Alexandre D., cas isolé... vraiment ? Ces vérités dérangeantes sur les soldats perdus de l'islam.

Publié le 31 Mai 2013

Le suspect interpellé mercredi dans l'enquête sur l'agression d'un militaire à la Défense serait proche de "l'islam radical".

Atlantico : L'attaque à l'arme blanche d'un militaire à La Défense par un jeune homme converti à l'islam radical fait suite à une importante série d'attentats dans le monde occidental, Londres, Boston, et plus loin encore Khaled Kelkal qui ont tous été rangés dans la catégorie "acte isolé" ou "malade mental". Cette grille de lecture unique qui perdure est-elle le signe de notre aveuglement ?

Christophe Soullez : Il est très clair aujourd'hui qu'il peut exister un nombre important d'individus "seuls" ayant le potentiel pour passer à l'acte à travers des actions terroristes qui, dans les cas récents, avaient pour cible des représentants de l'autorité et/ou du pouvoir - militaires, policiers. Ce qu'on appelle "cas isolé" correspond à un individu qui n'est membre d'aucun réseau structuré mais qui s'est radicalisé par des biais différents de ce dont on avait l'habitude jusqu'à présent. Bien souvent cette radicalisation se fait par le biais d'internet ou encore, dans le cas des jihadistes, par celui de la fréquentation de certaines mosquées aux prêches virulentes ou encore par des voyages. Cependant, le manque de structures organisées n'empêchent pas ces individus d'être présents en grand nombre dans les pays européens : ils sont probablement jusqu'à plusieurs centaines même s'il n'y a aucun chiffre officiel. Nous sommes donc face à des gens qui peuvent vivre une vie tout à fait normale, qui ont l'air parfaitement intégrés à la population et qui du jour au lendemain franchissent le Rubicon du terrorisme. C'est là toute la difficulté que rencontrent les services de renseignements pour les détecter.

Est-il dangereux pour les pays occidentaux de les classer un peu facilement dans les actes isolés au lieu d'y voir un phénomène global simplement différent ?

Il faut effectivement changer notre façon actuelle d'appréhender le terrorisme. Il faut se défaire, du moins en partie, de la forme globalisée des réseaux transnationaux dont nous connaissons tous les noms afin de mieux comprendre le nouveau paradigme du terrorisme. En admettant que ces actes peuvent venir de gens qui ne reçoivent pas d'ordres hiérarchisés et qui vont simplement se référer à des discours, il est possible de saisir la nouvelle forme et l'adaptation du terrorisme qui découle du démantèlement de la plupart des gros réseaux par les autorités et les services de renseignements. Tout ceci est la conséquence de l'importante surveillance, de la technologie et de tous les dispositifs de prévention mis en place qui ont créé une sorte d'éclatement des individus. 

Le principal risque est notamment celui dit de "mimétisme" qui consiste à reproduire un acte et peut donc provoquer la multiplication des "petites" actions terroristes. Nous ne pouvons toutefois pas pour l'instant être sûrs que cela se produise. A l'inverse, lorsqu'on voit ce qui s'est passé aux Etats-Unis, en Angleterre et en France, on peut espérer que les services de police et de renseignements vont rapidement s'adapter à cette nouvelle forme du terrorisme. Précisons tout de même que cela est plus compliqué et plus complexe car nécessitant une plus grande fluidité du passage de l'information entre tous les services d'informations, surtout ceux qui ne sont pas spécialisés et qui doivent faire remonter l'information au plus vite et le mieux possible. Parfois ces informations peuvent sembler minimes si prises séparément, et une fois recoupées prendre beaucoup de sens. 

Existe-t-il derrière cette catégorisation sémantique une vérité que nous ne voulons pas admettre ? L'opinion publique se voile-t-elle la face ?

Je ne représente pas l'opinion publique à moi seul mais il faut être conscient qu'aujourd'hui, bien qu'il s'agisse d'une minorité par rapport au nombre d'habitants sur le territoire, il existe au sein de notre population un pourcentage de gens qui mus par la haine de l'Occident peuvent passer à l'acte pour déstabiliser l'Etat. Car au final, nouvelle forme ou pas, c'est toujours le but du terrorisme : déstabiliser l'Etat et faire peur à la population. Et s'en prendre individuellement à des gens plutôt que de mettre des bombes aveugles a le même but, les mêmes objectifs, juste pas les mêmes moyens.

Bien qu'initialement cela puisse paraitre moins impressionnant, mois concernant par la taille réduite de l'action et du nombre de victimes, l'augmentation des cas finit par faire tout aussi peur. En effet, c'est toujours par l'inquiétude, par le fait de se sentir personnellement en danger et pas protégé dans son intégrité que la terreur arrive. Je ne suis pas tellement convaincu que cette forme de terrorisme fasse moins peur, c'est juste moins spectaculaire. Dès qu'on se dit "ça peut arriver", les terroristes ont réussi.

Source Atlantico

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Pivoine 31/05/2013 16:05


Nous assistons en réalité aux prémisces d'une guerre civile ! Les Occidentaux sont, dans leur immense majorité, trop lâches pour s'opposer à cette immigration, et aux conséquences néfastes qui en
découlent. Le jour où ces attaques individuelles se seront généralisées sur tout le pays, et multipliées, alors là, oui, ils seront obligés de se défendre, et ce sera une guerre frontale
entre les musulmans et les non-musulmans, qui entretemps, auront tout le temps de regretter de ne pas avoir voté comme il fallait !