Autolib’ : le dernier joujou de Delanoë vire au fiasco

Publié le 4 Janvier 2012

Rédigé par didoulefou (24actu) le 03 janvier 2012.

FRANCE-TRANSPORT-AUTOLIB-PARIS

 

Entre désintérêt des Parisiens, critiques des professionnels, pannes en tous genres et actes de vandalisme, l’expérience Autolib’ est en train de tourner au fiasco. Un échec cinglant pour Bertrand Delanoë qui souhaitait faire de ce coup marketing la dernière oeuvre de ses mandats comme maire de Paris.

Le joli succès du Vélib’ avait donné des idées au maire de Paris, spécialisé depuis 2001 dans les opérations médiatiques (Paris plage, nuits blanches, vélib’) au détriment du travail de fond pour éviter la dérive vers le ghetto de riches et de bobos qu’est devenue la capitale.

Mais une même recette ne donne pas toujours les mêmes résultats, et Bertrand Delanoë peut se mordre les doigts aujourd’hui d’avoir lancé Autolib’ : le succès annoncé s’est transformé en chemin de croix pour un maire en fin de course qui pourrait voir son bilan se ternir avec ces voiturettes qui ne trouvent pas preneurs et aggravent l’engorgement des rues de Paris.

Autant le Vélib’ avait engendré un engouement immédiat de la part des Parisiens en offrant une solution de rechange agréable aux transports en commun, autant l’Autolib’ n’a aucune utilité ajoutée et ne se distingue que par les problèmes engendrés par les utilisateurs prisonniers de la circulation et condamnés à se garer à des bornes spécifiques… en espérant qu’il reste de la place (ce qui n’est pas gagné vu que le taux d’utilisation est très faible).

Tout ça sans parler des impondérables sous-estimées par la mairie de Paris. Un simple tour d’inspection suffit à identifier les vélos défaillants, mais comment juger qu’une voiture est en mauvais état ? Résultat : des pannes à répétition et des usagers piégés dans des poubelles roulantes.

En ajoutant à cela le vandalisme qui semble être un sport national dans les rues de Paris, et vous vous retrouvez avec une flotte d’Autolib’ en très mauvais état quelques semaines après leurs mises en circulation. Mais rassurons-nous, ce sont les contribuables parisiens qui paieront la note !

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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