Autriche : Conférence pour le renversement des démocraties et l’établissement du Califat en Europe et aux Etats-Unis

Publié le 29 Février 2012

 

 Après Amsterdam l’an dernier, le groupe suprématiste musulman Hizb ut-Tahrir va tranquillement se réunir aux portes de Vienne, dans l’indifférence des médias et du gouvernement. 


 

Un groupe fondamentaliste musulman organise une conférence sur la transformation de l’Autriche et d’autres pays européens en États islamiques.

La « Conférence 2012 sur le califat » aura lieu le 10 mars dans la ville autrichienne de Vösendorf, au sud de Vienne. Le thème principal de l’événement est : « Le califat : le modèle d’État du futur ». La conférence est organisée par le Hizb ut-Tahrir [Parti de la libération], un groupe extrémiste pan-islamique qui cherche à établir un État islamique mondial, ou califat, gouverné par la charia islamique.

Le Hizb ut-Tahrir est interdit dans de nombreux pays, y compris l’Allemagne, mais il est libre d’agir en Autriche. Il est viscéralement opposé au capitalisme et à la démocratie occidentale et cherche à étendre le futur califat à l’Europe et aux États-Unis. La video promotionnelle de la conférence (en allemand) affirme que « le califat islamique est le seul système social et politique à proposer les bonnes solutions aux problèmes politiques, sociaux et économiques de l’humanité. »

Une conférence similaire du Hizb ut-Tahrir, qui devait se tenir en Belgique le 4 mars, a été interdite. Le groupe a également organisé une Conférence sur le califat à Amsterdam en juillet 2011 ainsi qu’à Chicago en juin 2010. Selon les analystes, la nature ouverte de la conférence de Vienne indique que le Hizb ut-Tahrir cherche à recruter de nouveaux membres parmi les musulmans européens.

Selon Steven Emerson, une autorité de premier plan sur les réseaux islamistes extrémistes, le Hizb ut-Tahrir émule le processus en trois étapes suivi par les musulmans qui ont instauré le premier califat islamique après la mort de Mahomet, le prophète de l’islam, en l’an 632.

Au cours de la première étape, le Hizb ut-Tahrir bâtit un parti en formant un noyau de partisans voué au recrutement et à la propagande. Dans la deuxième étape (dans laquelle le Hizb ut-Tahrir vient d’entrer en Europe et aux Etats-Unis), le groupe éduque les musulmans pour recruter un plus grand nombre de membres pour soutenir sa révolution. Après avoir gagné des adeptes, le Hizb ut Tahrir passe à la troisième étape : l’instauration d’un gouvernement islamique régi par la charia.

Alors qu’ils travaillent à islamiser l’Occident de l’intérieur, les musulmans insistent en même temps que les Occidentaux ne critiquent pas leurs actions. L’Organization de la coopération islamique (OCI), un groupe de 57 pays musulmans qui se présente comme la voix collective du monde musulman, a parrainé un symposium anti-islamophobie à Bruxelles le 15 et 16 février 2012.

Cet atelier de travail, le premier dans son genre, avait pour thème « Le dénigrement de l’islam et des musulmans dans les médias ». Il visait à « mettre en place des mécanismes d’information pour combattre les campagnes de dénigrement de l’islam dans les médias ». Cet atelier fait partie du « Processus d’Istanbul », une initiative agressive des pays musulmans en vue de pénaliser la critique de l’islam en droit international.

Le but explicite du Processus d’Istanbul est d’enchasser dans le droit international une interdiction mondiale de tout examen critique de l’islam et de la charia islamique. Basée en Arabie saoudite, l’OCI exerce depuis longtemps des pressions sur l’Union européenne et les États-Unis afin qu’ils imposent des limites à la liberté d’expression et à la critique de l’islam.

L’OCI a maintenant redoublé d’efforts et mène une vigoureuse offensive diplomatique pour convaincre les démocraties occidentales de mettre en œuvre la Résolution 16/18 du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU qui appelle tous les pays à lutter contre «l’intolérance [religieuse], les stéréotypes négatifs et la stigmatisation … de la religion et des croyances ». (Voir ici et ici pour une analyse de l’offensive de l’OCI contre la liberté d’expression)

La résolution 16/18, adoptée par le Conseil des droits de l’Homme siégeant à Genève en mars 2011, est largement considérée comme une étape importante dans les efforts de l’OCI pour faire progresser en droit international la notion juridique de diffamation de l’islam.

La résolution du Conseil des droits de l’homme, tout comme la Résolution 66/167 discrètement approuvée le 19 décembre 2011 par les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU, demeure cependant inefficace faute d’un appui solide en Occident.

L’OCI a donc remproté une manche diplomatique lorsque l’administration Obama a accepté d’accueillir la Conférence du Processus d’Istanbul à Washington, DC du 12 au 14 décembre 2011. Ce faisant, les États-Unis ont donné à l’OCI la légitimité politique qu’elle recherchait pour conférer une portée mondiale à son initiative visant à interdire la critique de l’islam.

Suivant l’exemple de l’administration Obama, l’Union européenne veut maintenant accueillir la prochaine conférence du Processus d’Istanbul. Jusqu’à présent, l’UE était restée à l’écart de l’initiative de l’OCI. Mais Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire général de l’OCI, affirme que la récente proposition de l’UE d’accueillir la conférence représente « un changement qualitatif dans la lutte contre l’islamophobie», selon l’Agence internationale de nouvelles islamique (IINA), l’organe officiel de nouvelles et de propagande de l’OCI.

Selon l’IINA, « l’islamophobie est un phénomène généralisé en Occident mais il est en augmentation dans les pays européens en particulier, d’une manière différente des USA, qui avaient contribué à la rédaction de la résolution 16/18. La nouvelle position de l’Europe marque le début d’un changement par rapport aux réserves qu’elle a manifestées dans les années passées face aux efforts menés par l’OCI au Conseil des droits de l’Homme et à l’Assemblée générale des Nations Unies pour contrer la « diffamation des religions ».

Le rapport de l’IINA ajoute : «Des fonctionnaires de la direction des Affaires culturelles de l’OCI ont déclaré que la proposition de l’Union européenne d’accueillir la troisième réunion (la 1e s’est déroulée à Istanbul en juillet et la 2e à Washington, DC en décembre dernier) est considérée comme une nouvelle avenue prometteuse permettant de résoudre ce problème. La tenue de la réunion en Europe, qui est plus touchée par l’islamophobie et l’hostilité envers l’islam, donnera un momentum supplémentaire au ‘Processus d’Istanbul’. »

Selon l’OCI, l’atelier de lutte contre l’islamophobie tenu en février revêtait une « importance particulière » car il est intervenu à peine quelques semaines avant la réunion du Conseil des droits de l’Homme à Genève du 27 février au 23 mars, au cours de laquelle la résolution 16/18 sera soumise à un second vote.

En septembre 2011, un organe de l’OCI, l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (IESCO), a organisé un séminare à Bruxelles sur « la manière d’approcher le problème de l’image stéréotypée de l’islam dans les programmes de télévision européens. » Le séminaire avait pour but d’aider les journalistes européens à « identifier les caractéristiques des stéréotypes sur l’islam dans les programmes de télévision européens, souligner le danger de la diffamation des religions, et clarifier la distinction entre la liberté d’expression et le droit à la différence culturelle, l’attachement à l’identité culturelle islamique et la lutte contre le racisme et la haine. »

Dans son dernier livre intitulé «L’Europe, la mondialisation, et la venue du califat universel », Bat Ye’or, une éminente spécialiste de l’islam en Occident, écrit que l’OCI est essentiellement un « aspirant califat universel » qui exerce une influence significative à travers l’Union européenne, l’ONU et d’autres organisations internationales.

Ye’or décrit un manuel de stratégie de l’OCI, «Stratégie de l’Action culturelle islamique en Occident», dans lequel l’OCI affirme que « les communautés d’immigrants musulmans en Europe font partie de la nation islamique. » Le document recommande « une série de mesures pour empêcher l’intégration et l’assimilation des musulmans dans la culture européenne. »

Selon Ye’or, « Le califat est vivant et en pleine croissance au sein de l’Europe … Il a progressé grâce au déni des dangers et à l’embrouillement de l’histoire. Il a avancé sur des tapis dans les couloirs dorés du dialogue, le réseau des Alliances et des partenariats, sur la corruption de ses dirigeants, intellectuels et ONG, particulièrement à l’ONU. »

Soeren Kern est membre du directoire pour les relations transatlantiques du Grupo de Estudios Estratégicos (Centre d’Etudes Stratégiques ), à Madrid.

Source : Stonegate Institute. Traduction par Poste de veille
La vidéo annonçant leur conférence, riche en effets spéciaux mais avec un message ultra-simple : Le califat islamique est le remède à toute misère et injustice sur la planète. (Quand on regarde les pays islamiques, dire que cela reste à prouver est sans doute l’euphémisme de l’année.
http://www.youtube.com/v/9TP_HYVuVXg?version=3&hl=en_US

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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