Après la démagogie, l'aventure : L'avenir de la France selon Hollande. Par Arnold Lagémi

Publié le 14 Mai 2012

Gag ? Imposture ? Déraison ?

Les propos tenus par le premier socialiste à Evry confirment une tendance établie depuis presque un demi-siècle au sein de la gauche française : la crainte que tout discours, programme ou proposition qui devraient requérir la fermeté ou l’autorité ne puissent être assimilés au réveil d’une tendance néo fasciste.

Durant des décennies, et, pour des raisons démagogiques liées au « laisser faire » en vogue depuis Mai 68, la gauche a fait croire que réclamer un surcroît d’ordre en bien des domaines était la marque de l’arbitraire et représentait une dérive ultra nationaliste opposée à ses ambitions d’altruisme et d’ouverture. Même La Marseillaise était éliminée par opposition à l’extrême droite qui concluait tous ses meetings sur l’hymne national.

La gauche laissa donc à la droite l’exclusif de l’audace et de l’autorité auxquels elle privilégia « un laisser faire » enveloppé d’une soi disant motivation libératrice, afin que son choix ne fut pas catalogué comme prétexte à la faiblesse.

Ainsi naquit chez les socialistes le « complexe (ou gêne) de l’autorité » accompagné d’une véritable allergie à toutes les manières de faire qui facilitent le redressement de l’Etat en utilisant les moyens de coercition.

Même Giscard d’Estaing, en autorisant le regroupement familial, rivalisa avec Mitterand sur le domaine de la clémence et de la libéralité, tant il était important à cette époque de témoigner que Mai 68 avait servi à quelque chose et que le parti socialiste n’avait pas été le seul à tenir un rôle prépondérant dans les avancées sociales.

Rappelons nous Giscard, « Mr Mitterand vous n’avez pas le privilège de la générosité. » Ce à quoi Mitterand répondit par la carte de séjour pour les étrangers, valable dix ans, ou en autorisant les non détenteurs de la citoyenneté à voter aux municipales.

L’époque coïncidait avec la certitude de la concertation utile et tout ce qui représentait l’avant 68 était suspecté d’esprit réactionnaire, bourgeois et rétrograde. Il fallait donc donner au peuple des signes tangibles du changement. Certes, l’école et l’université introduisirent des mœurs nouvelles basées sur le « copinage » avec les enseignants. Mais il fallait convaincre le peuple de grands changements sur le plan social.

Or, la situation souvent lamentable des immigrés allait en fournir l’occasion. Et c’est ainsi que certaines mesures sociales à leur égard prirent un accent caritatif ou humanitaire.

Le rôle prééminent réservé au dialogue supposait acquise l’intégration et assise l’assimilation. Rien n’était assis et encore moins acquis. L’assimilation était poudre aux yeux et déguisement. Elle visait les avantages sociaux et rien d’autre !

Cette politique au nez court, cette affligeante et dangereuse naïveté, nous en avons retrouvé les accents dans le discours prononcé à Evry, très récemment par le candidat socialiste à la Présidence de la République, devant quelques milliers de personnes venues d’horizons différents.

EXTRAITS : « Ici, c’est la nouvelle France, celle qui émerge, celle qui s’engage, celle du futur….. »
« Vous les habitants islamiques, ou pas, des cités, vous êtes l’avenir de la France, vous êtes la génération montante, celle qui sauvera ce pays de la ruine, vous affrontez durement la réalité, je n’ignore rien de la difficulté d’accéder au logement, au travail. Je sais aussi que l’insécurité n’est pas ce que dit l’opposition ».
« Je veux m’appuyer sur ses quartiers populaires. J’aime cette France et j’aime ces Français, je n’oppose personne, je ne stigmatise personne, je ne considère pas qu’il y aurait une anti-France, bien au contraire »
« Est-il normal que des milliers de personnes attendent des jours dans la nuit, dans le froid, pour attendre tout simplement des papiers français
Et bien moi, je dis non ! Je vais vous donner des papiers, et vous serez aussi Français que les Français de souche de ce pays….. »
Il semble que le parti socialiste, son représentant, du moins, ait dépassé le démagogique pour rejoindre la déraison !!!!
Le parti socialiste français, n’a pas encore pris acte de l’échec de l’intégration ?
Nous sommes loin du regroupement familial et de la carte de séjour !
Nous avons quitté la réalité !
En dépit de son talent, Mitterand ne serait pas allé si loin. Son intuition le protégeait du ridicule !
APRES LA DEMAGOGIE, L’AVENTURE !

Inclure les islamistes dans l’avenir de la France, dépasse les incohérences entendues jusqu’ici. François Hollande a t-il entendu les islamistes parler de la France ?

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Saluki 14/05/2012 21:48


Ce président, qui prétend vouloir rassembler, a déjà commencé à semer la zizanie... En tout cas, je ne reconnais pas comme MON président quelqu'un qui entend poursuivre immigration, islamisation
de la France, et qui ose tenir un tel discours ! Je pense que c'est une grossière erreur qui va avoir des conséquences dramatiques pour la sécurité : les "jeunes" vont se sentir en position de
force et ils vont se lâcher (ils l'ont déjà fait le soir de l'élection, d'ailleurs...)


Et puis il y a le droit de vote aux étrangers qui m'indigne : comment peut-on oublier cette évidence, que le droit de vote est lié à la citoyenneté ?


Pourvu que la Chambre soit majoritairement à droite ! Sinon, c'est foutu !


 


 

isabelle 14/05/2012 21:24


Ce qui me reste le plus en travers de la gorge :" Vous êtes la génération qui sauvera ce pays de la ruine". Ce qui veut dire que nous, les Français d'origine ou intégrés, nous ne sommes pas
capables d'oeuvrer pour notre pays ? Que nous laissons crever notre pays parce que nous sommes fainéants, incapables, sans idées, sans projets et que sais-je d'autre ? Honte sur ce président que
je ne reconnais pas comme le mien !

S. Dekerle 14/05/2012 19:23


Qu'avons-nous fait pour mériter cela? Haute trahison envers la France et son peuple!