Allocations familiales : la coupe de printemps est là...

Publié le 5 Avril 2013

NDF Nouvelles de France

Aujourd’hui, je vais aborder rapidement quelques nouvelles sans importance dans cette France apaisée qui va de mieux en mieux et dont la sortie de crise est déjà programmée pour dans quelques mois. Et comme le lait et le miel coulent en abondance, ce ne sera pas la peine de relier ces éléments dans un ensemble aux accents funestes. Je laisserai l’exercice aux lecteurs.

Par exemple, point n’est besoin de s’étendre sur le fait que l’assurance-vie continue sa décollecte entamée l’année dernière. En substance, les Français ont, pendant l’année 2012, plutôt puisé dans leurs réserves qu’ils ne les ont augmentées. On pourrait, éventuellement, mettre ça sur le dos d’un vieillissement de la population (ce qui pourrait d’ailleurs expliquer une sortie progressive des Français de la bourse, comme je l’évoquais dans un précédent billet) ; mais ce serait aller un peu vite en besogne : le retournement de tendance est assez vif pour accréditer la thèse, plus prosaïque et fichtrement moins bisou-compatible, d’un manque d’argent suffisamment marqué pour que les gens commencent à taper dans leur épargne.

C’est, du reste, l’analyse de la presse spécialisée qui, tout en constatant une hausse purement ponctuelle de la collecte chez les « banquassureurs », collecte liée à un énième changement de fiscalité sur les actions, ne peut que noter aussi la décollecte continue chez les assureurs purs. Cette même presse est aussi contrainte de relater les derniers propos de Christian Noyer, le patron de la Banque de France, qui ne se réjouit pas follement des résultats pourtant excellents de son établissement : certes, la banque engrange du pognon comme jamais, mais c’est à cause des opérations monétaires exotiques et de rendements élevés sur des bons de trésors überpourris dont, il faut bien le dire, personne ne sait exactement ce qu’ils vont valoir dans quelques années (probablement parce que les calculatrices n’ont pas assez de chiffres après la virgule).

Mais ces éléments ne servent, finalement, qu’à brosser le fond du tableau, son arrière-plan, dans les fameuses et nombreuses nuances de gris qui camouflent mal les engins sado-masochistes des premiers plans. À l’évidence, les joyeuses ponctions sur l’épargne sont à l’étude, comme je le mentionnais déjà hier. Et à l’évidence, le gouvernement travaille sur la distance pour faire accepter de telles taxations, ô combien impopulaires.

Allocations familiales : la coupe de printemps est làEn revanche, pour certains combats, il pourra procéder de façon plus cavalière : les allocations familiales, par exemple, sont une bataille déjà gagnée d’avance ! En effet, comment justifier au yeux d’un public de plus en plus malléable que des familles aisées reçoivent la même chose que des familles pauvres ? Assurément, cela n’est pas justeéquitable ! Bien sûr, les allocations avaient été, au départ, créées pour l’enfant, qu’il s’agissait d’aider, indépendamment du milieu dans lequel il arrivait. Bien sûr, il s’agissait d’une mesure à la fois symbolique, politique et démographique (pour favoriser la natalité) et une mesure qui aura sans aucun doute possible permis à la France de fanfaronner avec une population plus jeune que celles des autres pays européens. Bien sûr, retailler les allocations à la hache en fonction des revenus et non en fonction du nombre d’enfants, ce n’est plus de l’égalité.

Mais dans un pays qui a depuis longtemps abandonné toute cohérence, ça ne posera aucun problème : il suffira de présenter la mesure sous l’angle d’uneplus juste redistribution et d’y ajouter un couplet ou deux sur lesnécessaires économies à faire en temps de disette.

Le rapport Fragonard détaille donc comment s’y prendre et les économies humidement espérées : en tabassant avec doigté les deux premiers déciles (les 20% des familles les plus aisées), on va redresser la branche famille de la sécurité sociale, vous allez voir, y’a que ça de vrai ! Bien évidemment, on ne s’appesantira pas sur le fait que la notion même de famille aisée est régulièrement revue à la baisse ; l’imagerie populaire s’ancrait décidément dans la famille bourgeoise, domestiques en livrée et enfants trop bien peignés, mais les assauts socialistes ont rapidement remis tout le monde dans le même bain : maintenant, le fait d’avoir, dans une même famille, le père et la mère qui travaillent et gagnent un salaire propulsent immédiatement la famille dans les classes aisées. Et pour peu que l’un des deux (ou les deux) frôlent le double du salaire médian, paf, la timbale est décrochée et les voilà riches. Evidemment, pour les domestiques en livrée, la voiture avec chauffeur et les cinq enfants tirés à quatre épingles, vous pourrez repasser, ils sont gobés par les charges sociales, les impôts et les taxes.

Et le plus intéressant, dans cette nouvelle aventure du gouvernement Ayrault, c’est qu’elle ne rencontrera probablement aucune opposition sérieuse, preuve s’il en était encore besoin que l’argument de justice sociale a fait mouche et a complètement paralysé ce qui passe pour une opposition : on découvre par exemple qu’Alain Juppé est d’accord pour moduler les montants des allocations. Ce n’est pas fortuit : petit à petit, les politiciens sortent de la léthargie dans laquelle les ont poussés les lointaines élections, se réveillent lorsque l’odeur de la faisande est forte, et comprennent qu’il faut faire front commun. Non pas pour diminuer les dépenses (Vous n’y pensez pas ! Nous sommes en France, tout de même, un peu de sérieux !), mais bien pour trouver, tous, tous, tous ensemble, toutes les sources possibles de ponctions et de revenus supplémentaires pour un État qui frise l’hypofiscalie, cette maladie grave où l’argent qui rentre de moins en moins ne compense plus du tout l’argent qui sort de plus en plus.

Allocations familiales : la coupe de printemps est là

Dans cette course à la fiscalisation tous azimuts, la réaction du peuple est, comme à son habitude, minimale : en substance, les classes moyennes (celles qui ont été commodément rebaptisées « riches » pour la prochaine campagne de tonte) font le gros dos et espèrent voir la tempête passer loin d’elles. Les classes aisées prennent rapidement leurs dispositions pour échapper au problème. Et les classes populaires, pour moitié persuadé d’y gagner, pour moitié de toute façon fort loin de ces considérations politiciennes nanométriques, s’en foutent calmement. Seul bémol : certains s’inquiètent de la taxation des entreprises sur les salaires à plus d’un million d’euros. Oh, mais rassurez-vous : nous sommes en France, il ne s’agit pas ici de se demander si cette mesure ne va pas entamer l’attractivité du pays. Que nenni ! Si l’on s’interroge sur la pertinence d’une telle taxe, c’est exclusivement pour les clubs de foot.

Taxation à tout va de la part de la classe politique, pluie d’impôts, rabotages directs et indirects, inquiétude hyper-sélective de la population : pas de doute, ce pays est foutu.

Source

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-claire Muller 05/04/2013 22:17


Commentaire posté sur CITOYENS ET FRANCAIS

Marie-claire Muller 05/04/2013 22:13


Commentaire à lire absolument


 "Dépression collective" Normale, la France telle que nous l'avons connu se meurt petit à petit depuis 30 décennies.
Pour que l'Europe se fasse il fallait qu'il y ait échange, pour effectuer ledit échange on a tué la notion de famille, ses repères, ses valeurs, son autorité.
Pour qu'il y ait échange, la France a vu son savoir faire se vendre, ses usines se délocaliser, ses infirmières partir via l'Angleterre pour être remplacer par des infirmières espagnoles moins
onéreuses.Les grèves dans tous les secteurs sont le quotidien de la France depuis 30 ans.



La France habituée à évoluer par le travail a vu le chômage, l'assistanat, les restos du coeur, les pauvres, les
SDF, la mort l'hiver sur ses trottoirs de ses SDF.


La France en même temps que ses frontières a perdu sa fierté, ses couleurs, sa religion, sa morale, mais a
vu aussi sa chance venue de l'immigration de masse, la France ne peut plus nourrir ses enfants, mais doit nourrir et entretenir les enfants venus d'ailleurs.


La France est devenue terre promise, le pôle emploi est devenu son mur des lamentations et est entrée en dépression
collective comme on entre en religion.


Comment ne pas avoir une dépression collective avec 5,5 millions de chômeurs malgré les radiations faciles pour
faire baisser les statistiques.





Avant l'Europe et la mondialisation la France était un pays de joie, un pays qui faisait rêver le monde entier, un
pays de fierté un pays où il faisait bon vivre.


Aujourd'hui, la France est la risée du monde entier, elle est un pays gay, la famille nouvelle est la location de
ventre et l'achat de bébés, les drogués ont leur salle de schoot, (sans boulot faut bien passer le temps) on ne boit plus seul mais avec modération et si modération n'est pas là, l'ami
alcoteste le remplace.


Plus de service militaire pour faire des hommes, mais des femmes qui font de nos mecs leurs copines, égalité des
sexes oblige. Pas encore trouvé comment leur faire avoir règles et ménaupose, ni comment les faire accoucher. En attendant, on leur dit de faire pipi assis, sans doute en prévision d'une future
évolution.





A force d'attendre comme promis en 1981 les lendemains qui chantent (quand nous avions tout), à force de voir que
plus ça va, moins ça va.


2011, 800 suicides chez les agriculteurs


13.000 suicides par an.


Le suicides des enfants a augmenté de 300% en 10 ans


Sans oublier les suicides dit de mode chez France télécom, la poste et même au pôle emploi.


Par ailleurs chaque année en France 300.000 personnes tombent dans la pauvreté.


La France avant l'Europe et la mondialisation était un pays riche, aujourd'hui elle riche en pauvres.


Et on s'étonne de constater une dépression collective....


On peut douter de tout sauf de la nécessité de se trouver du côté de celui qui a le "pognon" et encore avec
l'affaire Cahuzac, c'est ballot d'être au gouvernement et de se faire avoir comme un bleu.


 



Commentaire n°2 posté par Bluesun hier
à 22h37

Pivoine 05/04/2013 17:13


Dans la classe moyenne, et chez les entrepreneurs, il y a aussi des gauchiastes, qui ont voté pour cette ordure de Flanby. Ils doivent s'en mordre les doigts !

island girl 05/04/2013 15:53


Sarkozy ,Hollande et ses guignols sont les cafards dont le peuple doit se débarrasser sans attendre !

Polux 05/04/2013 13:35


Je vous trouve un peu dure !


N'oubliez pas que grace à eux, la France est championne de la natalité...!!!


De surcroit, l'ajustement des allocations familiales va encore plus leur profiter, et alors là, nous serons des super-champions !!!


Merci les chances de la France !!!

LA GAULOISE 05/04/2013 13:08


A combien reviennent les allocations familiales pour  ceux qui arrivent en France avec leur 3 femmes et leur 46 gamins?  Et cela multiplié par combien d' immigrés de toutes origines que
nous enrichissons au détriments des français ?