Au-delà du mariage. De l’égalité des droits à la critique des normes...

Publié le 5 Avril 2013

Voici un extrait d'article pour peigneur de girafes, ou d'adepte de la tête à l'envers pour mieux marcher sur ses pattes...

Le début est comme tout cette littérature, chiant à à souhait au point où l'on se demande si notre grand mère maternelle n'est pas la machine à gaufre à moins que ce ne soit le grand père! Dans le rôle des enculeurs de mouches, la journée d'études organisée par l'IRIS à fait très fort.

Ils s'écoutent, se gratifient mutuelllement et touchent la subvention qui va avec. Quant au peuple qui manifeste: des homophobes sûrement, des résistaants conservateurs (quelle horreur). Entendez par là que la seule résistance qui vaille c'est "la résistance progressite". Les autres n'étant que des chiens de bourgeois attardés ou franchouillards.

Gérard Brazon sur une proposition de Danielle Moulins parfaitement effarée.

****Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

La mobilisation nécessaire en faveur du « mariage pour tous », pour résister au retour en force des résistances conservatrices à l’égalité des droits, ne doit pas faire oublier qu’il se joue autre chose dans les revendications autour du mariage et de la filiation : la critique des normes - soit non seulement la remise en cause de l’hétérosexisme, mais aussi, plus largement, de toute naturalisation de l’ordre social, en l’occurrence sexuel. 

Avec le vote de la loi, il devient possible de revenir sur le chemin parcouru, du Pacte civil de solidarité au « mariage pour tous », sans s’arrêter au seul exemple français, puisque cette histoire s’inscrit dans une évolution plus générale, en particulier en Europe, en Amérique du Nord et du Sud – qui est d’ailleurs d’actualité au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis.

Toutefois il est temps également de penser à nouveaux frais, soit de sortir du cadre des discussions imposées par la confrontation politique et par les projets juridiques, afin d’interroger les évidences qui organisent le lien conjugal et familial.

D’abord, l’ouverture du mariage nous invite à réfléchir sur ce qui le constitue : dans quelle mesure doit-il aujourd’hui être défini par la sexualité, à la fois obligatoire et exclusive, ou encore par la cohabitation, ou sinon par quel autre critère ? Les attaques homophobes contre la polygamie ne doivent pas davantage occulter une interrogation sur le polyamour : la conjugalité renvoie-t-elle nécessairement au couple ? Ou faut-il élargir la reconnaissance des liens sociaux, amoureux et affectifs, dans leur multiplicité et leur complexité ?

 

Ensuite, si l’accès au mariage ouvre bien l’accès à l’adoption,

l’articulation entre mariage et filiation s’impose-t-elle encore,

ou bien au contraire conviendrait-il de les découpler ?

Faut-il étendre la présomption de paternité aux couples de même sexe, ou bien au contraire y renoncer pour tous ?

En outre, l’adoption ne devrait-elle pas, à l’instar de l’Assistance Médicale à la Procréation, s’ouvrir aux couples non mariés, et à l’inverse, l’AMP aux demandes à titre individuel en se claquant sur l’adoption ?

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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