Avis de tempête sur le bateau France - Par Marc Le Stahler

Publié le 19 Août 2014

L'équipe d'idéologues incompétents qui conduit la France depuis plus de 2 ans aurait de sérieuses raisons de s'alarmer d'une rentrée qui risque d'être celle de tous les dangers.

Par Marc Le Stahler 

 

On chercherait en effet vainement un ancrage solide sur lequel Hollande et sa clique pourraient s'appuyer afin de redresser une situation qui globalement leur échappe et qui n'est pas loin désormais de devenir incontrôlable.

Les 18 millions d'électeurs responsables de cette catastrophe annoncée porteront une lourde responsabilité face à l'histoire.

Qu'il s'agisse de la situation économique, de la sécurité intérieure, de la prolifération des foyers de crises internationales, de la menace épidémique, tout se combine pour porter la pression politique, économique et sociale à un niveau proche de l'explosion.

 

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La rentrée sera dure, même si l'été fut mou...

 

L'ECONOMIE EN PANNE SECHE


Il est désormais incontestable, y compris pour une bonne partie de ceux qui se disent encore socialistes, qu'Hollande n'avait en 2012 aucun projet, aucun plan, aucune stratégie. Un seul objectif, quasi frénétique : "virer Sarkozy", déclaré seul responsable de tous les malheurs de la France (une France "abîmée",  disait tristement l'alcoolique lilloise -).

 

Une fois sorti le président sortant, tout allait magiquement rentrer dans l'ordre : l'Union Européenne, Merkel en tête, allait plier devant l'autorité et les exigences du bon président Hollande (*) ; les riches, les banques, les entreprises, désignés comme ennemis du peuple, allaient être mis au pas et faire en choeur allégeance au Sauveur de la France. Et puis surtout, - on ne se lassera pas de le rappeler -, ses compétences économiques se limitant à quelques vagues résurgences keynésiennes -, le président élu spéculait sur une reprise économique internationale pour tirer la France du guépier, à l'instar de ce dont avait bénéficié Jospin 10 ans plus tôt. Hélas, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve...

Pour bien afficher ses certitudes, Hollande se permettait même, méprisant superbement les contraintes budgétaires, d'annoncer (excusez du peu) le recrutement de 60000 nouveaux fonctionnaires pour un mammouth qu'il eût plutôt fallu dégraisser pour le remettre en route...

Pour financer tout ce fatras, un seul moyen, l'impôt ! Une pression fiscale exacerbée, annoncée sur les hauts revenus mais frappant comme prévu les classes moyennes et même les plus défavorisées. Pas d'économie, mais des taxes, des taxes et encore des taxes ! La vieille recette recuite, perverse et stupide des socialistes, servie à chaque alternance depuis plus d'un siècle. Mais qui ne leur a pourtant pas permis de comprendre la première règle qu'on enseigne en finances publiques : "trop d'impôt tue l'impôt". On y est aujourd'hui, puisque, malgré un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés du monde, les recettes fiscales 2013 ont été, selon la Cour des Comptes, de 15 milliards inférieures aux prévisions ! 

La croissance est en panne, elle aussi : le "retournement de tendance" annoncé régulièrement par la Pythie de l'Elysée n'est pas pour demain ! C'est la stagnation sur le premier semestre et on commence sérieusement à se demander à Bercy si le second semestre ne sera pas pire que le premier, c'est tout dire ! 

Bien évidemment, le cocktail explosif "pression fiscale accrue, augmentation de la dette publique, absence de réformes de structure, croissance nulle" est de nature à faire exploser mécaniquement le taux de chômage (au-dessus de 10 % de la population active - à comparer aux 6% des USA et aux 5 % de l'Allemagne -) ainsi que la durée moyenne du chômage, qui vient de franchir les 14 mois.

De fin 2012 à juin 2014, le nombre de chômeurs toutes catégories confondues est passé de 5,2 à 5,7 millions. 500 000 demandeurs d'emploi supplémentaires en 18 mois, ce sont donc un peu moins de 28 000 par mois.

Retenons un chiffre simple, 1000 personnes sont envoyées au chômage chaque jour depuis l'élection de Hollande

Quant au commerce extérieur, il est encore déficitaire de 17,2 milliards d'euros au 1er semestre 2014. Dont 6,9 milliards imputables à notre balance commerciale avec l'Allemagne, qui affiche, quant à elle, un excédent de 84 milliards sur les 5 premiers mois de l'année. 
Mais il parait qu'il n'est pas politiquement correct de comparer la France (au modèle social "avancé") à l'Allemagne (pays libéral capitaliste et donc oppresseur).

Aujourd'hui, après avoir tout tenté, y compris avec Merkel, intraitable, et les patrons français narquois, il ne reste plus à l'équipe de bras cassés au pouvoir que la seule politique qui vaille : gérer correctement l'Etat en réduisant les déficits (encore au moins 4 % en 2014) et en commençant enfin à rembourser la dette publique accumulée depuis 40 ans (2 000 milliards d'euros, soit près d'un an de PIB)...

On rappelera à ce sujet avec un peu de nostalgie que le dernier budget présenté en équilibre fut celui de 1974, sous le gouvernement Messmer / Pompidou ! 

Mais là, rien de va plus ! L'aile gauche (la plus irresponsable, donc) de la majorité refuse ce qu'elle appelle une "politique de droite". Dépenser moins et mieux, pour les idéologues néo-marxistes, ce n'est pas de la saine gestion, c'est de l'"austérité". 

Et l'austérité, c'est un casus belli ! Duflot, qui a réussi toute seule à mettre à terre le secteur immobilier en multipliant supidement contrôles et réglements de toutes sortes, se prépare à sortir un "brûlot" (dont tout le monde se fichera sans doute) dénonçant les "dérives droitières" du gouvernement Ayrault. Si l'ouvrage, titré avec simplicité "De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion" est aussi imposant que ce qui lui sert à s'asseoir, les acheteurs en auront pour leur argent. Que les lectrices me pardonnent cette petite dérive sexiste...

 

UN CLIMAT INTERNATIONAL DELETERE

 

La guerre en Ukraine a critallisé l'état de guerre froide entre la Russie et l'Union Européenne, qui vient d'être frappée, en représailles des "sanctions" prises à l'encontre de la Russie, par un embargo sur les productions agricoles européennes. 

La Russie, absorbant 10 % des productions agro-alimentaires de l'UE, c'est une crise de surproduction qui va frapper l'Union, et singulièrement les producteurs de fruits et légumes français. Avec tous les effets induits prévisibles sur les prix (pression à la baisse, qui sera sans doute compensée par l'Etat, c'est à dire par l'impôt). Cerise sur un gâteau déja bien triste, attendons nous à un "impôt-embargo" (qui sera présenté comme un "impôt patriote") dans les prochains mois...

 

LA RESURGENCE DU CALIFAT

 

Les avancées stratégiques de l'EIIL, sa sauvagerie et ses succès militaires (pour l'instant provisoirement ralentis par les frappes américaines) ont été abondamment traités sur ce site et ceux de nos confrères. On se limitera donc à évoquer ici un point qui est passé inaperçu et qui nous semble particulièrement inquiétant à très court terme pour la France.

Il s'agit de l'écho favorable suscité dans les "quartiers", comme on dit pudiquement, par ce nouvel "Etat Islamique" et l'expansion sauvage de l'Islam dit "radical".

Un sondage édifiant d'ICM Research vient d'être évoqué à ce sujet sur le siteNouvelles de France, mesurant le taux de la population favorable à l'EIIL. 

Ce taux serait de 15 % en France, contre 7 % en Grande Bretagne et 2 % en Allemagne

Pire encore, ce taux moyen (tous âges confondus) serait en France de 27 % pour les moins de 24 ans, ce qui est proprement hallucinant.

Plus d'un jeune sur quatre serait donc séduit par un régime islamique violent, cruel et primitif.

Si quelqu'un avait encore des doutes sur l'échec de notre politique d'intégration, ce seul sondage serait de nature à les dissiper de toute urgence.

Dans la guerre qui fait rage et qui s'étend, nul doute que les banlieues des grandes villes françaises constituent désormais un terrain de choix pour l'ouverture de nouveaux fronts de l'EIIL. Armés (et pas seulement d'armes blanches), financés (par la drogue, l'Arabie Saoudite, le Qatar et consorts...), naturellement agressifs et violents, fanatisés par les Imams et haineux envers la France, les "jeunes issus de l'immigration, chance pour la France" risquent bien de se transformer sous peu en criminels sanguinaires et incontrôlables.

Personne ne sait quand, où et comment se produira l'étincelle qui allumera la mèche. Mais il est à craindre que le point de non-retour soit désormais atteint. Lire à ce sujet l'article paru sur le site kabyle.com et signalé par notre ami Jean G.

http://www.kabyle.com/revue-de-presse/lislam-envahit-tous-espaces-publics-france-23506

Le temps se gâte, le bateau France fonce à grande vitesse et sans cap précis, sans capitaine, avec un équipage incompétent et des passagers en conflit ouvert dont la partie armée (et la plus dangereuse) obéit déjà à une force extérieure... 

Il est grand temps de se réveiller, de reprendre les commandes, de choisir un cap, et de rétablir l'ordre à bord. 

A tout prix.

 

Marc Le Stahler    


(*) Il n'est pas inutile de rappeler que toutes les mesures économiques de sauvegarde prises par le président sortant furent annulées par Hollande, pour être d'ailleurs partiellement reprises sous d'autres formes ensuite.  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Fascisme-socialiste français

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Pivoine 23/08/2014 19:40


Les 18 millions d'électeurs responsables de cette catastrophe annoncée porteront une lourde
responsabilité face à l'histoire.


 


Très bien dit ! Si, en d'autres temps, les habitants d'un pays n'étaient pas responsables de la situation économique, comme des guerres, d'invasions ou d'agressions, qu'ils subissaient, par la
folie de leurs dirigeants, aujourd'hui (depuis des décennies), c'est une autre histoire...