Actes de christianophobie, viols et meurtres se multiplient en Asie

Publié le 8 Novembre 2012

En Asie, les actes de christianophobie ont été multipliés par 4 en 10 ans !
Au cours des dix dernières années,  constate K.P. Yohannan, président de l’association Gospel for Asia dont la mission est de propager l’Évangile en Asie et de surveiller la situation des chrétiens dans cette région du monde, les persécutions des chrétiens – toutes “dénominations” confondues – ont été multipliées par 4 !

Plus de 6 000 cas de violences antichrétiennes en Inde au cours de dix premières années de ce siècle, la foi chrétienne interdite au Bhoutan, les chrétiens atrocement persécutés dans les pays musulmans : la situation des disciples du Christ se dégrade dans toute l’Asie du Sud. D.Hamiche

« L’Asie du sud est une zone de fortes persécutions pour les chrétiens, qui sont soumis à la violence des radicaux islamiques hindous ou même bouddhistes » : c’est ce qu’affirme dans un entretien accordé à Fides John Dayal, laïc catholique indien, militant des droits humains et collaborateur de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale d’Inde. Intervenu à Rome dans le cadre de la présentation du

Rapport sur la Liberté religieuse dans le monde de la Fondation pontificale

Aide à l’Église en Détresse
Dayal livre à Fides une analyse sombre : « J’ai beaucoup voyagé et j’ai étudié les pays d’Asie du Sud tels que l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan, le Bangladesh, le Népal, le Bhoutan, le Sri Lanka et les Maldives. Dans chacun de ces pays, les chrétiens font l’objet de pressions : ils manquent de la pleine liberté de foi ou souffrent de discriminations et de persécutions. Au Pakistan, en Afghanistan, au Bangladesh et aux Maldives, le danger est l’islamisme militant. Mais en Inde et au Népal, l’hindouisme radical ne l’est pas moins et prend des connotations poussées d’intolérance religieuse et de nettoyage ethnique et religieux. Au Bhoutan, le bouddhisme d’État n’admet pas d’autres communautés de foi et au Sri Lanka, des franges de bouddhistes radicaux pénalisent les chrétiens, notamment sur base ethnique ».

SelonDayal, « l’extrémisme hindou en Inde ne doit pas être sous-évalué au niveau international, notamment parce que l’Inde est une puissance nucléaire ». « Violences, diffusion de la haine, crimes contre les minorités religieuses – poursuit-il – sont en hausse et frappent les communautés chrétiennes : la moyenne est de trois délits enregistrés par jour contre les chrétiens, surtout dans les États tels que l’Orissa, le Karnataka, le Rajasthan, le Gujarat, le Madhya Pradesh et le Chhattisgarh. Selon des données officielles, plus de 6 000 cas de violence antichrétienne ont été recensés au cours des dix premières années du XXIe siècle. Actuellement, on compte des milliers d’évacués chrétiens et de femmes victimes de la traite après les massacres de Kandhamal, en Orissa, en 2007 et 2008 ».

Les organisations auxquelles Dayal appartient, la All India Catholic Union et le All India Christian Council demandent aux gouvernements des différents Etats indiens et au gouvernement fédéral de l’Inde de « sauvegarder les garanties constitutionnelles en ce qui concerne la liberté de foi, en combattant les discriminations de caste ou de religion » et en éliminant surtout « les formes structurelles de persécution », c’est-à-dire les lois qui interdisent la conversion d’une foi à une autre.

Source : Agence Fides Source Vatican Insider



Deux filettes chrétiennes violées en Orissa et l’une des deux assassinée

Écœurant ! Mais pour ce cas connu, combien d’autre ne le seront jamais… En tout cas, merci à l’Agence Fides de nous signaler tout ce qui arrive à son attention… D.H.(Observatoire de la Christianophobie)

Horreur et indignation règnent au sein de la communauté chrétienne d’Orissa. Deux jeunes chrétiennes de 13 ans ont en effet été violées et l’une d’entre elle tuée. Les deux agressions en réunion ont eu lieu séparément dans le district de Kandhamal voici deux semaines environ mais n’ont été portées à la connaissance de l’Agence Fides que maintenant. Les épisodes ont eu lieu au cours du festival de Dussehara, festivité hindoue qui célèbre la victoire du dieu Rama sur le mal. Selon des sources et des témoignages locaux, les agresseurs sont de jeunes hindouistes, peut-être liés à des groupes extrémistes qui prennent pour cible les jeunes chrétiennes parce que plus vulnérables. Le district de Kandhamal est connu pour les massacres antichrétiens qui y ont eu lieu en 2008. A ce jour, remarque pour Fides John Dayal, militant chrétien et collaborateur de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale de l’Inde, « la panique règne dans les villages chrétiens ainsi qu’un sentiment de dégoût parmi les militants, surtout en ce qui concerne l’attitude peu collaborative de la police ».

Dayal, qui a rencontré les familles des deux victimes, indique à Fides que la première était une élève de septième [équivalent à la cinquième en France NDT] du village de Dadamaha. Elle s’était rendue au village voisin de Simanbadi pour assister à un yatra[pièce de théâtre NDT]. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, elle a été agressée par un groupe de jeunes qui l’a violée. La jeune fille a tenté de donner l’alarme mais elle a été ligotée à un arbre et étranglée. Son corps a été retrouvé au bord de la route le lendemain.

La seconde victime, elle aussi âgée de 13 ans, vivait avec ses parents à Bhubaneswar. Le 27 octobre, elle était allée voir les célébrations du Dussehara qui attirent une grande foule. Sur le chemin du retour, elle a été enlevée par six hommes, conduite dans un bois et violée à plusieurs reprises. Elle a été abandonnée sur place évanouie et retrouvée le lendemain matin. Malgré des plaintes circonstanciées, « la police locale n’a pas bougé. Elle s’est même montrée désobligeante et a entravé l’action des familles » indique Dayal. La jeune fille a été conduite devant la Commission d’État pour les droits de l’enfance qui l’a interrogée mais il a été donné peu de poids à ses paroles. La victime, encore en état de choc, a été soumise à un examen médical seulement le 3 novembre soit une semaine après son expérience traumatisante. Ce qui est particulièrement frappant, conclut Dayal, « est le silence des moyens de communication de masse et des autorités à propos de tels cas de violence graves contre les minorités sans défense ».

Source : Agence Fides

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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