Affaire Al Doura: Suite et procès. Communiqué de Philippe Karsenty.

Publié le 3 Juillet 2010

             Nous sommes dans un curieux pays ou des associations sont capable de poursuivre tout et n'importe quoi, des censures peuvent s'appliquer au nom de chartes et autres formulations mais un journaliste peut tenir des propos injurieux et il n'est pas poursuivi. Je vous fais part d'un communiqué de mon ami Philippe Karsenty qui depuis des années se bat bien souvent pour que soit rétablit la vérité et contre le mensonge de ce que l'on appelé par la suite, l'affaire Al Doura cette mise en scnène d'une mort "en direct"  d'un enfant palestinien tué sur un carrefour.

             Les propos d'un journaliste ne seraient pas diffamatoires du seul fait que   "Les imputations diffamatoires sont réputées, de droit, faites avec intention de nuire mais elles peuvent être justifiées lorsque l’auteur établit sa bonne foi ". Cela veut dire que si je suis journaliste, si je défends un confrère, une émission, je ne le fais pas exprés. Comme dans une cour de récréation. Lisez le communiqué et vous aussi vous vous poserez la question de la justice en France et de la puissance du lobby propalestinien.

Gérard Brazon


 

Philippe Karsenty débouté de sa plainte en diffamation contre L’Express

Après la récente condamnation de Canal + pour diffamation le 10 juin dernier, j’ai été débouté, ce jeudi 1er juillet 2010, de ma plainte en diffamation contre L’Express qui avait publié, le 24 avril 2008,  un article de Vincent Hugeux destiné à faire la promotion du reportage de Canal +: « Manipulation : les faussaires de la Toile ».

 

Voici les deux extraits les plus significatifs de cet article de L’Express qui, outre son titre, m’avaient incité à porter plainte :

•        « C'est un documentaire d'utilité publique: dans Rumeurs, intox: les nouvelles guerres de l'info, diffusé ce jeudi soir sur Canal+, Stéphane Malterre fait un sort à quelques "hoax" récents, des élucubrations sur les attentats du 11 septembre aux attaques concertées contre le journaliste Charles Enderlin. »

•        « Hélas expéditif, l'épisode consacré au journaliste Charles Enderlin cible d'une campagne aussi haineuse et acharnée qu'inepte, a le mérite, là encore, de mettre en scène quelques-uns des spécimens les plus atteints par une forme pathétique de névrose obsessionnelle: citons l'historien Richard Landes ou le Français Philippe Karsenty. »

 

                 Les juges ont reconnu le caractère diffamatoire des écrits de Vincent Hugeux. Toutefois, ils lui ont accordé le bénéfice de la bonne foi car il aurait écrit son article après avoir été influencé par le reportage diffamatoire de Canal +.

                    Ainsi, selon les juges, le journaliste de L’Express  n’avait pas d’animosité à mon égard : « Les imputations diffamatoires sont réputées, de droit, faites avec intention de nuire mais elles peuvent être justifiées lorsque l’auteur établit sa bonne foi ».

L’absence d’animosité personnelle peut sembler étrange quand on se souvient que Vincent Hugeux s’était illustré par des témoignages fantaisistes dans le cadre du procès qui m’opposait à France 2 et à Charles Enderlin ;

-        était personnellement intervenu - avec succès - pour faire annuler une conférence de presse que je devais donner au CAPE (Centre d’Accueil de Presse Etrangère) ;

-        avait signé la pétition du Nouvel Observateur qui m’accusait de « mener une campagne de négation ».

 

Ce jugement, qui ne me satisfait pas, est néanmoins utile car c’est un nouvel élément qui confirme le caractère fictionnel du reportage de Charles Enderlin ainsi que le caractère diffamatoire du documentaire de Canal + puisqu’il est même parvenu à influencer un journaliste de L’Express.

 

Isabelle Wekstein, avocat de Philippe Karsenty, a déclaré :  La décision bien que contestable sur la bonne foi du journaliste, affirme le caractère diffamatoire des propos tenus par ce dernier, au terme d’une argumentation intéressante puisqu’elle va jusqu’à relever « en l’absence de tout élément de nature à éclairer le lecteur sur l’origine et la nature de la polémique qu’a fait naître la diffusion par France 2 des images filmées au carrefour de Netzarim …/…  les propos incriminés ne relèvent pas, comme prétendu par les défendeurs, du débat d’idées ou du jugement de valeur mais constituent des allégations diffamatoires. »

 Certains extraits de ce jugement seront donc utiles pour confirmer que Canal + et TAC Presse m’ont bien diffamé alors que ces dernières viennent de faire appel du jugement qui les a condamné le 10 juin 2010.

 

Vous trouverez en pièces jointes le jugement condamnant Canal + ainsi que le jugement me déboutant face à L’Express.


Cordialement,


Philippe Karsenty


 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article