André Zuliani veut sa place à droite

Publié le 9 Juin 2012

Rassemblement pour la France

 


André Zuliani veut sa place à droite

Le candidat du RPF, veut sortir la droite de sa déconfiture. Se situant entre l’UMP et le Front national, André Zuliani pense porter les valeurs capables de créer un vrai pôle d’opposition à Carcassonne et dans le département. Mais il part de loin.

«On a le sentiment de représenter la vraie droite. Il y a, à droite, dans l’Aude, un vide phénoménal ». André Zuliani candidat du Rassemblement pour la France dans la 1re circonscription, celle de Carcassonne-Lézignan, serait-il le pompier à même d’éteindre l’incendie qui achève de consumer la maison « droite » du département ? « Je pense qu’il va y avoir des surprises. Vous savez, pendant cette campagne je me suis défoncé, j’ai fait des milliers de kilomètres, j’ai fait chacune des 114 communes de la circonscription. Les contacts ont été bons, j’ai parlé avec les gens. Tous se disent très déçus par l’UMP. J’espère en profiter en partie. »

63 ans, retraité, cadre en ingénierie économique, il a surtout exercé en Algérie et en Afrique du Sud. Il sera le seul représentant du RPF en lice pour ces législatives dans l’Aude. Ils seront 80 en France.

Ses premiers pas en politique se feront dès 1976 au sein du RPR, un parti qu’il suivra au sein de ses métamorphoses. Pourtant, en 2011, il décide de quitter l’UMP pour rejoindre le RPF, le parti de Charles Pasqua et Philippe de Villiers. « Le déclic, ça a été les cantonales à Carcassonne. L’UMP a été éliminée dès le premier tour et les candidats socialistes se sont retrouvés au second tour face au Front national. Je n’ai pas supporté que les candidats de l’UMP appellent à voter socialiste. »

Aurait-il, lui, appelé à voter Front national ? «…Oui. Au Front national il n’y a pas que des fachos et puis on ne peut pas nier que l’immigration pose un problème. »

André Zuliani assure pourtant que sa campagne ne s’articule pas autour de ce thème déjà passablement visité par la campagne présidentielle. « Je me bats pour imposer le référendum d’initiative populaire, il faut redonner la parole au peuple ».

Mais le vrai cheval de bataille du candidat RPF, c’est l’Europe. « Il n’y a plus de gouvernance européenne, regrette André Zuliani, l’Europe va dans le mur. Il faut un capitaine, il faut refonder l’Union européenne avec une gouvernance forte et surtout un respect des souverainetés nationales, une Europe des nations comme l’avait voulue De Gaulle. Ceci dit, pour nous, il n’est pas question de sortir de l’euro. De toute façon, les choses ne pourront pas rester comme ça, il va y avoir une indispensable évolution. »

Des accents gaulliens qui ne dissimulent pourtant pas tout à fait un calcul stratégique gagnant. « On verra le 10 juin », s’avance le candidat qui espère clairement se faire une place entre la droite « sarkozienne » en plein malaise, au moins sur le plan local, et le Front national qui conduit « à une impasse électorale ». Mais, trop prudent, André Zuliani ne ferme aucune porte. « Si au second tour de la législative, le candidat socialiste se retrouve face au Front national, il faudra bien se dire que l’on est à droite et l’assumer ».

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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