Aymeric Caron, ou la mélenchonisation des esprits… Par Silvio Molenaar.

Publié le 5 Novembre 2013

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Le camarade commissaire du peuple Aymeric Caron, préposé à la gestion de la déviance intellectuelle chez Ruquier, nous a gratifié le 26 octobre dernier dans « On n’est pas couché » d’un cours magistral à charge contre Alain Finkielkraut et son ouvrage L’identité malheureuse, apportant au passage la preuve d’une galopante « mélenchonisation » des gauches esprits.

N’ayant lu, de son propre aveu, la moindre des lignes de l’ouvrage pour mieux ne lire qu’entre elles, notre fulminant moraliste télévisuel entendait ainsi débusquer une occulte et malsaine alliance entre ce philosophe enfant de déportés et une famille politique (FN) supposée héritière de ceux qui, jadis, déportèrent. Notre philosophe grappilla ainsi comme il le put les miettes de temps de réponse séparant de caronesques et rageuses salves interruptives. Il eût été mieux inspiré de suivre l’exemple d’une Danielle Mitterrand, laquelle se contenta en son temps de quelque laconique formule chargée d’un tel mépris qu’elle calma sur le champ l’ardeur verbale d’un Zemmour prônant alors en lieu et place de Caron.

Notre philosophe, pas roublard pour un sou — comment le pourrait-il, habité par cette noblesse intellectuelle exposant à tous les coups —, subit donc monologue et invectives qui me lassèrent assez vite et m’incitèrent à me replonger dans la lecture du très instructif roman L’Aveu. Que nous recommandons par ailleurs vivement au procureur d’opérette Caron, puisqu’il pourrait lui apporter un salutaire éclairage sur ses propres méthodes inquisitoriales. Faut-il singulièrement être à l’ouest dans sa tête pour envisager une collusion spirituelle entre un penseur fils et petit-fils de déportés et un hypothétique national-socialisme à la française… Époque dangereuse — je le concède à Caron — que la nôtre : celle du retour en force de tondeurs de la 25e heure, espèce que l’on supposait pourtant éteinte depuis 1945…

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Gérard Brazon interview3 Nous vivons depuis des dizaine d'années sur une épouvantable escroquerie intellectuelle et culturelle concernant les responsabilités des partis politique de gauche avant la guerre. Nous vivons une dictature à travers une relecture de l'Histoire pour faire oublier après guerre, les responsabilités de la gauche et surtout la collaboration des communsites jusqu'en juin 1941. Il faut que cela cesse enfin.

Il faut rappeler en permanence et tous les jours que les racines du mal communiste, fasciste et national-socialiste sont issu du socialisme. (Lénine, Mussolini, Staline et Hitler se sont revendiqués socialistes). Il faudra bien un moment ou un autre, que les français, les intellectuels, les philosophes, les sociologues commencent à comprendre qu'ils se trompent volontairement ou non, et que la droite d'avant guerre et celle d'aujourd'hui (y compris le FN né en 1972) n'ont pas l'essentiel des responsabilités de la débacle, de la collaboration et des déportations. 

René Bousquet, Pierre Laval (tous deux Radicaux-Socialistes) et la plupart des députés du Front populaire ont voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Sans compter la Francisque de Mitterrand et du père de Giscard d'Estaing.

Gérard Brazon

Lire ou relire ce numéro spécial d'Historia de 1975 qui ne pourrait plus aujourd'hui, se permettre d'écrire et décrire les responsabilités de chacun. Il est vrai que le FN n'avait que trois d'âge.

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Rédigé par Gérard Brazon

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mika 05/11/2013 16:47


Caron face à Finkielkraut à ONPC


 


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