Algérie: Les débits de boissons, cibles des salafistes...

Publié le 26 Août 2013

Quand sera-t-il en France, lorsque les musulmans seront majoritaires dans les quartiers ou des villes et qu'ils seront en capacité de négocier avec les Municipalités carpettes la fermeture de débits de boisons ou l'interdiction de la vente d'alcool ?

Que diront les pouvoirs publics aplaventistes pour faire avaler la pilule d'une charria imposée en douce ?

Les élections municipales de 2014 seront un test grandeur nature de la présence d'islamistes dans les rangs des partis politiques de gauche comme de droite. Entre un PS immigrationniste et une UMP nageant dans la dhimmitude. Beaucoup des prochains Conseils Municipaux auront une coloration "verts islamistes". Faisons en sorte qu'ils soit bleu national. 

Gérard Brazon

****

Al Watan

Des hommes sillonnent le quartier du Sacré-Cœur, au centre d’Alger. Ils frappent aux portes et accostent les passants et les riverains pour les convaincre de la nécessité de signer une pétition visant la fermeture des deux bars-restaurants encore ouverts dans les environs.

Dans la pétition proposée, les individus évoquent les nuisances causées par l’établissement et le caractère haram (illicite) de l’activité. Un comportement qu’on croyait révolu, mais qui existe toujours, apparemment.
 

Ces actions visant les commerces de boissons alcoolisées sont de plus en plus nombreuses.

Elles sont à l’origine de la fermeture de 2000 débits de boissons (bars, bars-restaurants et dépôts), depuis 2003. C’est ce qu’ont confirmé les représentants des gérants de ce type de commerces. Le chiffre est loin d’être exhaustif, puisque les gérants, par crainte de représailles, refusent de communiquer leur désarroi à leurs représentants. Ils n’acceptent de témoigner que de manière anonyme. «Je tiens à ce que mon nom ne figure pas, car si j’ai un problème avec l’administration, cette dernière s’acharnera encore plus contre moi. Sincèrement, des embûches avec les responsables locaux, je préfère m’en passer actuellement», souligne un représentant des commerçants exerçant dans le créneau.

 

Le ministère du Commerce non plus n’a pas fourni le nombre de fermetures d’établissements exerçant dans le domaine. Selon le responsable de la communication de ce département, «il n’y a pas de classification des fermetures». «Nos services transmettent les chiffres globaux de tout type de fermeture», explique-t-il.

Le nombre officiel des établissements fermés reste donc inconnu. Les gérants de débits de boissons se plaignent des pressions généralement injustifiées exercées par des groupes qui brandissent l’argument religieux pour remonter les riverains contre eux. «Les commerçants sont souvent victimes de ces groupes qui exercent leur diktat. Les autorités locales nous abandonnent à notre sort. Nous sommes livrés à nous-mêmes. A croire qu’il s’agit d’un commerce illégal qui n’est pas régi par des textes de la République», explique un représentant.

Notre interlocuteur a rapporté le cas d’un gérant qui se faisait chanter par un élu local. «Cet élu n’a pas hésité à sévir, quand le gérant a refusé de lui livrer de la boisson gratuitement, comme c’était le cas auparavant. L’établissement a été fermé le lendemain», révèle-t-il, ajoutant que plusieurs cas similaires ont été enregistrés. «Le motif est souvent obsolète. On brandit n’importe quelle infraction pour fermer un bar, mais ce n’est jamais le cas pour les restaurants ou autres établissements ne servant pas de produits alcoolisés», s’indigne-t-il.

Vingt requêtes ont été adressées aux représentants des débits de boissons pour dénoncer, dans la majorité des cas, des abus de pouvoir et des représailles. «Les gérants sont sous la loupe des autorités mais aussi dans le viseur des salafistes et autres groupes d’habitants encouragés par l’inertie des autorités, lesquels ne ratent aucune occasion de sévir pour faire fermer ces établissements.»

Les commerçants se demandent d’ailleurs pourquoi les groupes de pression qui se cachent derrière le discours moralisateurs ne sévissent pas contre les trafiquants de drogue et autres produits prohibés.


Vers la prohibition


Selon M. Hamani, président de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), une grande part des quantités produites de boissons alcoolisées va dans l’informel. Selon lui, chaque fermeture de bar favorise la création de trois débits clandestins.

Certaines parties de l’administration se prêtent volontiers au jeu de ceux qui mènent des campagnes de fermeture. Si des professionnels ne peuvent pas exercer dans la légalité, c’est dans l’informel que les consommateurs dénichent leur produit, explique M. Hamani. «Personne ne peut quantifier les volumes écoulés dans le secteur informel. Nos commerciaux s’assurent que nos produits atterrissent dans les dépôts légaux, mais le suivi de l’itinéraire de nos boissons après cette étape est quasi impossible», explique M. Ifrak, secrétaire général à Tango Heineken Algérie, parmi les plus importantes brasseries du pays.

 

Le volume de consommation de bière (tous producteurs confondus) est estimé annuellement à 1,2 million d’hectolitres. «Il est évident que si les débits réglementaires sont fermés, c’est dans l’informel que ces quantités seront écoulées», confirme-t-il. Le président de l’APAB prévient contre les risques de commercialisation de produits frelatés dans les débits clandestins. «Il y a des risques d’intoxication qui s’ajoutent aux activités illégales, comme le trafic de drogue et la prostitution qui échappent complètement aux services concernés. Des problèmes qui se posent moins au niveau des établissements réglementaires», ajoute-t-il.

Abdelhakim Bettache, P/APC d’Alger-Centre : «Finie la gestion par pétition»

 

Le maire d’Alger-Centre, Abdelhakim Bettache, est formel : «Il n’y aura pas de fermeture de débits de boissons sous la pression des signataires de pétition.» Il explique que les cas de fermeture enregistrés depuis le début de l’année en cours sont conformes à la réglementation à laquelle sont soumis tous les commerces de la commune.

«Il n’y a pas de distinction entre un débit de boissons et un autre commerce», précise-t-il, en rappelant que deux cas de fermeture de débits de boissons alcoolisées ont été enregistrés depuis janvier. «Ces fermetures sont motivées par le changement de statut des établissements. Dès que les nouveaux gérants introduiront une demande, ils pourront rouvrir» a-t-il également dit. Ce responsable indique que les pressions exercées par certains groupes qui disent représenter les riverains n’ont aucune chance d’aboutir.

«Seuls les bureaux d’hygiène communaux et autres services habilités peuvent décréter une fermeture qui ne peut d’ailleurs être justifiée que s’il s’agit d’une infraction aux lois de la République», ajoute-t-il. Selon lui, six manifestations d’intérêt ont été enregistrées concernant des projets d’ouverture de nouveaux débits de boissons à Alger-Centre. Elles interviennent suite à la déclaration du Premier ministre devant les walis quant au respect des textes concernant cette activité.    F. A.

 

Fatima Arab

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

Commenter cet article

Pivoine 27/08/2013 12:45


Tôt ou tard, cela arrivera dans certaines villes, peuplées à majorité d'immigrés musulmans. Ils y aura des conseillers municipaux musulmans qui exigeront la fermeture de certains
établissements, et alors là, on verra bien quelle sera la réaction des Français, qui refusent de voir le problème posé par l'islam ! 

marco 26/08/2013 20:44


Il n'y aura plus de municipalité carpette et pour ce faire il faut voter intelligent dans le cas contraire j'espère qu'il y a assez de patriotes pour s'opposer par tous les moyens a cet état de
chose s'il devait exister en France.