Après des massacres en Syrie, l’opposition en appelle à l’ONU

Publié le 1 Janvier 1970

Le Conseil national syrien, qui rassemble la majorité des courants d’opposition, a réclamé mercredi 21 décembre des réunions d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU et de la Ligue arabe à la suite de « massacres » perpétrés par les forces du régime dans le nord du pays.

 

 

Avec 123 civils tués selon des militants, la journée de mardi 20 décembre a été l’une des plus meurtrières depuis le début mi-mars de la révolte contre le régime du président Bachar Al Assad, dont la répression a fait, selon une estimation de l’ONU, plus de 5 000 morts en neuf mois.

« À la lumière des massacres horribles » perpétrés par le régime du président Bachar Al Assad contre des « civils non armés en particulier dans les montagnes de Zaouia, à Idleb (nord) et à Homs (centre) » , le Conseil national syrien (CNS) appelle à une réunion d’urgence de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité, selon un communiqué.

Il demande en particulier au Conseil de sécurité de l’ONU de déclarer les villes attaquées «  zones de sécurité » afin qu’elles bénéficient d’une protection internationale, et d’obliger les forces du régime à se retirer de ces zones. L’opposition parle encore d’un « génocide à grande échelle » dans les montagnes de Zaouia, à Idleb et Homs et exhorte la Croix-Rouge et les autres agences humanitaires à «  fournir une aide humanitaire urgente » .

Les autorités syriennes ont aussitôt accusé l’opposition de vouloir saboter la mission d’observation de la Ligue arabe, qui doit débuter jeudi 22 décembre. « Depuis que la Syrie a signé le protocole, elle est pleinement engagée à faciliter la mission de la Ligue arabe à venir voir la réalité de la crise , a affirmé Jihad Makdissi, le porte-parole du ministère syrien des affaires étrangères. Malheureusement, l’opposition syrienne tente sans cesse de saboter le protocole et de chercher à pousser à une intervention étrangère au lieu d’accepter l’appel à un dialogue » .

111 civils tués à Kafroueid par l’armée

Le CNS fait état de 250 personnes tuées ces dernières 48 heures, sans préciser s’il s’agit seulement de civils. L’ Observatoire syrien des droits de l’Homme a parlé mercredi 21 décembre d’un « massacre » commis la veille à Kafroueid : 111 civils auraient été tués par les forces de sécurité alors qu’ils tentaient de fuir ce village situé dans la région de Jabal al-Zaouia, à 330 km au nord de Damas.

Ce nouveau bilan porte à 123 le nombre de civils tués pour la journée de mardi 20 décembre en Syrie, 12 autres ayant également péri sous les balles des forces de sécurité à Homs, un haut lieu de la contestation, selon l’Observatoire. De violents combats entre l’armée régulière et des déserteurs ont en outre fait une centaine de morts et de blessés mardi 20 décembre parmi les militaires dissidents dans cette même province d’Idleb, proche de la frontière turque.

À Riyad, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui regroupe les six monarchies de la péninsule arabique, a demandé au gouvernement syrien de stopper immédiatement «  la machine à tuer » et de libérer les détenus, « comme premier pas pour entamer l’application du protocole » sur l’envoi d’observateurs de la Ligue arabe. Ceux-ci sont attendus jeudi 22 décembre à Damas pour suivre l’application d’un plan de sortie de crise qui prévoit l’arrêt de la répression, la libération de personnes emprisonnées lors de manifestations et le retrait de l’armée des villes.

Peu d’avancées à l’ONU

L’assemblée générale de l’ONU a adopté lundi 19 décembre une résolution condamnant les violations des droits de l’Homme en Syrie, et les 15 pays du Conseil de sécurité ont entamé des négociations sur un projet de résolution proposé par la Russie, qui condamne les violences « commises par toutes les parties » . Ce projet a toutefois été jugé inacceptable en l’état par la France car il ne fait pas de différence entre les forces répressives du régime et les manifestants.

Mardi 20 décembre, Bernard Valero, porte-parole du ministère des affaires étrangères, avait affirmé que « ce projet n’avait pas beaucoup avancé.  Il faut que les Russes, après avoir bougé, avancent » . Mercredi 21 décembre, il a dénoncé une «  tuerie d’ampleur sans précédent » , faisant référence à la mort des 111 villageois de Kafroueid, et appelle la Russie à «  accélérer » les négociations au Conseil de sécurité sur son projet de résolution. « Tout doit être mis en œuvre pour faire cesser cette spirale meurtrière dans laquelle Bachar Al Assad entraîne chaque jour davantage son peuple » , a-t-il ajouté.

Alors que la pression internationale contre Damas ne cesse de croître, l’armée syrienne a procédé mardi 20 décembre à des manœuvres militaires maritimes et aériennes à tirs réels, les deuxièmes depuis le début du mois, pour tester ses capacités de combat face à « toute agression qui viserait le sol de la patrie » , a affirmé l’agence officielle Sana.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

Commenter cet article

Vanpyperzele 22/12/2011 09:26


http://www.libertyvox.com/article.php?  article qui en défini l'histoire.

delaunay 22/12/2011 08:51


mais l'origine de l'esclavave vient des arabes