Exit la bi-nationalité! Un autre abandon de plus - par Gérard Brazon

Publié le 4 Juillet 2011

En France il en est ainsi. Poussé par l'opinion publique, par les Français d’en bas ou par les officines de communication, les politiques pour complaire à défaut de satisfaire se lance dans un débat au nom de la démocratie et du scoop médiatique sans que l'on sache finalement, dans quel ordre.  Les Français sont-ils des spectateurs ou des gogos ? Je penche sérieusement pour le deuxième et triste choix.

Hier, c'était l'identité nationale qui s'est transformé en colloque sur la laïcité. Vite évacuée par une droite bien embêtée par ce débat.

Aujourd'hui, la bi-nationalité. On Pouvait s'y attendre, les causes produisent les mêmes effets. Exit la bi-nationalité. On pourra toujours dire que l'on a essayé! Mais comprenez, les autres ne veulent pas ! On objecterait bien que les pouvoirs de la république sont aux mains de la droite, mais avoir le pouvoir, ne signifie pas avoir du courage. C'est bien ce qui manque à nos hommes politiques.

A gauche, ils débattent encore du droit de vote des étrangers comme tous les citoyens français sans que cela choque personne, pas même à droite ou alors en sourdine.  Surtout ne pas parler de ce que signifie la nationalité. Ces droits et surtout ces devoirs. Là vous commettriez un impair, une erreur, pour les plus extrémiste de la gauche-bobo du type Joffrin-Mouchard ou Fourest, du racisme pur et simple. 

Alors la bi-nationalité est sortie par la petite porte avec son odeur nauséabonde rappelant les "heures les plus sombres de l'histoire" la collaboration, le nazisme et j'en passe. Toutes ces foutaises qui ne résisteraient pas à un examen historique. D'autant plus que ces heures sombres venaient, la plupart du temps, de la gauche socialiste et radicale. Pour mémoire, Pierre Laval n'était pas de droite!

Exit la bi-nationalité. Battue à plate couture ce simple bon sens. La France admet donc que des français puissent avoir d'autres allégeances que celle à la patrie française, à nos symboles nationaux, à notre Histoire. Les dirigeants politiques français ont placé le drapeau français sous le bureau, et baissé le son de la Marseillaise. J'ai honte de ces femmes et hommes politiques élus qui ne protestent pas. Certes, 2012 n'est pas loin. Chacun a à cœur de renouveler son mandat, de continuer à percevoir ses indemnités de députés. Aujourd'hui ce sont les Sénatoriales, même silence. Il ne faut pas se fâcher avec les partis politiques qui parrainent leurs poussins.

Comme vous vous en doutez, je suis de plus en plus écœuré de ces manigances, de ces retournements, des ces positionnements, de ces renoncements permanents, de ces abandons au nom de je ne sais quelle raison. Ecœuré d'avoir un personnel politique qui soit en dessous de tout. Charles de Gaulle et sa constitution a été vidée de son sens. Il doit se retourner dans sa tombe.

Si ce n'est pour cette primaire socialiste. Celle-ci n'est que le résultat d'une guerre interne à ce parti qui ne se décide pas à choisir lui-même son représentant, le meilleur d’entre eux. Ils sont tous persuadés d’être le meilleur. Pitoyable et coûteux.

 De même la Droite qui, contrainte et forcée s'apprête à subir un premier tour qui est en réalité dans l'esprit de Gaulle, le premier tour des Présidentielle. L’élection Présidentiel étant pour lui, la rencontre entre le peuple et son élu. Le choix se faisant au second tour.

Les socialistes ont tout perverti. L’esprit et la lettre de la constitution du général de Gaulle. La droite à quant à elle, tourné le dos au Gaullisme depuis bien trop longtemps.

Oui mesdames et messieurs, je suis écœuré et ce qui m'étonne le plus, c'est que d'autres, parmi mes amis politiques, ne se soient rendus compte de rien. Ce n'est pas moi qui est changé. Ce sont ceux là même qui continuent de se croire à droite, de se croire Gaulliste alors qu'ils glissent au Centre droit si ce n'est au Centre gauche. Je reste fidèle à la droite, la vraie, celle des valeurs nationales, de mon drapeau qui claque au vent, de la Patrie, à mes symboles, à mon grand-père de 14/18. Je reste fidèe à l'idée de la France issue des Rois, des Empereurs et des Républiques. A la la France une et indivisible que j'espère encore et toujours éternelle.

Platon disait en son temps: Par appétit de pouvoir, de gloire ou de richesse, ces gens voient plus d’avantages à sacrifier leur Liberté qu’à la défendre Une fois l’habitude établie, l’état de servitude ne se perçoit même plus. 

Gérard Brazon 

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Rapport Goasguen : le débat sur la bi-nationalité enterré


Calude GoasguenLe 22 juin, Claude Goasguen a remis un « projet de rapport » à la mission d’information sur le droit de la nationalité. Ses propositions au sujet de la renonciation à une deuxième nationalité ont fait scandale et ont été retirées. Il n’y aura pas de débat sur la bi-nationalité.

A l’origine, ce n’était pas une proposition de loi, ni un rapport, mais un simple « document de travail ». Claude Goasguen, député de Paris et rapporteur de la mission d’information parlementaire sur le droit de la nationalité en France a formulé des propositions au sujet de la bi-nationalité. Le quotidien Libération a dévoilé le 22 juin les grandes lignes de ce document en dénonçant la chasse aux idées du Front national. La même tentative de s’attaquer à la question de la bi-nationalité a été réalisée par la Fédération française de football. La publication par Médiapart du verbatim d’une réunion entre Laurent Blanc et les dirigeants de l’instance a stoppé toutes leurs velléités. 

Le 30 juillet 2010, Nicolas Sarkozy aborde la question de la déchéance de nationalité dans son discours de Grenoble. 
L’émergence de ce sujet dans le débat public conduit en octobre dernier à la création de la mission d’information sur le droit de la nationalité, présidée par le député-maire PS d’Evry Manuel Valls. La question rebondit au début du mois de juin quand Marine le Pen adresse un courrier aux 577 députés où elle prône l’interdiction de la double nationalité, « sujet de premier importance pour l'avenir de notre nation ». Les députés du collectif Droite populaire, incarnant la frange droite du parti majoritaire, reprennent ces idées lors des débats à propos du projet de loi sur l’immigration. Ils militent notamment contre « l'automaticité de l'acquisition de la nationalité pour les jeunes nés en France de parents étrangers ».

C’est dans ce cadre que son rapporteur, Claude Goasguen, a voulu se pencher sur la question de la bi-nationalité et a élaboré une note aux allures de futur rapport. Ses conclusions vont dans le sens d’une limitation stricte de l’accès à la double nationalité. Deux principales propositions apparaissent dans ce document : « exiger » des personnes nées en France de parents étrangers « qu'elles choisissent entre la nationalité française et leur(s) nationalité(s) étrangère(s) », lors de leur demande de naturalisation. Claude Goasguen préconise aussi dans le cas des mariages ou des naturalisations de « subordonner l'acquisition de la nationalité française à la renonciation expresse du déclarant ou du candidat à sa ou ses nationalité(s) étrangère(s). »

Révélées par Libération, ces deux propositions extraites du document n’ont pas tardé à susciter des réactions dans la classe politique. Au sein même du gouvernement, François Baroin, son porte-parole, a désavoué Claude Goasguen : « Le gouvernement est évidemment défavorable à cette proposition et je crois que M. Goasguen  lui-même est en recul aujourd'hui par rapport à cette contribution. » Eva Joly, candidate à la primaire d’Europe écologie – Les verts, elle-même franco-norvégienne, s’est indignée du caractère « scandaleusement populiste » des propositions. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a rejoint le cortège des indignés : « Quand on voit l'extraordinaire ridicule, et je pèse mon mot, de ce débat sur la bi-nationalité, qui est un reniement de la tradition française (...), on se rend compte d'abord qu'il y a un certain nombre de responsables politiques qui se foutent du monde, qui se foutent des Français, qui jouent sur les peurs et les divisions. » Le président de la mission d’information, Manuel Valls, a fustigé le projet de Claude Goasguen « mettant en cause des principes fondamentaux de la nationalité ». Il a tenu à précisé la responsabilité exclusive de son rapporteur : « Il n'y a pas eu de travail commun. C'est l'œuvre de Claude Goasguen et de lui seul. »

Claude Goasguen avait pourtant justifié ses intentions par une volonté de renforcer la nationalité, qui « doit être une adhésion à une nation et à ses valeurs ». Il avouait vouloir « renouer avec un roman national à bout de souffle ». A ses yeux, la « nationalité française est vidée de sa substance dans un contexte mondialisé ».

Devant l’unanimité des critiques, il n’a pas tardé à faire machine arrière. A peine un jour après avoir rendu ses travaux, il a tenté de limiter l’impact de ses propositions en réduisant son rapport à un simple « document de travail ». Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, a précisé que le document n’avait reçu aucun aval des parlementaires, et a critiqué sa «faisabilité ». Claude Goasguen a abandonné certaines de ses propositions, dont la « la renonciation expresse du déclarant » à sa nationalité d’origine pour les mariages et les naturalisations.

 La mission d’information sur l’accès à la nationalité a adopté et publié son rapport définitif le 23 juin, amputé des deux propositions controversées. La question de la bi-nationalité n’y est plus évoquée, sauf pour rendre obligatoire « l’indication des autres nationalités possédées lors de l’entrée dans la communauté nationale ». Le tollé a étouffé le débat.  Geoffroy Lejeune

Lire le rapport définitif de la mission d'information sur le droit de la nationalité :
 http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapport/r3180.asp

Lire le projet de rapport de Claude Goasguen

Photo © Patrick Iafrate

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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isabelle 05/07/2011 06:16



"l'indication des autres nationalités possédées lors de l'entrée dans la communauté nationale"...


Comment peut-on "entrer dans la communauté nationale "quand on a le cul entre deux chaises ?


Pour entrer dans une communauté nationale, il me semble qu'il faut en faire le choix, donc opter pour cette communauté, et rien qu'elle.


Comment nos zélites peuvent-elles s'aplaventrer de la sorte ? N'y en a-t-il pas un parmi eux qui va dire enfin : ça suffit de l'hypocrisie, parlons enfin un peu net ! ?


On ne me fera jamais croire que nous, Français de la base, voyions des choses qu'eux ne voient pas.


Bande de.



Vanpyperzele 04/07/2011 17:40



Merci mon Cher Gerard,on ne se connait pas,mais j'ai beaucoup d'estime pour vous et votre combat que j'approuve.



Gérard Brazon 04/07/2011 23:37



Je vous remercie. Bien à vous.



Vanpyperzele 04/07/2011 17:22



http://fouthese.com/2010/12/12/la-gauche-et-la-collaboration-sous-loccupation/



Gérard Brazon 04/07/2011 17:39



Excellent article que j'ai souvent developpé. J'en profite pour en remettre une couche à ces bobos pour demain à 12h. Bien à vous