Avec le Forum national des droites, rendons la parole au pays réel

Publié le 6 Mars 2013

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Par Paul-Marie Coûteaux et Karim Ouchikh de SIEL

Au fil de récents sondages, aux résultats forts instructifs, le pays réel donne de plus en plus de la voix. Selon l’enquête IPSOS-CEVIPOF diffusée fin janvier dernier, trois Français sur cinq voient dans la mondialisation « une menace pour la France », qui oblige notre pays à « se protéger davantage du monde d’aujourd’hui ». Vis à vis de l’Union européenne, deux sur trois souhaitent «renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe ». Dans le même ordre d’idée, un sondage réalisé le 18 février dernier par l’IFOP pour la Croix, révèle que 71 % des Français s’estiment être au cœur de la crise économique.

Au plan intérieur, cette réalité anxiogène, - qui illustre l’existence d’une insécurité sociale et culturelle persistante dans l’esprit de nos compatriotes - renforce une demande d’autorité grandissante : pour 86 % des sondés, sans écarts significatifs entre gauche et droite, jeunes et vieux, « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée » et 87 % d’entre eux sont d’accord pour affirmer que l’« on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » (sondage IPSOS). Sur toutes ces questions, mais aussi sur celle liée au poids excessif de l’islam en France, le sondage IPSOS révèle une très forte proximité idéologique des sympathisants de l’UMP et de ceux du Front National.

Alors que Bruxelles s’apprête à réclamer de nouvelles mesures de rigueur à Paris, l’image des institutions européennes auprès des Français n’a jamais été aussi mauvaise, selon une enquête BVA publiée le 22 février : en octobre 2003, 61 % de nos compatriotes considéraient la construction européenne comme une source d’espoir ; près de dix ans plus tard, ils ne sont plus que 38 %. Depuis un an, en octobre 2011, ce taux a donc chuté de douze points ! C’est sans doute cette Europe devenue folle, qui condamne les peuples européens au chômage de masse - la zone euro compte désormais 19 millions de chômeurs, soit 11,9 % de sa population active - que les électeurs italiens ont condamné sans détours dans les urnes, lors du scrutin législatif du 22 février dernier, en accordant massivement leurs suffrages aux forces politiques patriotes, dont celle de Beppe Grillo - le mouvement Cinq Etoiles- qui a réalisé une percée électorale en devenant le premier parti à la Chambre des députés avec 25,5 % de voix.

Pas plus que l’Italie, la France ne saurait échapper aux tendances lourdes qui confirment, partout en Europe, le délitement des systèmes politiques traditionnels dominés par des élites conformistes, aujourd’hui totalement dépassées.

Confrontée aux difficiles réalités de la pratique gouvernementale, la gauche au pouvoir dissimule de moins en moins l’ampleur de ses échecs et de ses reniements quotidiens ; minée par les querelles de personnes, qui cachent autant d’hésitations idéologiques, la droite parlementaire se cherche encore un destin dans les cœurs de nos compatriotes. Tout compte fait, la France reste assurément la grande oubliée de ces jeux politiciens stériles dont le caractère artificiel échappe de moins en moins à la lucidité de nos compatriotes : au fond, chacun constate que la gauche et la droite institutionnelles communient largement aux mêmes pentes libertaires et mercantiles, en étant également convaincues, dans un commun dessein mondialiste, que notre pays est définitivement sorti de l’Histoire. Effet d’aubaine aidant, la crise économique et politique actuelle sert de prétexte commode aux partisans d’un horizon politique post-national pour accélérer l’intégration à marche forcée des Etats européens au sein d’une Union dont la logique totalitaire s’impose toujours davantage aux peuples de notre continent.

Devant pareils défis, l’heure de la mobilisation des patriotes français a sonné et celle-ci requiert en vérité, contre les forces stipendiées, que toutes les énergies soient au rendez-vous du redressement national : alors qu’il semble s’être évaporé à gauche, le sentiment patriotique reste toujours vivace à droite, ouvrant de ce côté-ci de l’échiquier politique français des perspectives nouvelles, à bien des égards prometteuses. Depuis sa fondation le 24 mars 2012, le SIEL occupe une place singulière parmi les forces qui composent la droite patriote : cultivant depuis toujours une volonté, éprouvée par le combat électoral, de placer le logiciel souverainiste au cœur du débat politique français, le SIEL a fait le choix d’associer son combat à celui mené par Marine Le Pen, au sein du Rassemblement Bleu Marine, tant il est vrai que la présidente du Front National incarne la relève politique authentique que les Français attendent depuis longtemps. Sur ce dernier point, tous les sondages le confirment : deuxième femme politique préférée des Français, (sondage JDD/IFOP, publié le 3 mars 2013), Marine Le Pen est en mesure de « rassembler au-delà de son camp » pour 53 % de nos compatriotes (Sondage TNS Sofres), ce qu’elle n’a pas manqué de confirmer en se déclarant ouverte, en vue des municipales de 2014, « à des accords locaux, avec tous les patriotes sincères…» (entretien pour le Figaro du 1er mars 2013).

Situé au carrefour des forces patriotes qui se reconnaissent dans la personne de Marine Le Pen, en attendant celles qui viendront tôt ou tard la rejoindre, le SIEL entend jeter les bases d’une synthèse nationale, - regroupant les forces du Rassemblement Bleu Marine et les patriotes dispersés parmi les formations politiques de la droite parlementaire, à l’UMP, comme ailleurs, en se proposant tout à la fois d’élaborer un programme commun de redressement national et de mettre en place une stratégie électorale de reconquête.

Tel est le sens de la démarche politique qu’il convient d’attribuer au Forum National des Droites que le SIEL organise à Dourdan (91), les 12, 13 et 14 avril 2013, et dont l’intitulé illustre à lui seul l’ambition d’une manifestation politique qui, à douze mois des élections municipales, s’annonce marquante à bien des égards : affirmer nos valeurs communes pour réussir la reconquête culturelle et politique. Par-delà les rangs de ses militants et de ses sympathisants, le SIEL appelle tous les Français attachés à la préservation et au rayonnement de la civilisation française à participer en nombre à cette grande manifestation qui posera les jalons d’une offre politique nouvelle, prélude à la reconquête des esprits et des cœurs de nos compatriotes.

Paul-Marie Coûteaux   et   Karim Ouchikh

Président-fondateur et Président exécutif du SIEL (Souveraineté, Indépendance Et Libertés)

Administrateurs du RBM

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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lombard 08/03/2013 17:24


bonjour


ils attendent que nous descendions dans la rue afin de découvrir les forces vives du mouvement, les français etant assez laches ...je comprends qu ils se méfient!!

YVES IMBERT 06/03/2013 11:46


J'ai plus confiance dans Christian Vaneste qu'en Marine qui se laisse embobiner par Philippot and Co qui seraient bien plus en harmonie avec les traitres du PS

Claude Germain V 06/03/2013 09:09


PAR ZEUS !!!! qu'attendent tous ces chenapans pour se reunir avec les bleu-blanc-rouge ,le FN etc...etc.... et bien d'autres qui n'attendent que cela , meme des ras-le-bol de
l'UMPS prets a venir discuter , De villiier , peut etre Dupont Aignans ??? une majorité de Français prets a voter VRAIMENT A DROITE .... et non les parjures mondialistes de l'UMPS-COCO ....