Aide médicale d'Etat : ces vérités qui dérangent - Par Sophie Roquelle

Publié le 15 Mars 2011

Par Sophie Roquelle LE FIGARO (rediffusion)

 "Depuis dix ans, les étrangers en situation irrégulière peuvent se faire
 soigner gratuitement en France grâce à l'Aide médicale d'Etat (AME).
 Mais le coût du dispositif explose 'Le Figaro Magazine' a enquêté auprès
 des médecins, des hôpitaux et des pharmaciens. "

 Une enquête sur l'Aide médicale d'Etat Sauve qui peut !
 Dans les ministères, les administrations, les associations humanitaires,  la simple évocation de ce dispositif qui permet aux étrangers en situation  irrégulière de se faire soigner gratuitement déclenche une "poussée" d'adrénaline. «Le sujet est explosif ! s'étrangle un haut fonctionnaire qui connaît bien le dossier. Vous voulez vraiment envoyer tout le monde chez Marine Le Pen ? »
 La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a pris la mesure de l'hypersensibilité du dossier lorsqu'elle a timidement évoqué devant les parlementaires, en juillet, l'idée de faire acquitter aux bénéficiaires de l'AME une contribution forfaitaire de 15 à 30 euros par an.

 Les associations ont aussitôt accusé Mme Bachelot de vouloir grappiller quelques euros sur le dos des damnés de la terre.

 Silence gêné à Bercy, où l'on prépare un tour de vis sans précédent sur le train de vie de la nation: «coup de rabot» sur les niches fiscales, suppressions de postes de fonctionnaires, déremboursements de médicaments... Mais toucher à l'AME n'est tout simplement pas prévu au programme de la rigueur. Le projet de budget pour 2011 prévoit même une
 augmentation de 10 % !

 Depuis deux ans, la facture de la couverture médicale des sans-papiers s'envole. Son rythme* de progression est trois à quatre fois supérieur à celui des dépenses de santé de tout le pays: + 13 % en 2009 (530 millions d'euros pour 210.000 bénéficiaires) et encore + 17 % au début de cette année. De toute évidence, l'enveloppe de 535 millions d'euros prévue en 2010 sera largement dépassée. Pour l'an prochain ce sont 588 millions d'euros que Bercy a mis de côté pour l'AME. Soit, à peu de chose près, le montant des recettes fiscales que le
 gouvernement veut récupérer sur les mariés/pacsés/divorcés, ou encore le coût global du bouclier fiscal, qui fait tant couler d'encre.

 Pour la première fois, les parlementaires pourraient rencontrer le soutien de la communauté médicale. Car médecins, pharmaciens, infirmières et même certains militants associatifs commencent à dénoncer un système sans limite ni contrôle, parfois détourné de son objectif initial, voire carrément fraudé.

 Du tourisme médical aux frais du contribuable? Claudine Blanchet-Bardon  n'est pas loin de le penser. Cette éminente spécialiste des maladies génétiques de la peau voit parfois débarquer à sa consultation de l'hôpital Saint-Louis des patients AME venus du bout du monde exprès pour la voir. «Je vais vous dire comment ça se passe, confie-t-elle. Ils tapent
 le nom de leur maladie sur internet au fin fond de la Chine, tombent sur mon nom parmi d'autres et découvrent qu'en France, ils peuvent se faire soigner gratuitement.

 Avec certains pays proches comme l'Algérie, l'affaire est encore plus simple. Un cancérologue raconte, sous le couvert d'anonymat : «Nous avons des patients qui vivent en Algérie et qui ont l'AME. Ils viennent en France régulièrement pour leur traitement, puis repartent chez eux. Ils ne payent que l'avion..

 De plus en plus de médecins réclament un «véritable contrôle médical lors de l'attribution de l'AME». Ou, au moins, un accord de la Sécu avant d'engager certains soins. Car, à la différence de l'assuré social lambda, le bénéficiaire de l'AME n'a nul besoin d'obtenir une «entente préalable» avant d'engager des soins importants.
 C'est ainsi que des femmes sans-papiers peuvent faire valoir leurs droits à des traitements d'aide médicale à la procréation. Chaque tentative de fécondation in vitro (FIV) coûtant entre 8000 et 10.000 euros, la question mérite effectivement d'être posée.

 Le député Thierry Mariani n'en finit pas de citer cet article paru il y a deux ans et demi dans Libération qui raconte l'histoire incroyable d'un couple de Camerounais sans-papiers qui voulait un enfant. Monsieur est «séropositif, il a deux autres femmes et sept enfants au Cameroun». Suivi en France pour son sida, il vient de se marier pour la troisième fois, mais sa jeune femme «n'arrive pas à être enceinte» et «s'est installée dans la banlieue parisienne depuis qu'elle a décidé de tenter une FIV. (...) Sans papiers, elle est en attente de l'Aide médicale d'Etat». Les médecins étaient, paraît-il, «perplexes» face à cette
 demande, mais ils finiront par y accéder.

 A l'heure où les hôpitaux croulent sous les déficits, «cette distribution aveugle de l'AME», selon le mot de Mme Blanchet-Bardon, finit par excéder les praticiens hospitaliers, «coincés entre leur devoir de soignant et les limites de la solidarité nationale».

 La Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) qui délivre le précieux sésame. «Nous, on est là pour soigner, pas pour vérifier les attestations AME», souligne un médecin urgentiste. «Comme c'est gratuit, ils reviennent souvent», soupire une généraliste qui se souvient encore de la réaction indignée d'une de ses patientes, tout juste régularisée, à qui elle expliquait qu'«elle allait dorénavant payer un peu pour ses médicaments

 Aucun soignant - ni aucun élu d'ailleurs - ne remet en cause l'existence de l'AME ni sa vocation dans la lutte contre la propagation des épidémies, notamment de la tuberculose, en pleine recrudescence. Dans l'est de Paris, une épidémie de gale qui avait frappé un camp d'exilés afghans l'an dernier a pu être éradiquée efficacement grâce à l'aide médicale. Mais c'est la gratuité généralisée des soins qui choque un nombre croissant de
 médecins et de pharmaciens.  «Sur 60 ordonnances par jour, je fais une vingtaine d'AME», raconte la gérante d'une pharmacie. Dans le lot figurent presque à chaque fois deux
 ou trois trithérapies (traitements anti-sida) et autant de Subutex (traitement de substitution à l'héroïne).

 Les pharmaciens sont particulièrement vigilants sur le Subutex, objet de tous les trafics. Même si la Sécu veille au grain, il est bien difficile d'empêcher un patient muni de son ordonnance de faire la tournée des pharmacies pour se fournir en Subutex avant de le revendre. Le tout sans débourser un euro. Il y a deux ans, un vaste trafic de Subutex, via l'AME, a été démantelé entre la France et la Géorgie. «L'AME, c'est une pompe aspirante», insiste un autre pharmacien, las de distribuer toute la journée gratuitement des médicaments de confort et des traitements coûteux à «des gens qui n'ont en principe pas de papiers en France, alors que les petites dames âgées du quartier n'arrivent pas à se soigner».

 Les travailleurs sociaux ont aussi noté depuis le printemps 2009 un afflux d'immigrants d'Europe de l'Est et de l'ex-Union soviétique: des Roumains et des Bulgares (souvent des Roms), mais aussi des Tchétchènes, des Kirghiz, des Géorgiens, et même des Russes. Les associations sont débordées par ces arrivées de familles entières. «On ne va pas pouvoir
 accueillir tout le monde», soupire Geneviève, permanente dans un centre d'accueil pour étrangers.

 Je propose que tous les frais inhérents à ces populations soient pris en charge par: les associations,les partis politiques,les militants et autre artistes et intellectuels toujours prompts à monter au créneaux pour assurer la défense de ces populations, se donnant ainsi bonne conscience et publicité au frais de la collectivité.

 Il vaut mieux éviter une révolution civile en omettant d'en trop parler aux français qui cotisent... Moi j'en reviens pas, et je ne comprends pas que l'on puisse utiliser cet argent avant de donner d'abord le nécessaire à tous les contribuales français dont nombreux sont ceux qui sont en manque de soins médicaux faute de moyen.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Thouvenin 18/03/2011 17:09



Les chiffres officiels évaluent à plus de 800 millions d'euros par an le coût de l'AME pour les contribuables français, soit 8 milliards en dix ans. A ces chiffres, il faut ajouter les milliards
obtenus par la fraude que l'Administration se garde bien d'évaluer.


Mais grâce aux investigations de la Cour des Comptes, on sait que la fraude est toujours sous-évaluée. Il est dit dans son rapport que si l'on réussissait à neutraliser les fraudes, l'ensemble
des organisations Sécurité Sociale, Allocations familiales et Retraites serait en équilibre !


Alors, qu'est-ce qu'on attend pour embaucher massivement quelques milliers d'agents-contrôleurs dûment entraînés à traquer les fraudeurs ?


 Oui,mais voilà, cela obligerait à constater que la fraude est souvent en rapport étroit avec l'immigration : on sait  que des retraités algériens rentrés dans leur pays depuis
longtemps touchent leur retraite EN FRANCE par procuration à leurs enfants et petits-enfants. Bien. Mais personne ne se soucie de vérifier l'existence réelle du retraité, ce qui veut dire que des
milliers de retraités algériens morts depuis des années, continuent à faire vivre tranquillement leur progéniture de deuxième et troisième génération vivant en France. Lesquelles générations
peuvent s'inscrire au chômage et au RSA et toucher toutes les prestations - elles sont nombreuses - attachées à ces "droits".(Figaro-Magazine du 26 février).


Et alors là, attention ! Dénoncer cette pratique frauduleuse peut vous mener loin ! Les Associations anti-racistes et droit-de-l'hommistes sont à l'affût et vous attaqueront sans pitié quitte à
se faire débouter : l'important est d'intimider. C'est pourquoi on ne touche pas à cette fraude quasi institutionnalisée qui coûte des milliards à la SS et aux contribuables. Le fromage est
savoureux, gardons-le le plus longtemps possible et chut ! moins on en parle, mieux ça vaut...



berger sophie 17/03/2011 22:44



Comme je l'ai déjà expliqué : ma belle-mère ne peut pas avoir le dentier qui lui est nécessaire. Elle a une petite retraite et sa mutuelle ne lui prend pas tout en charge.


400 euros à payer pour elle c'est beaucoup.


Alors oui je vais voter Marinne l'an prochain.


Voir ces illégaux avoir tout gratuit et elle presque rien après une vie de travail et de cotisations, ça me fout la gerbe et la haine