce livre comme on pousse un cri, ou comme, pour certains, ils mettent un bulletin FN dans l'urne. En désespoir de cause.(Le raccourci de notre journaliste bobo est majeur.Toujours ce discours qui transforme l'électeur FN en victime ou en imbécile.)

Partagent-ils les préventions de Zemmour contre les Lumières ? Prônent-ils l'interdiction des prénoms autres que Pierre et Louise ? Veulent-ils éviter à leur femme « l'aliénation par le travail salarié » en les renvoyant à la maison ? Non, bien sûr. Ils veulent simplement préserver la France.

UN SILENCE ASSOURDISSANT, VOIRE RÉPROBATEUR

Dans le dernier numéro de Charlie Hebdo, que ses nouveaux amis n'ont visiblement pas lu, Bernard Maris (économiste à ce point hétérodoxe qu'il osait, ces derniers temps, se prononcer pour une sortie de l'euro, comme ceux que Libérationl'Obs ou le Point traitent régulièrement de fascistes) signait un éloge, fond et forme, du roman de Michel Houellebecq. Ce Houellebecq que certains accusent de relayer Renaud Camus et son « grand remplacement ». Mais, en décembre dernier, c'est bien Rokhaya Diallo qui déclarait dans l'émission « Des paroles et des actes » « La France [...] change de visage, elle change de religion majoritaire, ce n'est pas grave. » Le réel est complexe. (Ce n'est pas grave que la France devienne musulmane, pas grave que les Français de souche disparaissent ? Quand Renaud Camus le dit, c'est un fasciste doublé d'un imbécile. Quant c'est Diallo, c'est de l'humanisme )

Houellebecq et Zemmour étaient des inconnus en 2002, quand d'obscurs professeurs alertèrent sur les « territoires perdus de la République » et sur l'antisémitisme qui montait. Dans un silence assourdissant, voire réprobateur.

Aussi, à l'heure où des citoyens français sont tués parce que juifs, à l'heure où des dessinateurs sont massacrés pour avoir brandi la laïcité et le droit de rire de tout, la seule urgence n'est pas de désigner des coupables mais d'affirmer que la France est à la fois une idée, une histoire et une géographie qui appartiennent à tout citoyen, d'où qu'il vienne, pourvu qu'on veuille bien les lui transmettre.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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