Angela Merkel accepterait la mutualisation des dettes bancaires. Par Philippe Béchade

Publié le 3 Juillet 2012

Angela Merkel semble avoir inscrit la mutualisation des dettes bancaires dans la liste des cadeaux qu’elle accepte de consentir aux marchés.

Tout du moins est-ce ainsi qu’ils ont interprété le communiqué laconique de Jean-Claude Juncker vendredi aux premières lueurs de l’aube. Les Européens se seraient dotés d’une feuille de route pour rompre le cercle vicieux “endettement des banques/endettement des Etats”… par le biais d’une recapitalisation directe des banques par le MES. (Mécanisme européen de Stabilité.  Vidéo: Lire ici égalementndlr Gérard Brazon)

Sauf que le MES n’existe que sur le papier. Il n’est pas encore doté du premier euro… n’a pas encore édicté de règles en matière de garanties apportées par les emprunteurs… ne serait activé qu’en cas d’unanimité des 16 membres de l’Eurozone — ce qui laisse à l’Allemagne la possibilité de bloquer l’attribution des fonds. Mais aucun des ces “petits détails” n’a été jugé de nature à tempérer l’euphorie ambiante, ni en Europe, ni à Wall Street. (Folle danse, course de vitesse contre le mur? Les socialistes sont les moins bien armés pour nous éviter cette catastrophe annoncée. Ndlr r GB)

 

PHILIPPE BÉCHADE

Philippe Béchade rédige depuis dix ans des chroniques macroéconomiques quotidiennes ainsi que de nombreux essais financiers. Intervenant quotidien sur BFM depuis mai 1995, il est aussi la 'voix' de l'actualité boursière internationale sur RFI depuis juin 2002. Analyste technique et arbitragiste de formation, il fut en France l'un des tout premiers 'traders' mais également formateur de spécialistes des marchés à terme.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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