Anatomie d’un désastre : L’Occident, l’Islam et la guerre du 21e siècle

Publié le 4 Décembre 2011

Livres // 
Auteur : Enquête&Débat

Ce livre relate les événements des dernières décennies qui ont vu la résurgence d’un Islam conquérant et dominateur et ce aux dépens de la civilisation occidentale, sortie affaiblie de la violence des guerres mondiales et totales du 20e siècle.

Le 11 septembre marque la naissance du 21e siècle. Les Etats-Unis n’hésitent pas à user de leur puissance pour assurer la sécurité de leurs citoyens. Quand à l’Europe elle est incapable de désigner son ennemi car elle répugne à reconnaitre l’état de guerre. Elle s’efforce en effet d’exorciser toute violence et refuse l’idée même d’affrontement. L’esprit munichois sévit de nouveau; les Européens sont près aux pires compromissions plutôt que de faire face au péril de l’Islam.

Ils se font alors les idiots utiles des islamistes et fondamentalistes en sapant les fondements de la cité libre. Ainsi l’Europe renonce  à l’application de sa souveraineté, à l’exercice de sa puissance et à sa politique préférant la dissuasion et les compromis. Mille reculs, mille renoncements, mille lâchetés qui la détruisent chaque jour davantage.

L’auteur nous décrit donc une Europe en crise; ‘un empire mou’, un corps malade miné par le cancer de l’Islam qu’un système immunitaire affaibli est incapable de combattre. Selon l’auteur il est donc urgent que l’Europe retrouve sa puissance et sa raison d’être. Que dans une lutte pour sa survie elle n’hésite pas à enfreindre quelquefois la morale en convoquant la raison d’état.

En effet la naissance de l’état nation s’est faite par sa lente émancipation du religieux rendue possible par la raison d’état. C’est bien elle qui par conséquence a permis de faire naître les Lumières et il est tout a fait légitime de l’exercer à l’heure où l’obscurantisme religieux se fait menaçant.

Le livre présente une civilisation arabo-musulmane qui coupée des techniques et des Sciences depuis le XVe siècle décline progressivement. Au XIXe l’humiliation de la colonisation fait réaliser au musulman l’ampleur du retard de sa civilisation. Après l’échec des modernistes musulmans pour reproduire le modèle occidental ce sont les islamistes puis les fondamentalistes qui prennent le relai.

Les islamistes souhaitent instaurer un gouvernement islamique respectueux de la charia. Les fondamentalistes espèrent conquérir le monde pacifiquement par la démographie et la prédication. Les premiers échouent, obtenant néanmoins des concessions non négligeables de la part des états musulmans, les seconds se veulent socio culturellement neutres afin de permettre l’émergence d’une personnalité islamique universelle tout à fait adaptée à la mondialisation.

Le discours mensonger des fondamentalistes qui appelle’ le mépris de soi, fierté, le retard face au progrès vertu’ séduit les fidèles. Spécialistes du double langage ils poussent leurs coreligionnaires à apprivoiser les législations occidentales pour les utiliser contre eux, de cette manière ils obtiennent progressivement des concessions de la part des états occidentaux favorisant la mise en place des conditions d’application de la charia. Ceux sont aux yeux de l’auteur et à juste titre les plus dangereux car ils sapent les fondements de la société occidentale sans pour autant user de violence pouvant susciter des réactions.

Or ce sont avec ceux la même que l’Occident négocie, ceux qu’elle appelle à tort musulmans modérés. Pour l’auteur cette modération ne porte pas sur la fin mais sur les moyens. Par rapport aux islamistes d’où sortent la majorité des terroristes, les fondamentalistes sont plus fidèles à l’esprit de Mohamed, qui accepte autrui dans le discours en attendant d’avoir la force suffisante pour le détruire ou le soumettre. .
Dans le monde musulman les discours sont ouvertement haineux et d’une violence inouïe envers les infidèles, à la tête desquels les Juifs et les Chrétiens. Les Chrétiens sont régulièrement persécutés en terre d’Islam.

Depuis les années 70 en Egypte les femmes coptes sont régulièrement violentées voire violées converties et mariées de force à des musulmans dans l’indifférence totale de la justice. Deux mille Chrétiens sont tués au Nigéria lorsque des émeutes éclatent en 2000.La violence des persécutions en Irak poussent des dizaines de milliers de Chrétiens à fuir. Sous couvert d’antisionisme, un antisémitisme farouche nourri par la théorie du complot se développe dans le monde musulman.

C’est ainsi que par exemple le quotidien égyptien officiel Alakbar affiche ‘grâce à Hitler, bénie soit sa mémoire qui au nom des Palestiniens les a vengés par avance contre les plus vils de la surface de la terre, bien que nous ayons à nous plaindre contre lui de ce que sa vengeance n’était pas suffisante’. L’obsession du complot révèle dans le monde musulman le déni de la réalité et le refus catégorique de remise en question. Des Palestiniens portent des accusations mensongères sur l’empoisonnement de leurs puits par les Israéliens. Arafat aussi aurait été empoisonné (alors qu’aucune trace de substance toxique n’a été décelée lors des analyses).

Ce genre d’accusations rappelle celle du Moyen âge où les Juifs étaient accusés d’empoisonner les puits des Chrétiens et de répandre de cette manière la peste. La crise financière en Indonésie ? Les Juifs. Le tsunami ? Le résultat d’une expérience nucléaire Indo-israélienne.L’attentat du Louxor ? Un complot CIA- Mossad.

Ridicule ? Grotesque ? Effrayant ajoutera l’auteur lorsque les Occidentaux se prêtent au jeu ; ainsi le nouvel observateur accuse les Israéliens de viols sur les Palestiniennes dans le but de les faire tuer par leurs propres familles sans se salir les mains.
Le président iranien déclare que ‘la Palestine est en première ligne dans la lutte de la nation islamique contre les puissances occidentales’ et en priorité contre ceux que l’Ayatollah Khomeiny qualifie de grand et petit Satan c’est-à-dire les États-Unis et la France.

Mais cette guerre les Occidentaux refusent de la mener. Pourtant hier comme aujourd’hui le djihad anime les musulmans qui partent en croisade contre les infidèles. En effet le djihad en s’inscrivant dans une dimension métaphysique et non historique est un présent perpétuel. Il divise le monde en deux : le domaine de la paix et le domaine de la guerre. Dans le cadre du coran ‘la paix n’est pas l’absence de guerre mais la dimension d’une vie assurant à l’Oumma l’application de la charia’.

C’est pourquoi l’Islam ne défend jamais l’idée selon laquelle ‘les êtres humains devraient s’attendre à voir cesser la guerre’ tant que la mission d’islamisation du monde n’est pas accomplie. Car l’essence de tout être humain, selon le coran, est de devenir musulman. C’est dans cet esprit de djihad que Hassan el Banna, fondateur des Frères musulmans déclare : ‘Allah est notre idéal, l’Envoyé notre chef, le Coran est notre loi, le djihad est notre voie mourir dans la voie de dieu est notre plus grand espoir’. C’est ce même Banna qui théorise sur l’art de la mort. Il influencera le Hamas, branche des Frères musulmans, qui est un acronyme de mouvement de la résistance islamique et qui signifie effort ou zèle qui renvoie au djihad.

Dans ce contexte de guerre permanente avec les non musulmans la déloyauté et le mensonge sont légitimes. Qutb, membre réputé des Frères musulmans, justifie les pires atrocités contre les infidèles ou musulmans impies. La majorité des arabes approuvent l’utilisation d’otages civils (femmes et enfants compris) en Irak en 1990 considérant cela comme légitime et moralement justifié. Au nom du sacré, du transcendant les actes les plus immoraux commis envers les non musulmans (pillage, meurtre, viol, torture) sont perçus comme l’accomplissement de la volonté divine.

C’est ainsi que ceux que l’Occident appellent terroristes sont pour bon nombre de musulmans des héros vengeant l’humiliation infligée aux croyants par les mécréants. Lors même que les Israéliens tentent de respecter le principe de limitation des dommages collatéraux les membres du Hamas regroupent leurs femmes et enfants dans les endroits ciblés par les Israéliens afin d’augmenter la souffrance et la haine des populations locales. En 2005 Bush doit redemander aux pays musulmans de dénoncer clairement le terrorisme. Le sommet s’achève sans accord sur la condamnation du terrorisme car à la demande du chef de la ligue arabe les représentants musulmans veulent la poursuite des attentats anti-israéliens considérés comme des actes de résistance.

L’auteur nous explique ce refuge dans la violence, ce choix du djihad par le refus d’introspection et donc de progrès: l’orthodoxie musulmane établit que tout changement est transgression et toute innovation par rapport à la tradition une hérésie. Ainsi les quelques musulmans qui ont tenté d’amorcer des changements l’ont payé pour certains de leurs vies. Les autres ont été contraints de se réfugier dans la clandestinité. Le réputé moderniste musulman, Afghani qui essaye de rapprocher Islam et rationalité est soupçonné d’être un déiste franc-maçon. Même hors du domaine de la paix le dhimmi doit rester à sa place.

Les réactions violentes et démesurées du monde musulman lors de la publication des caricatures de Mahomet ont réinstauré en Occident le délit de blasphème: désormais quiconque ose amorcer une critique de l’Islam se voit menacer de représailles violentes (les ambassades brûlent les non musulmans sont violentés certains tués).

Devant cette violence démesurée et injustifiée les dirigeants occidentaux abdiquent ; le secrétaire général du conseil de l’UE ainsi que Clinton expriment leurs remords public pour la publication de ces caricatures. Les grandes entreprises européennes garantissent de ne pas importer de produite danois. Ce zèle ne date pas d’aujourd’hui, hier déjà Villepin se lançait dans une tournée anti-américaine lors de la campagne contre la guerre en Irak où il déclarait que les faucons de l’administration américaine sont les hommes de Sharon alimentant ainsi la théorie du complot dont les musulmans sont si friands.

La politique particulièrement zélée de Chirac amène les Marocains, Libanais et Jordaniens à l’élire comme l’homme le plus apte à diriger les affaires du monde, détrônant ainsi Ben Laden.

L’auteur conclut en expliquant que les musulmans sont les premières victimes de ce refus de progrès. Ainsi au 21ème siècle les pratiques moyenâgeuses dans les contrées musulmanes ne sont pas rares. Décapitations, flagellations, amputations publiques sont toujours de mise en Arabie saoudite, le pays modèle et représentant du monde arabo-musulman.

Dans ce pays les enfants doivent dénoncer leurs parents s’ils omettent la prière ou brisent le jeûne. En 2002 les filles d’une école primaire en feu sont refoulées dans l’incendie car jugées insuffisamment voilées. En 2005 le tribunal saoudien condamne à 6 mois de prison et 200 coups de fouet une femme victime d’un viol collectif.

Quand au non musulmans leur sort est peu enviable, ils auront en effet à choisir entre la conversion, la mort ou le statut de dhimmi citoyen de seconde catégorie ontologiquement et non politiquement inférieur ; le sang d’un non musulman vaut la moitié celui d’un musulman c’est pourquoi par exemple un juif qui lève la main sur un musulman même en cas de légitime défense encourt au mieux l’amputation de son doigt.

Malgré une certaine confusion dans l’agencement des idées, cette œuvre par la richesse et la diversité des exemples et informations fournies que les médias choisissent le plus souvent de déformer ou de taire, nous fait réaliser l’ampleur du désastre. L’auteur apporte quelques solutions intéressantes à méditer mais encourage surtout à une introspection de notre civilisation affaiblie nécessaire pour faire face au danger.

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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