Algérie encore: le même discours historiquement mensonger. par Gérard Brazon

Publié le 9 Juillet 2012

Il y a des choses que nous avons réussi à très bien exporter :
-le verbiage pseudo-sociologique de « gôche »
-l’inversion des valeurs et du sens des mots
-le mensonge historique
-le lavage de cerveaux
-l’insondable prétention des cuistres
Voilà une colonisation des esprits tout à fait au point!

Par Danièle Moulins

Toujours ce discours d'appel à la repentance des tenants de l'Algérie. Pauvre petit pays occupé militairement par les méchants français. Pays innocent dont les citoyens libres se sont retrouvés du jour au lendemain dans les geôles françaises.

Cette idée pitoyable que nous vend la gauche et diffusée par les média comme Libération sont lamentables culturellement et choquante historiquement. Comme le disait Michel Ciardi dans un article précédent, l'Algérie n'a jamais existé avant 1830.

C'était la ville d'Alger en fortification, composé de prisons où s'entassaient les esclaves chrétiens capturés par les barbaresques de la "course" (corsaires musulmans). Comme à Tunis ou Tripoli.

A l'intérieur des terres, il y avait les tribus Kabyles qui payaient ou non un impôt à l'occupant turc. Le plus souvent, les Kabyles mettaient "des claques aux turcs" et ceux-ci ne s'aventuraient pas trop loin de leur bases. En clair, il n' y a jamais eu de peuple algérien et même le nom d'Algérie ne fût donné qu'à partir de 1850 et inventé par les français de l'époque.

Ce territoire qu'est aujourd'hui l'Algérie moderne est une création française. Même le sahara ne faisait pas partie de ce territoire. Une large bande côtière fût par la suite occupée par les colons puis exploitées et rendues saines à tous les points de vue dans les larmes, le sang et la douleur. Oran n'était qu'un marécage qui fût asséché par les colons qui avaient tout sauf une vie facile.

Mais surtout, l'oeuvre des français fût d'avoir fait stopper les razzias pour que cessent     définitivement les captures de chrétiens et la traite des esclaves! 

Quand donc un responsable français dira cette vérité sur les ondes françaises et affirmera ce qu'était, preuve à l'appuie, ce territoire que personne ne songeait à l'époque à appeler Algérie. 

Voici encore une logorrhée des plumitifs de gauche.

Gérard Brazon

****

Libération.

Par RÉDA BENKIRANE Sociologue, chercheur associé au centre Jacques-Berque (Rabat)

Monsieur le Président, les cinq prochaines années de votre mandat seront l’occasion de traiter une pathologie qui n’en finit pas de miner les principes universels de la société française, de freiner son dynamisme interne et de contrarier son rayonnement international. Plus que la crise économique, une crise identitaire affecte le devenir d’une société qui, depuis près d’un demi-siècle, n’est plus de substrat rural ni à vocation coloniale. Ce sont désormais des antagonismes exclusifs de type dedans - dehors qui structurent les rapports entre ville et banlieue, entre centre et périphérie, entre soi et non-soi.

Le constat clinique de cette psychopathologie identitaire est vite établi. Rappelons tout d’abord que l’identité a même été érigée en ministère. Depuis trop d’années, la politique, l’intelligentsia et les grands médias français manifestent ce trouble obsessionnel consistant à essentialiser l’origine et la religion de certains des citoyens de la République.

Au niveau de la citoyenneté ordinaire, beaucoup ne comprennent pas pourquoi leurs rues sont animées de concitoyens dont la couleur de la peau, la texture, la coiffure, le vêtement, l’accent, l’odeur, le bruit dérangent et dérogent à leur vision idéalisée de la francité. La crainte incessante d’une immigration galopante et débordante, la hantise de la religion islamique et de sa visibilité, le rejet panique face à toute demande de reconnaissance des maux causés par le colonialisme et l’esclavage, tout cela fonde une véritable pathologie identitaire.

Comment donc dépasser des rapports inconciliables entre un «nous» mythifié et des «autres», différés pas plus loin que l’autre versant du boulevard périphérique ? Où, précisément, opérer la suture mentale des diverses facettes de la francité contemporaine ? Comment faire admettre la normalité, les potentialités d’un «nous autres Français» ?

Entreprendre un processus de guérison du dysfonctionnement identitaire passe d’abord par un geste de reconnaissance de la question coloniale pour ses aspects refoulés, relatifs, en premier lieu, à l’histoire de l’Algérie française. Un déni d’histoire persiste et insiste dans la culture française contemporaine. Pour conjurer le mal-être français face à l’étrangéité d’une partie de sa propre population, le temps est venu de faire remonter en surface un certain nombre d’impensés sur le passé antérieur. Nous évoquons un temps où, pour paraphraser Péguy, la surface de la Terre où la langue française était parlée se mesurait aux canons et aux mitraillettes.

A l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie - le 5 juillet 1962 -, il est en votre pouvoir, monsieur le Président, d’adresser au peuple algérien un message de fraternité pour les malheurs qu’il a endurés, tout en assumant la responsabilité historique de la France. Si elle est restée cent trente-deux ans en Algérie, c’est qu’il y eut identification complète : «L’Algérie, c’est la France.» Ce geste de reconnaissance et d’excuse, que la France devra tôt ou tard accomplir vis-à-vis d’un peuple colonisé comme rarement dans l’histoire, a été attendu des décennies durant.(...) Lire la suite ici

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

isabelle 11/07/2012 00:36


Il est beaucoup moins douloureux de dire "c'est la faute aux autres" que ne serait-ce s'interroger sur sa propre responsabilité.


J'ai lu quelque part que l'Algérie d'avant 62 exportait ses productions agricoles (fruits et légumes en particulier) extrêmement abondantes. Est-ce notre faute si aujourd'hui elle en importe 95%
? Qui a empêché les algériens de travailler aux champs et de poursuivre l'oeuvre des Pieds-Noirs ? Ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup.


Je suis assez pour une remise sur table de toute cette histoire mais à la condition que tout soit dit et que d'un vrai déballage puisse sortir enfin une vérité. Mais là, je crois que je rêve.
L'état de victime permanente est trop confortable. Au moins pour le moral.

DURADUPIF 10/07/2012 00:07


Effectivement La France verse 5 milliards d'euros en année pleine au Gouvernement algérien.

Loly 09/07/2012 19:30


Histoire de mieux faire passer la pillule.....Peuple algérien qu'avez-vous fait de votre pays après avoir spolié les pieds-noirs de France??? Il ne restait qu'à faire fructifier ce que vous leur
aviez volé! mais......rien en 50 ans!!!!! même pas fichu. Que faites-vous en France, pays et peuple tant haï ? rien ou plutôt si, vous dégradez tout (comme au bled) alors retournez chez vous et
faites prospérer votre pays qui a des richesses naturelles que nous n'avons pas et .......FOUTEZ-NOUS LA PAIX!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! au lieu
d'attendre un hypothétique dédommagement que nos C.......de gouvernants sont capables hélas, de vous donner!