Ardisson s'est fait moucher par Mélenchon! C'est amusant de les voir se bouffer entre eux...

Publié le 13 Mars 2012

Thierry Ardisson le bobo de base, celui qui fait ses émissions et en rajoute dans le dos de ses invités (voir son comportement lamentable avec Eric Zemmour) s'est fait moucher par Jean Luc Mélenchon le bonbon rouge dehors et rose dedans. Il n'est pas le seul ! Deux autres bobos de gauche se sont fait retoquer par l'affreux! Je ne résiste pas à vous faire lire l'extrait d'un article de l'un d'eux! C'est savoureux et instructif. Quand je songe qu'ils ont le toupet de donner des leçons à Marine Le Pen et à la droite en général. C'est à pleurer...

Gérard Brazon

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Jeudi 8 mars, j’avais rendez-vous en fin d’après-midi aux studios d’EMGP à Aubervilliers pour enregistrer « Salut les terriens », l’émission de  qui a été diffusée tout à l’heure à 19h05 en clair sur Canal +. Comme la plupart des émissions « d’infotainment », elle est filmée en long, puis remontée afin de la rendre plus nerveuse. L’invité principal était, cette fois, le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. L’émission était divisée en trois parties : la première réservée à Mélenchon, la seconde consacrée à « l’Europe contre Hollande » et la troisième à mon livre « sexe, mensonges et médias ». Ardisson a invité pour discuter du sujet de mon livre, Christophe Barbier, le patron de l’Express. Vous avez regardé l’émission ? Alors vous aurez remarqué un truc : ni Barbier, ni moi-même n’étions présents.

En effet, jeudi midi, j’ai reçu un coup de fil de mon éditeur (Plon), très embêté : la production venait de lui annoncer que Barbier et moi-même n’étions plus invités. Sans explication. Celle-ci viendra plus tard. J’apprendrais de la bouche de Thierry Ardisson que c’est le député européen et ancien sénateur socialiste Mélenchon qui s’est opposé à notre présence : « j’ai reçu un texto insensé de Mélenchon mercredi soir vers minuit », m’a-t-il raconté. « Il me disait : “tu as invité mes deux pires ennemis, ils sont pourris jusqu’à la moelle, je ne viens pas” ». Le producteur-animateur est fou de rage, mais coincé : « il savait parfaitement que je ne pouvais trouver personne pour le remplacer en quelques heures. Je n’avais pas le choix : il me tenait au bout du fusil. J’ai donc du vous annuler ainsi que Christophe et demander à Éric Brunet de BFM et à Christophe Deloire de vous remplacer au pied levé, ce qu’ils ont accepté de faire très gentiment ». Ardisson est formel : « c’est la première fois que l’on me plante ainsi. Mélenchon m’a baisé la gueule et utilise les mêmes méthodes que Marine Le Pen qui a refusé de débattre avec lui ».(En parlant de méthodes, cet Ardisson ferait bien de vérifier les siennes. Ndlr Gérard Brazon) 

 J'ai bien sûr appelé une assistante de Mélenchon dés vendredi matin, que j'ai eu en personne, et qui, comme d'habitude, ne m'a pas rappelé: le député européen n'a pas pour habitude de s'expliquer auprès de ses "ennemis".

Pourquoi une telle ire contre Christophe Barbier et moi-même ? J’ai appelé cet après-midi le patron de l’Express qui était franchement étonné : « il a toujours accepté mes invitations à iTélé et, même si nous avons des relations passionnées et passionnelles, je ne vois pas ce qui motive ce boycott. Il y a simplement eu un incident lors de l’émission d’une heure et demie que je lui ai consacré dernièrement, comme à tous les candidats à la présidentielle. Pendant le débat, nous avons diffusé le dessin de Plantu paru en “une” du Monde qui l’associait à Marine Le Pen pour dénoncer les populismes. Cela l’a rendu furieux et, après l’émission, il s’est emporté et m’a traité de “fasciste parfumé” ». Mais Barbier n’a pas été plus affecté que ça, connaissant le caractère sanguin de l’homme. (...)

En ce qui me concerne, ce sont deux papiers parus sur mon blog en décembre 2010(et aussi ici et ) et en janvier 2011 (et aussi ici) qui l’ont mis en rogne. Dans le premier, je dénonçais son boycott discret de la cérémonie de la remise du prix Sakharov du Parlement européen à un dissident cubain, dans le second, son refus de voter une résolution de compromis condamnant le régime biélorusse (vous savez, celui qui est dirigé par le charmant Alexandre Loukachenko, celui qui a interpelé le 4 mars le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, homosexuel assumé, en lui lançant : « il vaut mieux être dictateur que pédé ».) Dans les deux cas, j’ai fait mon travail de journaliste (tout comme Barbier qui avait le droit de publier la caricature de Plantu pendant son émission) en rapportant des faits qu’il ne s’attendait certes pas à voir publiés et je les ai interprétés en estimant qu’il apportait ainsi son soutien implicite à des régimes « communistes ». Cela m’a valu des injures scandaleuses et des menaces à peine voilées sur son blog de la part d’un homme qui prétend incarner les valeurs républicaines. Depuis, je ne m'intéresse plus guère à ce personnage.

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Le fait que Mélenchon refuse de se trouver sur le même plateau de télévision que Barbier et moi-même montre qu’il a un sens tout particulier du débat démocratique. Une attitude d’autant plus curieuse qu’il n’était pas question d’un débat direct entre nous (même si j’avais quelques munitions au cas où il m’aurait agressé, par exemple, sa brillante 731ème place sur 751 en terme de présence aux plénières du Parlement européen, sans parler de son absence quasi permanente à la commission des affaires étrangères dont il a pourtant été le vice-président jursqu'en janvier). Il est en désaccord avec nous ? Et alors ? Nous sommes dans le champ démocratique et tous ceux qui ne pensent pas comme lui ne sont pas des « ennemis du peuple » à abattre. Il est curieux que ce soit le même homme qui s’indigne que Marine Le Pen refuse de débattre avec lui. N’est-ce pas un tantinet contradictoire ?

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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