La classe politique complice du Front National - par Bonapartine

Publié le 20 Février 2011

             Je persiste et je signe : toute la classe politique concourt irrémédiablement, depuis 1981, à la progression constante du Front National !

par Bonapartine.

           « Comment  tu as fait pour sentir arriver avec autant d’acuité la lame de fond qui semble se profiler à l’horizon et que les sondages annoncent avec une  Marine Le Pen à 19% à 20% ? », me demandait un ami récemment.

Interloquée, je le regarde et lui réponds : « Comment j’ai fait ? Mais je n’ai aucun talent pour l’avoir, comme tu dis, "senti" ; je fais comme beaucoup de gens de ce pays encore pourvus d’un peu de bon sens : j’observe, j’écoute et j’entends ce que disent les Français que je rencontre tous les jours et surtout, tu vois, je fais en sorte de ne pas les mépriser et de ne pas les traiter de cons comme l’a si pitoyablement fait Monsieur Mélenchon qui, en écoutant une famille ouvrière militante pour le Front National, a tenu des propos inqualifiables ! C’est d’abord et principalement le mépris des autres, a-fortiori quand on s’adresse à ce que l’on appelle benoîtement "les petites gens", qui fait perdre une élection et, sur ce point, je ne sais pas qui, de la droite ou de la gauche, excelle le plus en la matière, à l’exception notable de François Bayrou que je n’ai jamais entendu avoir une seule parole désobligeante vis-à-vis de la classe ouvrière ! » Mais çà, pardon, c’est vrai, j’oubliais qu’on ne l’apprend pas à l’E.N.A. Pas à Sciences Po non plus, hélas ….

Sans doute, mon propos était-il, en réponse à l’observation de mon ami, maladroit, voire excessif comme il l’est parfois avec moi. Mais enfin, comment ne pas éprouver un sentiment de révolte à la vue du spectacle effroyable de notre classe politique qui joue les vierges effarouchées en découvrant les prévisions du dernier sondage sur ce que seraient, à un an des élections présidentielles, les intentions de vote des Français, accréditant une Marine Le Pen à 19%-20% ?

          Pendant des années, ceux et celles qui ont tiré, à tous les niveaux, la sonnette d’alarme sur l’état de déliquescence économique, budgétaire, éthique, psychologique de notre pays, ont été qualifiés de " pessimistes névrosés ", d’"oiseaux de mauvaise augure qui noircissaient à volonté le tableau" comme si il y avait une jouissance quelconque à voir son pays s’enfoncer dans la dépression, d’ "illuminés" qui imaginaient des scénarios qui n’avaient pas lieu d’être", voire carrément de "fous" !

        Certains élus, Gérard Brazon en fait partie et c’est la raison pour laquelle je lui dédie aujourd’hui cet article, à lui ainsi qu’à ses lecteurs, ont tiré la sonnette d’alarme auprès d’autres élus. Honnêtement, ont-ils été écoutés ? Ont-ils été entendus ? Ont-ils été respectés pour avoir ne serait-ce qu’émis l’hypothèse que l’attentisme préoccupant de la grande majorité de notre classe politique, qu’elle soit de gauche ou de droite depuis 1981, allait envoyer la France dans le mur ? Si tel avait été le cas, nous n’en serions pas là aujourd’hui ! Et il ne s’agit là en aucun cas d’un jugement que je porte : je constate simplement les faits et j’en tire la conclusion logique. Mais au fait, revenons à ce mois de février 2011. Où en sommes-nous ? Voyons un peu ….

           En décembre 2010, conscient de la forte remontée du Front National, Jean-François Copé déclare qu’ "il faut se bouger". Mauvaise analyse de fond. Pourquoi ?

          C’est dès 1982 qu’il aurait fallu se bouger, même si la droite républicaine n’était pas alors au pouvoir car chacun sait qu’il existe de multiples manières de "se bouger", plutôt que de  voir dans le score de Jean-Pierre Stirbois obtenu aux élections cantonales à Dreux (12,5%), un épiphénomène, disons "une réaction de mauvaise humeur des citoyens français". Pensez donc ! Dreux, c’est déjà tellement loin de Paris et de ses salons feutrés ! Et je ne parle même pas du passage, en 1986, au scrutin proportionnel voulu par François Mitterrand qui avait permis au Front National d’obtenir 35 sièges à l’Assemblée nationale. Mais comme la gauche a la mémoire sélective, naturellement elle a tout oublié depuis…. Voilà pour la gauche. Parlons de la droite maintenant.

            Nous sommes le 21 avril 2002, 20h00, soit un peu plus de sept mois après les épouvantables attentats du 11 septembre : Jacques Chirac apparaît, sur les écrans de télévision, face à Jean-Marie Le Pen au second tour. Jacques Chirac se lance alors dans un discours aux accents gaulliens expliquant aux Français, juré promis, qu’il avait en fin de compte compris les angoisses de ce peuple qui l’avait pris par surprise, lui aussi, au point qu’à 19h00, en ce 21.04.02, il ne parvenait toujours pas à accorder du crédit à l’information qui ne cessait de revenir pourtant en boucle dans les rédactions et selon laquelle Jean-Marie Le Pen était effectivement au second tour. Plus inquiétant encore : plutôt que de faire face à Jean-Marie Le Pen sur un plateau de télévision dans le cadre du traditionnel débat qui oppose, entre les deux tours, les candidats présents au second tour de l’élection présidentielle, débat auquel, on le sait, les Français sont attachés, Jacques Chirac se débine. Le comble de la lâcheté ! Car, voyez-vous, on peut avoir des adversaires mais un homme ou une femme d’Etat digne de ce nom, n’a pas le droit de refuser d’affronter le combat d’idées. Personne n’imaginerait qu’un militaire refuserait de défendre les couleurs, les intérêts vitaux et les idéaux républicains de son pays quand il s’agit d’aller au champ de bataille, que la bataille se déroule sur la terre, en mer ou dans les airs. Alors, pourquoi nos politiques bénéficient-ils d’une impunité qui ne serait admise pour personne d’autre ?

Nous sommes désormais en février 2011. Quoi de neuf depuis 2002 ?

          Depuis que Jean-François Copé est à la tête de l’UMP, il annonce tous les quatre matins un nouveau débat.

A peine arrivé aux commandes de l’UMP, Monsieur Copé semble, dans un premier temps, avoir trouvé la solution miracle pour mettre K.O le Front National. Je tends alors l’oreille : « Jean-François Copé met en place un groupe de travail qui a pour mission de réfléchir à la stratégie qui permettra de contrer le parti frontiste. » Je me dis alors : est-il possible que notre classe politique n’ait, à ce point, rien compris à ce qui se passe dans ce pays, au désarroi, parfois à la dépression, voire au désespoir qui ronge des millions de Français ? Ah mais pardon, encore une fois, je ne suis pas énarque, donc évidemment, je fais forcément partie des millions de citoyens français qui "forcent à l’envie le trait pour faire peur". Comme s’il y avait un quelconque plaisir, à moins d’être complètement masochiste et donc malade – ce qui n’est pas mon cas, pas plus que celui de millions de Français -, à se complaire dans le spectacle de son pays natal que l’on voit perdre pied un peu plus chaque jour de sa vie !

Résultat des courses à l’initiative de Monsieur Copé : deux mois plus tard, Marianne se targue de pouvoir titrer dans un article daté du 18.02.11  : « La mission UMP anti-FN fait pschiiiiiiitt » (1). Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, Madame Le Pen ajoute, ce même vendredi 18 février 2011 : « Encore un effort, Monsieur Copé ! Encore un petit débat, un petit blabla sur l’islam, la laïcité, et je pense effectivement que nous pourrons terminer la présidentielle à 25%. »

Comment ne pas éprouver de l’indifférence devant toute une frange de la classe politique qui n’a plus d’autre choix que de se laisser humilier de la sorte ? Pourquoi donc Monsieur Copé garde-t-il à ce point le silence devant Marine Le Pen ? Un silence qui ressemble, du reste, à s’y méprendre, à celui observé par Jacques Chirac lorsqu’il refusa de débattre avec Monsieur Le Pen, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Officiellement, Jacques Chirac refusait de débattre avec le diable. En vérité, que craignait donc réellement Jacques Chirac ne ce mois d’avril 2002 ? 

            Seconde étape de la remise en ordre de l’UMP : Jean-François Copé accepte, en janvier dernier, un débat avec Marine Le Pen.  Je me dis alors : «  Voilà, ils ont compris qu’il ne faut pas biaiser et donc qu’il ne faut pas éviter le Front National ! » Manque de chance : je constate avec effroi qu’il ne répond pas aux sollicitations sur la question de l’école laïque républicaine française, sujet auquel je suis particulièrement sensible. Pourquoi cet effacement de Jean-François Copé sur la question de l’école  et de la laïcité ? Le sujet serait-il, à ce point devenu mineur en France qu’il ne faille surtout plus prendre la peine d’en parler, à l’heure même où notre école va si mal ? Pourtant, croyez-moi, l’école française mériterait un référendum à elle seule !

              Troisième étape de la croisade menée contre le Front National : il y a quelques jours, je lis dans la presse qu’un débat va être ouvert sur la laïcité et sur la question de l’islam en France … en avril prochain. Pourquoi en avril et pas avant les élections cantonales d’une part ? Pourquoi enfin ne pas avoir ouvert ce débat dès les premières semaines de l’élection de Nicolas Sarkozy ? Mais enfin, je conclus : « Mieux vaut tard que jamais.» Et puis patatras ! Marine Le Pen prend le contre-pied de cette annonce et profite des scores d’intentions de vote, à vrai dire incroyablement élevés à un an d’une élection majeure, pour rebondir et faire clairement comprendre à nos élus actuellement au pouvoir, je résume, que si le débat à venir sur l’islam est aussi rondement mené que celui sur l’identité nationale, à ce rythme là, l’UMP à elle seule permettra à Madame Le Pen d’être le futur hôte de l’Elysée.

          Il est vrai, soyons objectifs, que la chute de Monsieur Copé a été grandement accélérée, ces derniers jours, par les propos parfaitement irresponsables de Benoist Apparu favorable, quant à lui, la veille, au financement public de la construction des mosquées et donc à une modification de la loi de 1905. Rien que çà ! Je remercie vivement, au passage, François Baroin, d’avoir témoigné,  le soir venu, de l’incroyable lucidité qui fut la sienne, pour se montrer hostile non seulement à ce projet mais également, si j’ai bien compris, à l’idée d’ouvrir la boîte de Pandore en se risquant à une modification de la Loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. 

Et maintenant ? 

Le Parti socialiste n’en finit pas de s’émouvoir des attaques portées à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn. Sait-on jamais que le Parti socialiste découvre que les coups bas, en politique, soient nés aujourd’hui ! Mais pour le reste, c’est silence on tourne. Bonne nuit les enfants et dormez bien surtout !

Le programme sur l’Education nationale ne comporte aucune mesure ambitieuse pour remettre sur pied et debout l’école républicaine laïque française, de l’école maternelle aux classes de Terminale.

Quel serait le programme du Parti socialiste sur la restauration d’un système de santé public à la hauteur de ce que méritent d’avoir les Français ? Nul ne le sait.

Quant au Plan Banlieues, Madame Aubry est encore plus éloignée des réalités de ce pays que je ne l’imaginais, à moins que son récent discours ne soit essentiellement animé par des visées bassement électoralistes : la délinquance s’explique par la pauvreté et la ghettoïsation. Même si c’est en partie exact, il faut être aveugle pour ne pas comprendre que les Français en ont également ras le bol de ce discours de l’excuse sociale permanente. Mais, au Parti socialiste, tout le monde partage-t-il le point de vue de Madame Aubry ? Pas sûr …. 

Et si "le meilleur" restait à venir ?

          Imaginez que le débat sur la laïcité et l’islam que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux, tourne au pugilat d’ici quelques semaines dans ce pays. Comment Monsieur Copé s’y prendra-t-il, en cas d’échec, pour réconcilier les Français entre eux ? Il ouvrira "un groupe de travail pour réfléchir" à cette épineuse question ? Mais puisque Nicolas Sarkozy souhaite ouvrir un débat sur ces questions et le faire "sans tabous", y compris "en parlant des minarets" ai-je récemment entendu, chiche, qu’il le fasse ! 

En vérité, n’est-il pas déjà trop tard pour engager des débats sur des thématiques fondamentales sur lesquelles les Français auraient dû être consultés depuis des années ?

           Non, sérieusement, ce qu’il faut à la France, c’est un Bonaparte des temps modernes. Un Bonaparte qui sait ce qu’il faut de patience, de persévérance et de labeur pour donner l’exemple au peuple que l’on choisit d’accompagner sur le chemin si long et périlleux qui conduit à la réconciliation. Un Bonaparte qui aurait incessamment présent à l’esprit ce qu’il faut de volonté, de force et de courage parfois hors du commun pour permettre à ce peuple de relever la tête sans jamais se dénigrer ni se désavouer, et l’aider, à terme, à retrouver son rang et restaurer sa dignité perdue. Oui, la France aurait besoin de l’être d’exception, avec ses zones d’ombre cruelle et de lumière incandescente, que fut Bonaparte pour parvenir à sortir du marasme dans lequel elle se meurt à petit feu !

Bonaparte-au-Pont-d-Arcole.jpg 

(1) http://www.marianne2.fr/La-mission-UMP-anti-FN-fait-pschiiiiiiitt_a202940.html

Bonapartine.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Bonapartine

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Francis NERI 21/02/2011 21:19



Puisque mon « humour » ne semble pas faire école, je vais essayer d’être plus « sérieux » !


Ce qui m’inquiète véritablement dans le post de Bonapartine, c’est justement cet appel à un « homme providentiel » ! Nous n’en avons pas besoin et, selon ma conviction profonde
surtout pas d’un Napoléon.


Ce dont nous avons besoin c’est de reconstruire la nation et un état fort, capable d’imposer les pratiques économiques, démocratiques, culturelles et même cultuelles qui ont fait la France.


Je me suis déjà étendu sur mon blog et le tien à ce sujet, aussi je ne trouve pas utile d’y revenir. Pour l’instant Marine Le Pen est la seule à tenter cette aventure et les « autres »
tardent à lui emboîter le pas.


Nous avons à faire face au réveil identitaire et religieux, mais aussi aux conséquences de la mondialisation et du libre échangisme anglo-américain.


C’est sur ces deux fronts que nous avons à combattre !


Pour conclure, un intéressant point de vue de notre ami Eric Zemmour !


Bien à vous tous !


Francis NERI    


« Marine Le Pen fait partie d’un mouvement européen qui est en train de modifier les clivages traditionnels. Partout sur le continent, la présence de communautés musulmanes importantes, le réveil
identitaire et religieux qui les parcourt, suscitent des réactions vives d’autochtones, quelles que soient leurs attaches traditionnelles à gauche ou à droite. C’est surtout l’électorat populaire
qui se révolte car ce sont eux qui côtoient les immigrés, et se sentent exclus de leur propre pays, les bourgeois pouvant se complaire dans un discours tolérant, à l’abri de ces « entre-soi
» que la bulle spéculative mondiale a érigés dans les centres-villes de toutes les grandes métropoles. 


Partout en Europe, le débat s’organise autour de la mondialisation et de ses conséquences. Les vieux clivages hérités de l’histoire et de la
guerre froide montrent peu à peu leurs limites, mais le conflit idéologique autour de la mondialisation tarde à s’imposer. En France
surtout. L’attachement viscéral des hommes de gauche à leur appartenance « au camp du progrès », des Lumières, freine les recompositions. Marine Le Pen joue son destin politique sur sa stratégie
de dédiabolisation du FN. Elle fait le pari que le rejet clair de l’antisémitisme lui ouvrira les routes du pouvoir. Qu’avec son discours républicain, elle sera de plus en plus difficilement
diabolisée.


L’élection présidentielle de 2012 sera le premier grand test de sa stratégie politique. »
Eric
Zemmour


Francis NERI 20/02/2011 19:51



Veuillez m'excuser Bonapartine si je vous ai offensée! Ce n'était pas mon intention, et je respecte vos opinions et votre "liberté" de parole, mais j'avais cru comprendre que vous souhaitiez un
débat libre ...en quelque sorte, voire engagé, pourquoi pas ...provocateur !


Pardon encore une fois..;je ne recommencerai plus ! :-)))


Francis NERI 



Bonapartine 20/02/2011 19:13



Monsieur,


 


Je suis adulte et responsable de mes chhoix et de mes idées. Je vous invite par conséquent à éviter de me "conseiller" de penser quoi que ce soit et d'éviter à exprimer, à votre tour, un tel
dédain à peine voilé pour une personne que vous ne connaissez pas, en l'occurrence moi. Les propos que vous renez à mon encontre, je ne les aurai pas tenus à votre encontre. Merci d'en tenir
compte.


 


Bonapartine.



Francis NERI 20/02/2011 18:57



Et voilà qu'on fait appel à Bonaparte maintenant et pourquoi pas le père Noël ou quelqu'un de sa famille ?


L'analyse de Bonapartine est parcellaire, orientée et son "dédain" pour Marine le Pen à peine voilé, ce qui est pour le moins regrettable pour quelqu’un qui dit
entrevoir la réalité. Il est vrai que Marine élève le débat au delà de l'islamisation de nos territoires, vers la mondialisation et la complicité VOULUE de tous ceux qui nous ont conduit au
désastre. C'est un grand coup de balai qu'il faut donner avant toute chose et cela gène « quelque part ».


"On" se plaint de l'incurie de nos politiques depuis 1981. C’est d'une grande innocence ! Comment voulez vous que les complices de cet état de chose y portent
remède ? Ils ne vont tout de même pas se suicider pour nous faire plaisir !


Comme en 1789, si nous voulons le changement, il va falloir le leur "arracher" et ce ne sera pas chose facile ! 


Je ne sais qui est Bonapartine et quelles sont ses propositions d’évolution, mais je lui conseille de s'imprégner du programme de Marine Le PEN elle comprendra
mieux quels sont les enjeux qui nous attendent et de quelles manière il faut les aborder.


Si elle cherche un Napoléon, après tout elle peut s'intéresser à un « napo » en jupon :-))) !


Amitiés Marocaines Gérard ! 



Gérard Brazon 20/02/2011 20:52



          Je lis, avec un certain étonnement, ton commentaire Francis et je suis étonné de la charge que tu lances contre Bonapartine. Ce qu'elle pense et écrit ne
peut être réduit à cette "facilité" dont tu ne m'as pas habitué. Je ne sais pas si Marine fait partie des soucis de Bonapartine. Ni même si elle est anti FN ou non. Je m'en fiche car tu le sais
bien, tout le monde peut écrire sur mon blog y compris des militants du FN.


        Son propos était plutôt de dire qu'à chaque époque la France a eu la chance de croiser un grand homme et que pour l'instant, il n' y a rien à l'horizon. Alors une
"grande femme"? Beaucoup parle de Marine le Pen. Je me méfie tant que dans ce parti politique il y aura des antisémites déclarés. Son programme? Quel programme? Tu sais comme moi qu'il devra être
développé au delà du discours. A savoir sa faisabilité réelle, ses conséquences chiffrés, etc. 


Bref, je t'ai trouvé très dur avec l'une des nôtres qui fait du bon travail d'analyse sur l'éducation nationale.


Gérard


Amitiès Putéoliennes.



Bonapartine 20/02/2011 16:22



Roy, dans un des précédents commentaires, interrogeait "Trouvera-t-on un Bonaparte pour nous sortir de là ?". Et c'est bien là le problème. Je ne sais si c'est l'époque qui veut cela, si notre
civilisation traverse une fin de cycle dans son histoire, mais je pense qu'il n'y a pas, actuellement du moins, de Bonaparte, homme ou femme, en France, pour remettre ce payx sur pied. Et ce
constat se vérifie également en Europe, dans le monde occidental comme dans le monde oriental. Hélas !


Bonapartine.



raymond 20/02/2011 14:59



bonjour,Ilest vrai que nous attendons tous le grand homme qui saura nous rendre notre fierte ,mais peut etre que cela  pourrait etre une femme,si toute la classe politique arretait de
noircir le fn,pour l'instant il me semble que la seule  qui puisse galvaniser au moins 20%des electeurs c'est Marine il faut bien le reconnaitre,n'en deplaise a beaucoup



Bonapartine 20/02/2011 14:33



A l'attention de Roy,


Non, effectivement, nous n'avons pas forcément les mêmes idées, Roy. Mais çà ne m'empêche pas d'être attentive au débat d'idées d'une part, de respecter la différence d'opinions d'autre part, de
ne pas porter des jugemets hâtifs sur des personnes que je ne connais pas même si mon caractère volcanique me rend parfois, je le concède volontiers, excessive. Mais peu importe tout çà, vous
savez, Roy. Ce qui compte, c'est que les gens, aussi différents soient-ils, parviennent à s'écouter, à s'entendre, à se parler et à dialoguer pour, au final, se comprendre.  Et si entre
temps, il y a des coups de gueule, eh bien ce n'est pas grave. L'essentiel est que le dialogue, à un moment donné, se réinstaure entre les personnes.


Le problème actuellement, c'est que notre classe politique est totalement coupée de la société civile et des problématiques lourdes auxquelles sont confrontées nombre de familles françaises. Et
c'est pour çà que je dis, comme beaucoup d'autres, pas pour "jouer les oiseaux de mauvaise augure" comme essaient de le faire croire ceux qui n'ont pas d'arguments à nous opposer parce qu'ils
refusent de voir les réalités sociales terribles de ce pays, que des tensiosn très graves vont y éclater. Sous quelle forme ? Je ne sais pas évidemment. Mais, de toute évidence, les esprits sont
fatigués, les tensions se cristallisent en France et notre classe politique aurait du comprendre depuis longtemps - maintenant, je pense qu'il est trop tard pour y remédier -, que le couvercle de
la marmite va sauter. J'ai par dessus tout horreur du mépris qu'affichent certains élus pour leurs concitoyens, oubliant souvent que s'ils posent leurs fesses sur les blancs de l'Assemblée
nationale ou d'ailleurs, c'est parce qu'il y a eu assez de Français pour exprimer un vote en leur faveur ! Bien que je sois profondément attachée à la laïcité, je suis également attachée aux
valeurs chrétiennes, à l'une d'entre elles en particulier : l'humilité. Or, quel que soient votre "statut" social, votre niveau d'instruction, votre caractère, vos croyances, votre ethnie ou
votre couleur de peau, votre localisation géographique, il me semble qu'il ne faut jamais oublier d'apporter aux plus fragiles ce qu'il leur permettra de sortir la tête hors de l'eau. Il fut un
temps, à titre d'exemple, où l'école de la République jouait son rôle d'ascenseur social. A l'inverse, aujourd'hui, les enfants d'ouvriers ou de milieux sociaux modestes ont peu de chances de
réussir grâce à l'école. Oh, pas parce qu'ils seraient moins intelligents que d'autres, certainement pas et heureusement d'ailleurs que le degré d'intelligence d'un enfant n'est pas déterminé "à
l'avance" par le milieu social dans lequel il naît ! Simplement, l'école républicaine est actuellement conçue pour les enfants issus de milieux sociaux où soit on peut les aider, soit on peut
"les caser" socialement. Et çà, j'avoue que je le supporte plutôt mal.


(Je ne sais pas entre temps, après Roy, au moment où j'écris ces lignes, il y a eu d'autres réactions mais si tel est le cas, évidmement j'en prendrai connaissance et j'y répondrai aussi.)


Bonapartine.



roy 20/02/2011 13:45



Bonapartine, Heureusement qu'il y a le Front National pour remuer tout ce petit monde endormi. Endormi par les belles paroles d'une droite qui se gauchise, qui a peur de perdre ses prérogatives,
qui baisse le pantalon, par les décisions d'une justice qui ne permet pas aux uns de s'exprimer mais laxiste vis à vis de ces associations qui sous couvert de racisme de droit de l'homme etc font
de l'anti blancs et antl français. Alors même si nous n'avons pas toujours les mêmes idées merci à lle d'avoir le courage de soulever ces problèmes



Bonapartine, 20/02/2011 13:35



Bonjour à tous,


Je lis toujours avec beaucoup d'attention les observations du blog de Gérard Brazon car je crois que seule la contradiction permet de se remettre en question et donc d'évoluer.


Aussi, à la lecture de vos commentaires et observations, je suis confortée dans l'idée que la classe politique française, à quelques rares exceptiosn près d'élus hélas isolés par leurs partis
politiques respectifs quand ils osent bousculer un tant soit peu l'establishement, doit prioritairement, si elle souhaite être réhabilitée dans l'esprit des Français, respecter
tous les Français. Et en priorité ceux des Français qui sont les plus fragilisés actuellement. Je pense notamment aux ouvriers et
aux "petites" classes moyennes ( je mets l'adjectif "petites" entre parenthèses car je n'aime pas ce terme et il ne faut donc rien voir de péjoratif dans mon propos, bien au contraire !). Car en
toute honnêteté, ce qui m'afflige le plus aujourd'hui, c'est le mépris d'une bonne partie de notre classe politique, toutes sensibilités confondues, à l'égard notamment mais pas exclusivement du monde ouvrier qu'elle néglige sous prétexte qu'ils n'aurait pas le niveau d'instruction requis pour qu'on s'attarde sur sa
situation sociale et psychologique ! Et à bien des égards, de nombreuses classes moyennes deviennent également la ciblle de ce genre de comportement pitoyable.


Malheureusement, il faut bien intégrer l'idée, contrairement à ce que raconte Monsieur Mélenchon, que le Front National recrute actuellement beaucoup dans le monde ouvrier et dans certaines
classes moyennes. Et ce n'est pas en montrant du doigt les électeurs du Front National qu'on mettra un terme à cette hémorragie, encore moins en les traînant  dans la boue comme s'y est
employé Monsieur Mélenchon lors de son débat face à Marine Le Pen !


Quant à la gauche française, que vouslez-vous que je vous dise ? Elle s'est tellement enfermée dans les salons dorés de la République française que le mot "ouvrier" n'évoque même plus rien pour
elle !


Alors, dans ces circonstances précises, mon interrogation majeure est la suivante : pourquoi, en France, les 5 millions de chômeurs et les 8 millions de Français qui tentent de survivre avec
moins de 840 euros par mois ne se révoltent-ils pas ? Je ne comprends pas cet attentisme ! Mais si l'un d'entre vous, sur le blog de Gérard Brazon, a une explication à ce silence, alors je suis
toute ouïe.


 


Bonapartine.



LA GAULOIS 20/02/2011 12:33



Le mot" complice"  me choque. Ce mot n'est utlisé que lorsqu'il y a faute ou crime.Or, je ne vois pas ou est la faute ou le crime de vouloir, comme c'est le cas du FN de vouloir rendre la
France à ses filles et fils légitimes et de vouloir La rendre propre , au sens propre comme au sens figuré! ! !



roy 20/02/2011 12:07



Oui bien dit Bonapartine. Mais trouvera-t-on un Bonaparte pour nous sorti de là. Si le F.N en est là Sarkozy y est pour beaucoup. Droit du sol : il est pour, il a perdu son Karcher, il est
l'allié de l'islam. Alors un grand coup de pied la dedans et un Grand Bonaparte et ça ira



Jean Valette dit "Johanny" 20/02/2011 10:41



Bonjour Gérard .


 


Oui, on peut voir les choses ainsi, pourtant un petit calcul très simple me semble très révélateur:


 


Les élections démocratiques, bien entendu, font montre que tel ou tel est élu par une simple différence de nombre de voix, toutes ayant la même valeur, le tout pour nos partis traditionnels étant
de s'attirer ce petit nombre qui "fait la différence" et d'en "faire éparpiller" d'autres pour gèner les adversaires !...  Ce petit nombre de votants, dont d'ailleurs l'intention de vote
peut être instamment modifiée par , par exemple, une "prûne" trouvée le matin sur le parebrise de sa voiture, le résultat de son équipe de fouteballe favorie, la bonne volonté nocturne de sa
maîtresse etc, qui sont ces votants qui font la différence ?...


 


Il me semble que monsieur georges Frêche avait bien cerné ces problèmes :


 


http://www.youtube.com/watch?v=t55CC7U82nc


 


Paix à sa mémoire, il fut un grand Homme même si je ne partageais pas ses opinions...