Affaire Ali Soumaré: La suite par le journal le MONDE ou comment s'en sortir...

Publié le 6 Avril 2010

Vous souvenez-vous de cette affaire qui défraya la chronique pendant les élections régionales. La gauche hurla au scandale face aux accusations de Messieurs Delattre, Meurant et Poniatowski sur le fait que les socialistes présentait un homme ayant eu maille à partir avec la justice. Ces fameux « bien connu des services de police ».

Il se trouve qu’ils auraient été en dessous de la vérité. Ce n’est pas quatre mais six affaires. Lu sur le blog d’Yvan Rioufol.

A la lecture du Monde daté de samedi, il s'avère qu'Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val d'Oise, n'est pas l'auteur de quatre actes de délinquance, mais de six, commis de 1999 à  juillet 2009. Selon le quotidien, qui avait initialement participé à la mise en cause des élus UMP qui avaient révélé le passé judiciaire de Soumaré, ces infractions font état de violence, de vols, de destruction de biens publics, de défaut de permis de conduire, de violences à agent de la force publique. Oui, les faits son têtus...

             Voici le texte du journal le MONDE qui ne sait plus comment faire pour dire une vérité tout en accusant les auteurs d’avoir dévoilé cette affaire. Je vous laisse juge de ces gesticulations épistolaires.

 

La fiche STIC du Soumaré que visaient les attaques des élus UMP signale six infractions commises de 1999 à juillet 2009. Si les élus, qui en ont révélé "seulement" quatre, en avaient eu connaissance, il ne fait guère de doute qu'ils n'en auraient pas négligé deux.(Petit coups de griffe étonnant envers des élus qui étaient choqués qu’un parti politique présente un multirécidiviste. C’est évident et bien naturel qu’ils auraient annoncés les deux faits supplémentaires. En quoi cela change la réalité des faits)

Ces infractions font état de violence, de vol, de destruction de biens public, de défaut de permis de conduire. La dernière, établie le 17 juillet 2009, concerne des violences à agent de la force publique.

Et comme pour excuser ces faits pour mieux incriminer les révélations des élus de l’UMP, le MONDE poursuit accusateur :

En revanche, contrairement aux accusations reprises par MM. Delattre et Meurant, cette fiche n'indique pas de suites pénales ni de condamnations. Renseignements qui figurent dans les jugements rendus.

De plus, les qualifications de délits telles que formulées dans le STIC ne correspondent pas à celles qui ont circulé. Là où le STIC fait état d'un vol avec violence, le texte repris par les élus parle d'un vol aggravé qui corrobore la qualification retenue in fine par la justice. Vous aurait remarqué la belle différence qui ne change pas grand-chose aux faits incriminés et qui ne fait pas pour autant d’Ali Soumaré une blanche colombe innocente.

Lorsque le STIC mentionne un acte de violence aggravé sans autre précision, les élus citent un acte de violence ayant entraîné une interruption temporaire de travail (ITT) de moins de huit jours, ainsi que l'enquête judiciaire l'a établi.

L'initiative de MM. Delattre et Meurant, relayée par le député (UMP) du Val-d'Oise, Axel Poniatowski, avait suscité une vive polémique. Tant sur la méthode, condamnée jusque dans les rangs de l'UMP, (Hélas!...)que sur l'origine présumée des allégations. Il est vrai que l’origine des informations est bien plus importantes et graves que les faits incriminés révélés. Autrement dit, si je suis ce raisonnement, un homme, une femme, ayant commis des actes délictueux est moins coupable que ceux qui révèlent les faits pour éclairer des électeurs! L’argumentation du Monde est un peu tiré par les cheveux mais le citoyen lambda, le gogo de gauche marche dans cette élucubration mais poursuivons...

             Bien que M. Delattre ait évoqué des sources proches du greffe du tribunal de Pontoise et des proches de victimes, les soupçons s'étaient portés sur les policiers. D'autant que le responsable du syndicat Synergie, Bruno Beschizza, était candidat UMP en Ile-de-France. D’Yves Bordenave du Journal Le MONDE

 

              Donc, l’élu Ali Soumaré  contrairement aux cris d’orfraie de la gauche n’était pas une victime innocente da la presse « fasciste » de droite. Il n’était pas la victime du harcèlement d'une droite vindicative. C’était bien un homme au passé judiciaire qui n’avait pas tout à fait annoncé la couleur aux électeurs. C’est surtout là que le bât blesse.

Est-il normal qu’un homme se présente devant les électeurs en évitant de parler de son passé?

Est-ce qu’un électeur n’aurait-il pas le droit de connaître le passé judiciaire d’un homme, d’une femme qui se présente à ses suffrages ?

Par quel magie, le renversement des valeurs peuvent se faire sans que personne n’en fasse la remarque ?

Et pour conclure, comment des représentant de l’UMP ont pu participer, peu ou prou, à ces attaques contre ceux qui ont révélés ce passé judiciaire?

            Cette affaire révèle bien des failles. Une opposition qui n’a pu faire autrement que d’aller jusqu’au bout de la démarche et passer à la contre attaque médiatique en argumentant sur la honte de ses révélations par rapport aux valeurs de gauche de liberté.

            Une droite débordée qui, comme d’habitude, s’est couchée devant l’assaut de la gauche bien pensante. Pourtant, elle aurait pu se positionner autrement, se placer sur le terrain de l’électeur. Mais elle a rompu sous l’assaut. La puissance de la gauche moraliste est bien plus puissante qu'une droite dans la justesse d'un raisonnement. Histoire de tartuffes.

            Cela ne change pas grand-chose. Qu’Ali Soumaré ait été un multirécidiviste, un violent s’en prenant aux forces de l’ordre et un voleur n’est pas le principal problème pour peu qu’il est effectué sa peine mais que cet homme se présente devant des électeurs sans le dire, qu’un parti politique interdise que l’on parle du  passé d’une de ses colistiers est plus que surprenant. C’est inadmissible pour le citoyen électeur qui doit savoir pour qui il vote. Je suis contre le fait que des femmes ou des hommes condamnés pour violences, vols et tout autres délits puissent se présenter aux suffrages.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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