Armée Française: Veut-on sa mort ? Le général Thomann se fâche.

Publié le 5 Octobre 2013

A l'heure où le gouvernement veut faire des économies sur notre défense, sur le dos de la sécurité de la Nation française, les militaires de tous grades comme les français peuvent s'inquiéter. Le Monde n'est pas en paix, partout la guerre fait rage à différents niveaux. Les derniers gouvernements ont seulement une vision budgétaire. Ceux qui se présentent comme des gaullistes sont à mes yeux les plus responsables. Comment peut-on se déclarer gaulliste comme Hervé Morin (ancien ministre de la défense UMP sous Sarkozy) et demander que l'on abandonne l'une des deux options nucléaires. Casser pour faire des économies l'idée gaullienne de la dissuasion. De la part des socialistes, cette casse semble logique puisque, c'est  la haine de l'œuvre du général qui les a toujours animée.

Le Gaullisme n'est pas dans cette droite. 

 

Gérard Brazon

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Yhomann sentinelles.jpg  La Voix du Nord

Le général Jean-Claude Thomann (photo La Voix du Nord), ancien patron de la force terrestre, resté lillois après son passage en deuxième section, reste un activiste de la pensée militaire et un ardent défenseur de l'institution. Il nous a fait parvenir le " Manifeste pour la sauvegarde des armées ", rédigé par le cercle de réflexion Les Sentinelles, auquel il appartient. Ce cercle regroupe de manière informelle des officiers généraux et supérieurs des trois armées.

 

Pour le général Thomann, " c'est une première manifestation publique du désarroi qui croît de manière extrêmement inquiétante dans nos armées paupérisées. " Ce manifeste dénonce " la dégradation continue et irresponsable " des capacités d'action militaire " en s'abritant derrière un parapluie nucléaire illusoire ".

 

Pour ces militaires, on transforme " progressivement l'outil militaire en simple société de service de second rang ". Ils vont jusqu'à accuser les politiques de " renoncer à leur premier devoir vis-à-vis de leurs concitoyens " et entendent mobiliser pour " mettre fin à l'entreprise de démolition systématique qui affecte l'institution militaire ". Bigre.

 

Voici le texte intégral de ce manifeste...

 

MANIFESTE POUR LA SAUVEGARDE DE NOS ARMEES


 

Le démantèlement de l’institution militaire arrive à son terme. Infiniment plus que l’actuelle disette budgétaire, la fin de la guerre froide, les impératifs de l’Etat-providence et la volonté des « post modernes » d’en finir avec le « fracas des armes » ont été les abrasifs les plus puissants pour réduire, en moins d’un demi-siècle, l’armée française à l’état d’échantillon. La force militaire est passée, dans le silence et la dénégation, du statut d’institution régalienne majeure à celui d’une société de services que l’on rétribue à la tâche.

Le couronnement de cette efficace entreprise de démolition a été de placer la haute hiérarchie aux ordres d’une administration civile de défense qui prospère sans frein, au prétexte de recentrer les militaires sur leur cœur de métier. Le soldat, « ravalé à la fonction d’homme de peine de la République », est prié de verser son sang dans le silence et l’indifférence en se soumettant aux règles strictes d’un devoir d’Etat pourtant largement déserté par ceux censés le faire mettre en œuvre et le faire respecter.

Ce désastre consommé ne peut plus être confiné sous l’éteignoir d’un « devoir de réserve de la grande muette », caution hypocrite et confortable à la disposition de tous les habiles pour esquiver dans le confort de la chose publique leurs responsabilités envers la Nation.

 

DES FAUTES MULTIPLES


C’est en effet une grande faute que de sacrifier le bras armé de la France au gré des idéologies de rencontre et de quelques embarras financiers.

C’est une faute en regard du monde tel qu’il s’organise et dont chacun sait qu’il réservera de fâcheuses surprises. L'absence actuelle de menace militaire majeure n’est qu’un simple moment de l’Histoire. Son calme apparent ne doit pas masquer les reconfigurations géopolitiques qui marginaliseront, pire élimineront sans pitié les nations au moral défaillant.

 

C’est une faute vis-à-vis de la sécurité des Français de faire ainsi disparaître un pilier majeur de la capacité de résilience du pays face à une éventuelle situation de chaos, dont nul ne peut préjuger le lieu, l’heure et la nature. Pour y faire face, seule une force armée peut et doit offrir les moyens suffisants, servis par des hommes et des femmes structurés par les valeurs puissantes du devoir et de l’obligation morale.

 

C’est une faute d’éliminer l’une des institutions « fabriques de liens » dont la France a un urgent besoin face à l’action déterminée de forces centrifuges, dont elle est coutumière, et mises généralement au service d’intérêts particuliers et communautaristes.

 

Il est donc plus que temps de rétablir  la puissance et l’efficacité d’une institution d’Etat « pour le dedans comme pour le dehors » et de permettre à la France de se remettre à penser en termes de risques et de puissance stratégique. Elle en a les moyens. Elle doit le faire sans l’attendre d’une Europe, puissance inexistante, ou d’une soumission transatlantique délétère voire de plus en plus illusoire.

 

QUE RETABLIR, ET COMMENT ?


Les voies et moyens pour rétablir une institution, désormais comateuse, sont nombreux et divers. Ils n’attendent qu’une impulsion réparatrice, après des décennies de mesures irresponsables. Ils ne pourront, cependant, faire l’économie d’un certain nombre de dispositions, dont l’abandon ou le travestissement ne sont plus acceptables.

 

D’abord, un budget décent qui permette à nos soldats de disposer de l’entraînement et des équipements nécessaires, et au politique de s’engager sans le soutien déterminant des Etats-Unis, tout en évitant le stupide tout ou rien nucléaire.

 

Ensuite, des hommes et des femmes en nombre suffisant. Rien d’efficace et de durable ne peut se faire sans des effectifs capables de marquer dans la durée, sur et hors du territoire national, la volonté et la détermination de la Nation.

 

Avec, bien entendu, une organisation des forces parfaitement univoque, tout en faisant la répartition qui convient entre des professionnels en nombre suffisant et les citoyens en armes qui doivent impérativement revenir au centre de notre dispositif sécuritaire et identitaire.

 

Enfin, une répartition équilibrée, entre l’exécutif et le Parlement, des responsabilités qu’autorise la Constitution, laissant au militaire le devoir d’exercer librement son conseil, tout en administrant et mettant en œuvre les forces autrement que par le canal malsain d’une administration de défense d’autant plus intrusive qu’elle se sait irresponsable.

 

Autant de mesures indispensables qui seront déclinées, point par point, dans des documents à venir et dont les signataires du présent document demanderont, avec détermination et constance, la réalisation pour le bien public.

 

Il est grand temps de rénover et de renouveler le contrat de confiance de la République avec ses soldats.

S’il n’est pas trop tard, il devient urgent de lui redonner la vigueur indispensable sans qu’il soit besoin de recourir à des formes de représentation qui, bien qu’étrangères à notre culture militaire, pourraient s’avérer, un jour peut-être proche, le seul moyen pour nos soldats de se faire entendre.


Le 30 septembre 2013

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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lucie 07/10/2013 00:02


enfin quelqu'un qui parle pour dire quelque chose d'utile, mais aura-t-il les moyens d'être entendu :


-par les simplets du gouvernement,


-par les citoyens anesthésiés par la société de consommation?


pas sur!

Pivoine 06/10/2013 13:13


C’est une faute d’éliminer l’une des institutions « fabriques de liens » dont la France a un urgent
besoin face à l’action déterminée de forces centrifuges, dont elle est coutumière, et mises généralement au service d’intérêts particuliers et communautaristes.


 


Cette phrase prouve bien que les militaires sont parfaitement conscients qu'une guerre civile se prépare, à l'image de la Syrie (où elle s'est internationalisée depuis), et que l'armée doit être
prête à sauver (et purger) le pays de tous ces islamistes. Ce n'est pas une coïncidence si, à chaque fois que des "jeunes" provoquent les policiers, il y a, derrière eux, un homme plus âgé,
en chemise de nuit et bonnet de nuit, en clair un imam...


Ce sont ces imams qui les poussent à la délinquance (déjà qu'ils y sont prédisposés) pour tester les résistances des Français et ainsi, le moment venu, passer à l'offensive.


En faisant de notre armée une armée d'opérette, ceux qui nous gouvernent sont en train de nous jeter en pâture à tous ces barbares !


"les citoyens en armes"


En supprimant le service militaire, Chirac a fait là une grave erreur, à cause de lui les citoyens seront incapables de se défendre face à ces hordes d'islamistes.


On peut faire des économies dans bien d'autres domaines, ne serait-ce que dans tous ces ministères, mais... pas touche, il faut récompenser les amis !


Il serait temps que "la Grande Muette" sorte enfin de son silence, et renverse ce gouvernement ! Les militaires se sont tus pendant des années, mais il en va de leur travail, et de notre sécurité
(et donc la leur). Combien de temps vont-ils rester les bras croisés, pendant que les politiques détruisent le pays, et le livrent, pieds et poings liés, à des forces étrangères, islamistes de
surcroit ? Au point où nous en sommes, et compte tenu que bcp de militaires vont se retrouver sans emploi, et qu'ils n'ont plus rien à perdre, l'heure de passer à l'action est venue !

marie-plume 05/10/2013 19:49


Le voilà notre Minsitre de la Défense! L'autre n'est qu'un quidam aux mains de Bruxelles ou d'une autre appartenace rêvant de détruire nos armées et renvoyer au trou tous nos valeureux soldats et
leurs prestigieux chefs, ceux qui combattent à leurs côtés sur tous les théâtres d'opérations militaires, et dont on mésestime avec force obstentation leur disciplinaire dévouement et, aussi,
leur magnanime courage! Peste soit de ce gouvernement et ses acolytes -l'autre ne valait guère mieux!-qui boycottent nos institutions et, en premier lieu, notre Défense Nationale. Est-ce que la
Grande Muette va se laisser museler, une fois de trop? Que diable, non! Non!