De la Suisse: Le bordel est devenu un lieu de culte. Du cochon-cochonne revisité.

Publié le 15 Mars 2011

Suisse : Reconversion - Le bordel est maintenant une mosquée [Mise à jour] Les musulmans sont priés de quitter les lieux

mosquée

Le bordel est devenu un lieu de culte

Curieux destin que celui de ce loft de 120 m2 situé dans la zone industrielle d’Yverdon (VD). Il accueillait des libertins, il accueille désormais des croyants. Il n’est plus dévolu qu’au culte.

Courant 2009, ce loft de la rue des Prés-du-Lac est un club coquin, le JetPascha. Son patron: Fabien Richard, alors conseiller communal UDC à Yverdon. Le club est «à louer pour de bons moments en toute intimité et discrétion», peut-on lire sur son site Internet. Un voisin se souvient: «Il y avait régulièrement des partouzes. Un jour, j’ai vu plusieurs personnes dans la rue, sous les fenêtres du loft. En m’approchant, j’ai mieux compris: les fenêtres étaient ouvertes et on entendait les cris de plaisir d’une femme.»

Début 2010, le club doit fermer ses portes. Motif: il n’est pas en règle avec la loi. Le jeune Fabien Richard, dont le parti vante les valeurs de la famille traditionnelle, se recycle alors dans l’organisation de gang bangs, ces réunions où plusieurs hommes ont des rapports sexuels avec une seule femme. Démasqué par «Le Matin Dimanche» en juillet 2010, l’élu renonce à son mandat électoral et quitte son parti avant d’en être viré.

Fabien Richard n’est pas au bout de ses peines pour autant. En effet, s’il ne peut plus exploiter son club coquin, il doit tout de même s’acquitter de quelque 1300 francs de loyer par mois. Son objectif est donc simple: trouver quelqu’un à caser dans le loft, histoire de ne pas perdre trop d’argent.

Comme nous l’avons constaté de visu hier, Fabien Richard a enfin réussi à sous-louer son loft. Le local est devenu un lieu de prière pour les musulmans. «Ce type est culotté, estime un voisin. L’UDC tient un discours très dur vis-à-vis des musulmans, mais quand il s’agit d’empocher de l’argent, on oublie tout.»

Qu’en pense Fabien Richard? Nous n’avons hélas pas réussi à le joindre hier. Son père vole à son secours. «Mon fils n’a rien à voir dans cette histoire. Même si le bail est à son nom, c’est moi qui ai passé un contrat avec les nouveaux locataires. Ils sont là depuis deux mois, nous ferons le point en juin», explique Yves Richard, conseiller communal libéral-radical à Yverdon. Passer d’un lupanar à une mosquée, n’est-ce pas surprenant? «C’est vrai, c’est assez drôle, finit-il par reconnaître. C’est une échappée magnifique. On avait du cul, maintenant de la religion.»

Femi Ameti, le responsable de la mosquée, partage-t-il cet avis? N’éprouve-t-il pas un sentiment étrange en priant là où d’autres s’en sont donné à cœur joie? «Nous n’avions pas vraiment le choix, répond-il. Certains ont hélas peur de la religion musulmane et hésitent à nous louer des locaux. Mais je me montre positif: un bordel est devenu une place sainte. Ce n’est pas si mal, non?»

Par  Fabiano Citroni 

Source : Le Matin .ch  

[ Mise à jour - Samedi 12 mars 2011 - 20h15 ]

bordel

Les musulmans sont priés de quitter leur lieu de culte

Le propriétaire se dit surpris et fâché.

C’était une destination de premier choix pour les échangistes et les mordus de partouzes, sous l’impulsion d’un ex-conseiller communal. Révélée par Le Matin Dimanche , l’affaire avait brisé la carrière politique de Fabien Richard. Depuis deux mois, l’ex-UDC sous-loue ce loft de 120 m 2 pour 1300 francs par mois à des musulmans qui en ont fait un lieu de culte.

Seulement voilà: le propriétaire de ce bâtiment situé dans la zone industrielle des Prés-du-Lac à Yverdon se dit surpris et fâché par la tournure des choses. «On m’avait dit que le local était occupé pour du yoga et j’apprends par Le Matin qu’il est sous-loué et qu’on y organise des prières cinq fois par jour. Maintenant, les voisins se plaignent de places de parc squattées. Il faut qu’ils partent.»

Cette nouvelle fait bondir Ameti Femi, un des responsables du nouveau lieu de culte. «La régie Foncia Geco, affirme-t-il, est parfaitement au courant qu’il y a une salle de prière ici.»

Contactée, l’agence immobilière n’a ni confirmé ni infirmé ces dires. «Au propre comme au figuré, c’était un véritable bordel ici. Aujourd’hui, poursuit Ameti Femi, le mal a été transformé en bien. Nous avons tout nettoyé, tout aménagé et investi des milliers de francs cotisés par nos membres. Maintenant, on veut nous faire partir.Ils veulent qu’on prie dans les rues, comme en France?»

Depuis qu’elle a quitté ses anciens locaux de la route de Lausanne, cette partie de la communauté musulmane d’Yverdon ne cache pas sa satisfaction face à la nouvelle vocation religieuse de l’ancien lupanar. Ce qui fait dire à cet Albanais de Macédoine, installé à Yverdon depuis trente et un ans, que le propriétaire devrait plutôt se réjouir de la nouvelle «vocation sainte» du loft.

Pour éviter tout amalgame, le propriétaire précise n’avoir «pas de griefs particuliers contre les musulmans». Mais, à ses yeux, un lieu de culte où s’organisent cinq prières quotidiennes cadre peu avec les activités d’une zone industrielle. Faux! rétorque-t-on de l’autre côté. Où on crie à la stigmatisation. «Il y a des Tamouls qui font des prières dans le même bâtiment. Alors pourquoi nous?» s’offusque un musulman.

«Je n’ai rien à dire»

Locataire officiel du loft, l’ex-élu UDC Fabien Richard - dont on dit qu’il s’est discrètement rapproché de la section locale du MCVD - n’était pas joignable hier. Très excédé par la tournure médiatique de cette nouvelle affaire, son père, Yves Richard (ancien président des radicaux d’Yverdon), a sèchement résumé l’échange téléphonique en une phrase: «Je n’ai rien à dire.»

Après la prière du vendredi qui a réuni une septantaine de fidèles, comme s’il avait pressenti que le vent allait tourner, un musulman a pris la parole pour exhorter ses coreligionnaires à faire preuve d’une discrétion absolue. «N’oubliez pas que nous ne sommes pas aimés mais tolérés. Ne faites pas de bruit. Veillez, recommande-t-il, à ne déranger personne.»

Quelle perception le voisinage a-t-il de la présence de ce nouveau lieu de prière? «Qu’il y ait du c… ou du culte ici, je m’en fous. Ce qui m’importe, c’est qu’on ne me pique pas mes places de parc», résume tout de go un chef d’entreprise.

«Regardez, il y a des Suisses, des Arabes, des Noirs, des Albanais… Il n’y a ni sang ni alcool, s’enthousiasme un jeune ingénieur tunisien. Nous parlons de foi, de paix et d’intégration.» Sourire aux lèvres, un autre fidèle voit de belles perspectives se dessiner. «Nous allons organiser des portes ouvertes. Ceux qui venaient ici pour désobéir à Dieu sont invités.» L’homme ignore encore la décision du propriétaire…

Source : 24heures.ch  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Jean Valette (Johanny) 15/03/2011 12:13



Bonjour Gérard ...


 


Un peu d'humour ne fait pas de mal !...  Ca me rappelle cette vieille chanson qui raconte à peu près la même chose mais avec poésie, sauf que c'est l'Etat qui avait réquisitionné les lieux
pour en faire le "bureau du percepteur" !... lol


 


http://www.youtube.com/watch?v=DXEPFPEHEp8