Algérie: des mosquées et des urnes

Publié le 15 Mai 2012

Le cancer si ce n'est, la lèpre islamique progresse à grand pas y compris en Algérie et particulièrement dans la société algérienne.

 

On peut le regretter certes et puis se dire que c'est pas grave, que c'est l'Algérie finalement, et pas la France mais... il faut aussi se rendre à une évidence, tout ce qui touche à l'Algérie, à la Tunisie,  au Maroc est comme une sorte de malédiction pour la France!  Cela se propage aussi en France par une sorte de capillarité dont les gouvernements ne tiennent pas compte! Pas plus ceux de cette fausse droite que ceux de la gauche.

 

La lèpre gagne du terrain et ce n'est pas les beaux discours humanistes qui feront que cette maladie reculera! Il suffit pour s'en convaincre d'avoir un peu de curiosité historique et de s'instruire sur ce que devinrent les pays passés sous domination islamique après leur conquête!

 

Quant à ceux qui parlent d'une religion de progrès, de paix, d'amour et de tolérance, je les appelle à vérifier leurs sources et se pencher là aussi, sur l'état sociologique, juridique, philosophique, industriel et technologique des pays conquis par l'islam! S'ils trouvent un seul des 57 pays islamiques ayant un niveau comparable sur tous ces plans à un pays de l'Europe, qu'ils me fassent signe! L'Algérie dans tous ces domaines et en pleine régression! La Tunisie également qui fait un bond fantastique en arrière grâce aux électeurs Tunisiens français de papiers qui ont voté pour la peste islamique!

 

Comme quoi, on peut  naître libre dans un pays libre et laïc et rester enfermé dans des schémas bédouins datant du moyen-âge! Espérons que les femmes de ces pays sauront se libérer!

 

Gérard Brazon

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Les élections législatives  algériennes ne passionnent pas la population. Pour elle, l'islam est une valeur refuge. Vingt ans après la dissolution du FIS et le début de la guerre civile, le discours salafiste imprègne la société. 

Une mosquée, sinon rien... A Dar el-Beida, dans la banlieue d'Alger, la cité Krim Belkacem aura l'an prochain son minaret. A l'origine, pourtant, des promoteurs avaient prévu de construire un centre commercial sur ce lotissement en bordure d'autoroute. Les habitants en ont décidé autrement. Ils ont créé une association, engagé une bataille judiciaire. Puis, au début du mois d'avril, voyant qu'ils n'obtenaient rien, ils ont pris les choses en main. Aujourd'hui, le terrain est entouré de palissades de chantier et les excavatrices de Khalil Merbah, un entrepreneur du cru, sont à l'oeuvre. Il est l'un des principaux contributeurs du projet. Un autre habitant a, lui, fourni le gravier. Au total, la mosquée coûtera 2 millions d'euros à ses généreux donateurs. Il y en a une autre, toutefois, juste en face, de l'autre côté de l'autoroute, dont l'imposant minaret de béton domine déjà le paysage. Et il suffit pour s'y rendre d'emprunter un passage souterrain... 

Le cas de Dar el-Beida n'est pas isolé. Dans le quartier d'Ibn Sina, à Oran, une pétition circule depuis quelques semaines, exigeant des autorités qu'elles construisent une mosquée sur un terrain communal récemment libéré, au lieu de la Maison de jeunes envisagée. 

La classe politique algérienne largement déconnectée du pays réelDe l'avis général, jamais le besoin d'islam et la pratique de la religion n'avaient pris en Algérie une telle importance. Les téléprédicateurs des chaînes du Golfe, qui débitent des fatwas (décrets religieux) à la demande, font un tabac. Les sites spécialisés accueillent des milliers d'internautes. Les causeries sur les textes coraniques font le plein. "La religion prime tout", affirme Nabil, un étudiant en droit de Badjara, quartier populaire de la capitale. Pour être sûr de ne pas être dans le péché, il consulte régulièrement l'imam de sa mosquée. Comme beaucoup d'autres, il a décidé de refuser les prêts bonifiés de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes. Au nom de la charia, la loi islamique, qui proscrit le versement d'intérêts...

En janvier 1992, l'armée avait préféré casser les premières élections libres de l'Algérie indépendante plutôt que d'accepter la victoire annoncée des islamistes du Front islamique du salut (FIS). Vingt ans - et une guerre civile - plus tard, le FIS est toujours interdit et ses anciens dirigeants restent privés d'activité politique. Mais l'islamisme, lui, gagne les coeurs et les esprits. "Le projet islamiste dépasse les enjeux partisans, souligne, pour s'en féliciter, Hachemi Sahnouni, l'un des membres fondateurs du parti dissous. Nos idées sont là, elles s'expriment dans la société."  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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