Agressé et coupable de s'être défendu: en "garde à vue" la victime!

Publié le 22 Juin 2012

C'est déjà une vieille histoire! Du temps de Nicolas Sarkozy, vous savez celui qui devait passer le kärcher. Le même qui devait terroriser la racaille, le pourfendeur des voyous, le bienfaiteur de la veuve et de l'orphelin français "souchiens" d'en bas. bref, celui qui s'est ramassé pour ne pas avoir tenu parole et qui a trahi ses électeurs Français sur la longueur et la largeur. 

Bref cette histoire suivante qui date de 2010 est probablement encore d'actualité et avec les socialistes au pouvoir et la Taubira indépendantiste aux commandes de la "Justice", ce n'est pas près de s'améliorer. En lisant cette expérience vécue, je pensais à ce policier qui me disait, si tu te fais agresser, tu le démontes si possible et tu te barres avant qu'on arrive! C'est bien mieux pour tout le monde. Je trouvais cette remarque ahurisante! Et bien non finalement... 

Gérard Brazon

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Source

Agressé et mis en garde à vue

samedi 18 septembre 2010, par Montblanc

Expérience vécue, Je marchais dans la rue, déserte, tranquille, l’esprit encore joyeux de la soirée passée. J’aime bien les rues vides la nuit, débarrassées du grouillement des gens, du bruit, de la pollution. Entendre ses seuls pas sur le trottoir, le ronronnement d’une voiture de loin en loin... Je marchais, donc, quand j’ai remarqué une ombre derrière moi. Je ne me suis pas retourné, j’ai continué mon chemin. Le type m’appelle : "eh ! oh ! eh ! allô ?"

Il arrive à ma hauteur. C’est un noir, avec tous les attributs du CPF pur jus (baskets, fringues sales, casquette). Il me demande pourquoi j’ai des vêtements comme ceci, comme cela, pourquoi je suis là, ici c’est mon territoire t’as vu, nous on bicrave du teushi dans le coin, on n’aime pas les gens ils viennent fouiller genre voir et tout... Je continue à marcher en lui répondant le moins possible. Dans ma poche il y a une gazeuse, une petite bombe lacrymogène, je l’ai toujours sur moi quand je pars en soirée, je la serre discrètement sous la toile de mon pantalon. J’espère ne pas avoir à m’en servir... Évidemment, la réalité va se charger de me contredire dans pas longtemps.

Il s’arrête, me demande si dans la soirée où j’étais les gens fument du shit, qui c’est qui les fournit, que lui il connaît la police et on lui demande des comptes par rapport aux autres donc moi faut que j’lui dise, je réponds que je ne suis pas au courant, que je ne fume pas, et que là je rentre chez moi. Je me remets à marcher, le CPF revient à ma hauteur, il sort son téléphone (un iPhone dernière génération, me semble-t-il) et appelle soi-disant les flics (probablement ses potes). Il fait une bonne tête de plus que moi, mais il a besoin de ses potes pour victimiser le sale blanc que je suis... Je marche toujours en serrant la gazeuse dans ma poche. J’arrive dans une autre rue, plus éclairée, où il y a plus de trafic. Le CPF a dit à ses potes où il était. Je marche plus vite. Il me prend par le bras, "tu bouges plus, on attend la police, on va régler ça". Je lui dis de me lâcher et que je rentre chez moi. Il me serre encore plus fort. Je comprends qu’il n’y a pas de solution, du moins pas de solution pacifique, alors je sors la gazeuse et la vide dans la figure du CPF.

Immédiatement, il me lâche et se met les mains devant les yeux, quels réflexes de fou, il doit être habitué ! Je me mets à courir, seulement je porte un gros sac à dos rempli de matériel sonore qui m’alourdit considérablement, il me rattrape, m’arrache la gazeuse des doigts, tente de la vider sur moi, heureusement elle est déjà vide, je continue à fuir, tente d’arrêter une voiture, le CPF se tient à distance de la bagnole... dont les passagers me regardent d’un œil torve, considérablement assis dans leur habitacle, et s’en vont aussi vite qu’ils peuvent. Le CPF me rattrape, bam, je prends des coups, continue à courir, retente d’arrêter une voiture, sans succès, nouveaux coups, puis une autre bagnole, je me prends une balayette mais parviens à me rattraper avant de chuter, encore des coups, puis plus rien, le mec vient de s’enfuir dans le nuit...

Je suis tout près de chez moi, en haut de ma rue. Je marche vers mon appartement, le visage gonflé. Quelqu’un arrive vers moi, cette fois c’est un blanc, de mon âge à peu près. Il me demande si je vais bien, me dit qu’il a tout vu et qu’on doit aller au commissariat pour porter plainte.

J’accepte sa proposition (ai-je le choix ?), monte un instant chez moi pour poser le matériel sonore, et je redescends. Le type est déjà en train d’appeler le 17. Nous allons au commissariat du quartier, il franchit avec moi le sas d’entrée. La lumière blafarde de la salle d’attente nous accueille. Un policier en civil vient vers moi, mon témoin raconte brièvement ce qui s’est passé, moi je n’ai pas besoin de parler, mon visage dit tout. Nous attendons quelques minutes, un flic me dit : "ah, c’est ça la France !" quand je raconte que j’ai tenté d’arrêter trois voitures et que personne n’a levé le petit doigt pour m’aider.

Le garçon qui est avec moi est contrôlé aussi, je le remercie pour son aide, j’en ai bien besoin. Un agent vient nous chercher : "monsieur, veuillez me suivre". Je le suis jusqu’à un couloir obscur. Là, on me dit en chuchotant qu’ils ont peut-être interpellé mon agresseur ; quelqu’un qui correspond à la description que j’ai donnée vient d’être arrêté, dans le coin où mon agression a eu lieu, pour les mêmes faits. Je regarde à travers une glace sans tain, au début j’hésite, tout s’est passé vite et ils se ressemblent tous... puis j’ai un flash sur son t-shirt, oui, c’est lui, les agents opinent du chef et m’amènent ailleurs. Mon témoin, lui, est conduit je ne sais où. A partir de ce moment-là, je ne le verrai plus. J’arrive dans un bureau, explique brièvement ce qui m’est arrivé à une policière. Elle tape un truc sur son écran et me notifie que... je suis mis en garde à vue pour violence volontaire avec arme. En effet, il est illégal d’utiliser une gazeuse, même en cas d’agression. On doit me garder jusqu’à ce que l’enquête donne des résultats clairs et qu’on sache exactement ce que, bla bla bla. Je me retrouve donc conduit dans une cellule comme un délinquant.

A partir de là, je me retrouverai en GAV pendant près de onze heures. On m’amènera à l’hôpital, avec les menottes aux poignets, dans le dos, et on m’y diagnostiquera deux jours d’ITT. Au petit-déj’, deux biscuits et une brique de jus d’orange, il est onze heures du matin, je m’aperçois que j’ai mal aux mandibules en mâchant, plus tard c’est l’audition, puis le déjeuner (un plat micro-ondé), puis on prendra mes empreintes et mon ADN. Je suis fiché pour cinq ans en tant que prévenu. Cela parce que je me suis défendu alors qu’on m’agressait. D’après la loi, j’aurais dû "seulement" fuir. Se laisser tuer ? C’est légal. Se défendre ? C’est une altercation. Comme si j’avais eu le choix ! Pendant ma GAV, j’ai eu tout le loisir de (re)découvrir les bas-fonds de la France contemporaine, que j’avais perdus de vue depuis plusieurs années. Les racailles qui gueulent, la violence dans chaque geste, chaque mot, chaque intonation. On a mis un blackos dans ma cellule, par chance il avait envie de dormir et ne m’a pas em...dé. A l’hôpital, j’ai été dans une cellule collective réservée aux majeurs.

Curieusement, la cellule mineurs était plus grande que l’autre, plus mono-ethnique aussi (autrement dit : il y avait quelque chose comme 8 noirs, 3 arabes et 2 blancs). Dans la mienne, au moins, il y avait deux SDF qui ont dormi par terre ( !), un blackos rigolard qui interpellait son "frère" présent dans l’autre cellule, des dormeurs, ainsi qu’un FDS lyonnais venu passer le week-end-end à Paris. Comme moi, il s’était fait emmerder (franchement, je ne vois pas d’autre mot) par une racaille, sauf que lui est tombé sur un CPF pas trop balèze qu’il a mis à terre. Conséquence : il se fait arrêter pour altercation. En venant à Paris, il avait prévu de voir ses potes et sa famille, malheureusement il a suffi d’un instant pour qu’il se trouve en garde à vue en tant que prévenu.

Lorsque je reviendrais dans ma cellule, j’y trouverais un black junkie prostré, ainsi qu’un autre blanc. Celui-ci m’expliquera, après le départ du black, qu’il s’est fait arrêter pour quasiment rien. Il était en soirée d’intégration, entré en école de commerce, et revenait de soirée un peu bourré en chantant des chansons paillardes. Une voiture de la BAC en civil est passée près de lui : ébriété sur la voie publique ; hop, en GAV. Le type est tout sauf un délinquant, il ne s’est jamais retrouvé dans une cellule. Mauvais endroit, mauvais moment, et cela fait dix heures qu’il est là. "Les flics perdent leur temps avec nous", me dit-il. Je ne peux que lui donner raison...

Si vous avez suivi jusqu’ici, nous étions donc trois à n’avoir rien à faire en garde à vue, et cela pour une seule matinée !

Au bout d’un temps assez considérable - plus de onze heures, donc -, je finis par sortir de ma cellule, sans les menottes. Enfin ! Hélas, le magistrat, celui à qui la décision de libérer/enfermer/inculper revient totalement, a décidé de nous faire libérer en même temps, mon agresseur et moi. Je me retrouve donc face au CPF qui m’a frappé quelques heures plus tôt, avec deux agents. Ils ne savent même pas que c’est lui qui m’a agressé, on ne les a pas mis au courant... Nous sommes donc libérés en même temps, et convoqués à la même audience. Il est inculpé, mais moi également, pour violence volontaire avec arme. Je n’ai plus qu’à trouver un avocat.

Pendant que j’étais balloté de-ci de-là dans le comico, j’ai eu quelques brèves occasions de discuter avec les agents. Ils n’hésitaient pas à me parler, tout du moins quelques-uns d’entre eux (tous blancs, évidemment), tant j’étais pour eux une bénédiction comparé aux CPF dont ils doivent chaque jour s’occuper. La plupart estimaient que je n’avais rien à faire en garde à vue, une policière m’a même avoué qu’il valait mieux - du point de vue de la loi - avoir douze ans et être un délinquant multirécidiviste, qu’avoir dix ans de plus et se défendre avec une gazeuse pendant une agression.

Bref, une expérience formatrice, pas vraiment joyeuse : je peux dire que maintenant, je connais mieux la France que bien des hommes politiques...

Ce ne sont pas les CPF qui sont la cause des problèmes chez nous. C’est notre propre corruption. Si les lois existantes étaient réellement appliquées, si la justice ne sabotait pas le travail des policiers, si la police n’était pas minée de l’intérieur par des CPF en uniforme (car il y en a aussi, je peux vous l’assurer), les choses seraient bien différentes et les CPF n’existeraient même pas. Malheureusement, la réalité est comme elle est, on ne peut pas la changer.

Je considère tout de même que j’ai eu de la chance. Beaucoup d’agressés se retrouvent dans un état bien pire que le mien, à part quelques ecchymoses je suis en bonne santé, j’ai un entourage qui me soutient. D’ailleurs, les policiers eux-mêmes sont en première ligne face aux CPF et passent leur temps au front. J’ai beau avoir été en cellule, je préfère être à ma place, en ce moment, qu’à la leur.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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yves IMBERT 23/06/2012 08:55



article 35 de la déclaration des droits de l'Homme de 1793:


"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des
devoirs"

DEBAERE JC 23/06/2012 08:50


J'allais poser exactement la même question que l'intervenant précédent.


Banissons cette forme codée d'expression qui dénature  la langue Française !

Epicure 22/06/2012 21:05


On peut savoir ce que c'est qu'un CPF FDS et une GAV (garde à vue ) mais c'est le principe: assez de ce langage novlangue abréviative qui en fait, date du nazisme et du bolchévisme (V.Klemperer)
et qui dénote débilité, systématisme et embrigadement....


Dites aux jeunes de causer plutôt verlan   ...?