Armes de guerre : 15 000 Kalachnikov seraient en circulation dans les banlieues

Publié le 3 Juillet 2012

"Si certains pouvaient penser que ce genre de fusillade était réservé à des villes comme Marseille ou Paris, et bien ils ont la preuve du contraire", explique un policier.
"Si certains pouvaient penser que ce genre de fusillade était réservé à des villes comme Marseille ou Paris, et bien ils ont la preuve du contraire", explique un policier. (AFP BORIS HORVAT)

La fusillade de Lille met une nouvelle fois en lumière la banalisation des armes de guerre en France, dont l'utilisation s'est étendue depuis quelques années du grand banditisme aux petits voyous, notamment en raison de leur faible coût, selon des spécialistes. "Ce qu'il vient de se passer à Lille n'a malheureusement rien de surprenant. C'est la suite logique de ce que l'on constate depuis plusieurs années", résume un haut responsable policier.

"Une prolifération anarchique" de ces armes de guerre, notamment dans les cités

Deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans la nuit de samedi à dimanche par un homme connu des services de police, qui a ouvert le feu avec une kalachnikov devant une discothèque de Lille après s'être fait refuser l'entrée, une scène d'une rare violence. "Si certains pouvaient penser que ce genre de fusillade était réservé à des villes comme Marseille ou Paris, et bien ils ont la preuve du contraire", explique un policier. "Lille, comme Marseille et Paris, ou d'autres métropoles français ont des quartiers populaires ou ce genre d'armes de guerre circulent", corrobore Mohamed Douhane, du syndicat Synergie-officiers.

Depuis de nombreuses années, des responsables policiers tirent en effet la sonnette d'alarme, évoquant "une prolifération anarchique" de ces armes de guerre, notamment dans les cités, insistant depuis plusieurs mois sur leur utilisation de plus en plus fréquente. Selon des spécialistes, près de 15 000 armes de guerre type kalachnikov circuleraient dans les banlieues françaises, contre 3 à 7 millions d'armes qui se trouveraient illégalement en France. "une goutte d'eau" Ces armes peuvent être "mutualisées" pour un quartier, servant à différentes équipes, pour des faits allant du braquage de fourgon par exemple au simple règlement de compte personnel. "Avant, un voyou se servait d'un fusil de chasse pour régler ses problèmes personnels. Là, comme il peut avoir une kalach' sous la main, eh bien il s'en sert parce qu'il est refusé en boîte de nuit, et ça fait beaucoup plus de dégâts", explique un spécialiste, pour qui la cartographie des armes de guerre épouse celle du trafic de drogue.

La métropole lilloise est un carrefour important de ce trafic. Le succès de ces armes tient notamment à leur coût. Par exemple, le prix d'une kalachnikov sur le marché noir, oscille entre "500 euros pour une arme de mauvaise qualité" et de "1.000 à 2.000 euros" pour une arme venue de l'ex-Yougoslavie, selon un spécialiste. "C'est devenu tellement facile de s'en procurer que les voyous les utilisent facilement", explique une source policière.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a assuré dimanche que la lutte "sans relâche contre le trafic et la détention illégale de telles armes", constituait "une des priorités de son action". Son prédécesseur Claude Guéant avait affiché cette même préoccupation après une série meurtrière à Marseille en août 2011. Certains spécialistes regrettent toutefois qu'il n'existe plus -il a été supprimé en 2006- d'office central à la direction centrale de la police judiciaire spécialisé dans le trafic d'armes. "C'est un vrai problème. Il y a un décalage entre la volonté affichée de lutter contre le phénomène et les moyens qui y sont alloués", regrette un spécialiste.

Aujourd'hui, c'est un service spécialisé au sein de l'Office central de lutte contre le crime organisé (Oclo) qui est en charge de la question. "C'est mieux ainsi, assure Mohamed Douhane, car les trafics d'armes sont intimement liés au banditisme, et avoir une vision transversale permet une lutte plus efficace". L'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait assuré en février 2012 que près de 3.500 armes avaient été saisies en 2011, "une goutte d'eau dans un océan bien vaste", estime un spécialiste.

 

Midi Libre

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Marie-claire Muller 03/07/2012 15:35


@island girl je suis d'accord avec vous!!!!! au Pays des bisounours tout est fait pour rassurer ou plutôt anesthésier le bon peuple, même nier l'évidence et les conditionner pour accepter des
faits qui pourtant sont monstrueux et d'un autre age. Les journaleux sont formatés pour systématiquement nous désinformer afin que nous continuions à dormir pendant que tout se dégrade et que des
innocents se font dégommés.Nous sommes à la merci de sauvages sans scrupules si nous ne réagissons pas! notre devoir est de protéger nos familles et puisque les forces de l'ordre et la justice
sont dans l'incapacité de faire leur job ce qui est gravissime nous ne devons plus compter que sur nous mêmes!

island girl 03/07/2012 12:29


Les gens qui ont un peu de bon sens sont préparés ,quand un ouragan menace ,on prépare les provisions et les armes ,car il y a toujours des sans papiers haitiens ,dominicains bref qui espèrent
profiter de la situation ,en métropole les gens n'ont pas les pieds sur terre, ce sont des assistés qui pensent que la police les défendra ,dans la jungle ,c'est la loi du plus fort qui prévaut
...

Yves IMBERT 03/07/2012 07:32


Solution que je sens venir: Durcir les règles de détention pour collectionneur, tireur et chasseur.


Pour les armes de 1ere catégorie en vente libre chez les Chances pour la France , c'est plus difficile à gérer sans contrarier les sus nommés qui ont élu hollande, donc on ne fait rien