Attractivité : Paris décroche

Publié le 6 Février 2013

Par Dominique Malecot 

En un an, la région parisienne est passée du sixième au dixième rang pour l'accueil des investissements étangers.

 

 InvestParis.jpg

Investissements Greenfields dans les 15 premières métropoles mondiales - DR

 Le chiffre fait mal. Il est tombé ce matin comme un couperet. La région parisienne n'a attiré que 108 investissements internationaux entre le quatrième trimestre 2011 et septembre 2012, ce qui la place au dixième rang des métropoles mondiales, alors qu'elle était encore sixième il y a un an. Certes, les auteurs de l'étude, KPMG et ses commanditaires, l'Association de grandes entreprises Paris Ile-de-France Capitale économique (PIDFCE) qui fait la promotion de la région parisienne à l'étranger, prennent des précautions. «Nous ne prenons en compte, en nous fondant sur la base de données du 'Financial Times', que des implantations nouvelles, réalisées ou suffisamment avancées pour avoir de bonnes probabilités de voir le jour, d'autres classements peuvent être différents», insiste Pierre Simon, le président de l'association.

De plus, toujours selon KPMG, ce type d'investissement a reculé de 12% dans le monde en 2012. Une baisse de même ampleur s'observe aussi en Amérique du Nord et en Asie, mais a atteint 16% en Europe de l'Ouest -qui concentre 22% des investissements. Le périmètre de l'étude a aussi évolué et porte désormais sur 25 métropoles, au lieu de 22 précédemment, pour tenir compte de l'émergence de villes comme Abu Dhabi.

 

Redistribution mondiale

Il n'en reste pas moins que la tendance est là. Entre 2008 et 2012, Paris n'a cessé de perdre du terrain par rapport à Londres (1er sur la période), Hong Kong, Shanghai, Sao Paulo et Moscou. Sur la seule année 2012, Londres, de très loin première avec 351 investissements internationaux, précède Hong Kong (239), Shanghai (233) et Sao Paulo (223). New York, Pékin, Moscou, Sydney et San Francisco suivent avec des scores de 146 à 140 projets, devant Paris, donc, nettement plus bas à 108.

Cette baisse des investissements internationaux peut s'expliquer en partie par l'incertitude qui a régné sur l'état de la zone euro ou encore sur la croissance chinoise, avance Jean-Luc Decornoy, président du directoire de KPMG. Pour la région parisienne, il s'agissait en plus «d'une année électorale», veut croise Pierre Simon. Pour autant, cet expert des investissements internationaux souligne que cette étude traduit aussi une redistribution mondiale. «Les investissements vont là où il y a de la croissance, là où il y a une stabilité politique, juridique et fiscale. Dans ce cadre, on ne peut que se réjouir des annonces de stabilité fiscale du gouvernement pour les années qui viennent», conclut Pierre Simon.

Ecrit par Dominique MALECOT 

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

Commenter cet article