Appelez-la "Marine de Gaulle" par Joris Karl - Préface Gérard Brazon

Publié le 19 Mai 2014

Gérard Brazon interview3  L'humour de Joris Karl est de l'humour mais la réalité politique n'est pas qu'une simple histoire d'humour et encore moins d'amour.

Le général De Gaulle n'est pas un idéal sexuel, et j'imagine mal des millions de françaises (de Français?) se pâmer d'amour devant la photo de l'auguste personnage. Alors oui, c'est de l'humour, une manière de présenter les liens qui se réalisent peu à peu entre des horizons à la base différents.

Mais comment ne pas réaliser que nous avons tous le même amour, celui de "cette certaine idée de la France". Tous les patriotes, tous les français amoureux de la France ne peuvent que réaliser que notre pays était respecté autrefois, si ce n'est aimé pour ce qu'il était, et non pour ce qu'il pouvait donner en allocations diveres et variés.

La France, son évocation faisait briller les yeux de l'étranger qui voyait en elle, la patrie des droits de l'homme, le pays des libertés, le rêve qu'il existe un monde meilleur.

La France était l'exemple, l'idéal pas ce qu'elle est devenu maintenant, un territoire de droits, d'allocations, d'AME, de CMU, de droits sans les devoirs.

La France d'autrefois était respecté, aujourd'hui elle est traité comme une gourgandine au mieux, "une couche toi là" obéissante et soumise. Cette France d'autrefois a été incarnée par le général Charles de Gaulle n'en déplaise à beaucoup de mes amis. C'est de cette France que nous sommes tous en deuil.

Que Marine le Pen fasse référence à Charles de Gaulle me semble tellement normal. Ce serait l'inverse qui serait monstrueux.  Que l'on aime ou pas le général De Gaulle ne change rien à l'affaire, avec le temps va, tout s'en va mais les regrets d'un monde où la France était un pays ayant le droit de parler et de dire, y compris quand cela gênait les USA sont là, et tenaillent les Français.

Nous ne supportons plus cette France réduite à n'être qu'une Province européenne, une France sans envergure, sans aura, sans vision. Une France croupion de l'europe. Nous le voyons bien, la France n'est pas plus grande à travers l'Europe. C'est tout le contraire et ceux qui vendent notre souveraineté, notre indépendance, notre Histoire, notre Liberté, notre France sont des menteurs, des traîtres.

Ce n'est pas de l'amour vis à vis de Charles de Gaulle, c'est un immense désepoir d'un temps. Le temps ou notre  France était grande, alors même qu'elle était plus petite en surface du fait de Mayotte aujourd'hui. Alors même qu'elle est devenue, du fait des traîtres qui nous ont gouverné, cette France enchainée à Bruxelles comme Vercingétorix à Rome.

Libérons notre France le 25 mais 2014.

Gérard Brazon 

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Joris Karl:  Marine est secrètement amoureuse. Elle n’ose pas encore avouer sa flamme, même stylisée, mais le désir n’est sans doute plus tenable. Marine Le Pen vit une aventure avec Charles de Gaulle !

Le-Pen-Marine

Pour Bd Voltaire

Au début, la chose a été difficile pour papa. Parce que le Général, c’était pas trop sa tasse de thé. Mais alors pas du tout. Autant lui ramener un grand blackos rappeur. Jean-Marie, lui, c’était plutôt les gars de l’OAS qui le faisaient vibrer. Pas la grande Zohra ! Au fil du temps, pourtant, père aimant, il a fini par accepter l’inimaginable. Il se disait, au fond de lui, qu’on avait sans doute bourré le crâne de sa fille avec de Gaulle, qu’elle avait sans doute trop fréquenté ce diable d’Alain Soral, un gamin certes turbulent mais sympathique, une drôle de créature néogaulliste quand même ! Un soir, sa fille a osé lui présenter le grand dadais. Un escogriffe de près de deux mètres, beaucoup trop vieux pour son âge, en plus. Le gaillard avait l’étrange coutume de s’habiller en militaire et était toujours recouvert d’une épaisse poussière. Et puis cette bizarre habitude de pousser une gueulante dans des micros imaginaires… Marine était attendrie devant ce grand enfant mal fagoté.

Marine ne pouvait pas s’en empêcher. Les émissions télé passaient et chaque fois un peu plus, elle soupirait à l’évocation de l’homme du 18 juin. Elle commença à le citer : « Il n’y a qu’un malheur (c’est son expression préférée),le général de Gaulle l’avait bien dit, il faut reprendre le contrôle de notre monnaie. » Au sein de la grande famille du Front, la tension montait. Ambiance limite Petit-Clamart. Surtout que Marine fricotait de plus belle avec son copain Florian, lui aussi Colombeyphile. On commença à voir fleurir la croix de Lorraine dans certaines réunions, sur certaines affiches. Aïe ! Mais ça finissait par passer, car la figure du Général, si elle rebutait la vieille garde, passionnait les jeunes du parti. Et puis elle dirigeait désormais le mouvement, nom d’un quarteron !

De Gaulle devint alors le mot brûlant, celui qu’elle savourait à pleine bouche devant Ruth, devant David ou Léa. Durant les débats, les constipés de l’UMP en avalaient leurs factures de conférences fantômes. « Comment osez-vous vous réclamer du Généraaaal, vous madame, dont on connaît les tristes origines de votre parti », déclaraient pêle-mêle tous les ténors copéistes. Pourtant, le vent avait tourné. Des cendres du gaullisme, dont elle se disait l’héritière, la droite française avait fait de la pâtée pour chien. Vint un jour le tour du brave Guaino. Marine lui récita les dix commandements du gaullisme, tous en violente contradiction avec la politique de l’UMP. Le nègre de Sarko avala sa salive en priant que la pub arrive. Il avait senti que Marine Le Pen devenait Marine de Gaulle, captant la tradition et fusionnant l’irréconciliable avec la vigueur des convertis. Le futur nous dira si les mariés vécurent heureux et eurent de nombreux enfants !

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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